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Rodolphe Alexandre vante l’Europe

S. M. Samedi 30 mars 2019
Rodolphe Alexandre vante l’Europe
Rodolphe Alexandre a rappelé l'importance des fonds européens pour la Guyane - Samir Mathieu

Lors d’un point-presse tenu jeudi matin, le président de la Collectivité territoriale s’est une nouvelle fois positionné en faveur de l’Europe. À quelques semaines des élections, il en appelle aux électeurs et rappelle les enjeux pour les années à venir.

À quelques semaines des élections européennes, le président de la Collectivité territoriale (CTG), Rodolphe Alexandre, a souhaité faire un point sur les financements européens depuis 2014. Dans la veine de son discours devant les jeunes du lycée agricole de Matiti, à Kourou, en février, il a rappelé l’importance de l’Europe et le poids des aides européennes : « Depuis 2014, ce sont plus de 260 millions d’euros qui ont été versées par l’Union européenne à la Guyane. »

L’occasion pour le président de dresser un bilan de cette période 2014-2020 qui va bientôt s’achever, et alors que des négociations ont eu lieu et reprendront après les élections. Certains dossiers sont donc en attente avec la chambre et seront validés en ce qui concerne les nouveaux députés lors des élections.

262 millions d’euros distribués

Pour distribuer ces aides, plusieurs dispositifs existent. Tout d’abord le Feder-FSE (183 millions d’euros) pour 211 bénéficiaires dans les domaines de la recherche, de l’innovation, de l’économie, de la biodiversité et du numérique. Il y a eu 978 bénéficiaires du Feader, dans l’agriculture, le bois et les équipements publics ruraux soit 52 millions d’euros. Douze millions d’euros ont été dépensés dans le domaine de la coopération transfrontalière transnationale. Puis 15 millions d’euros ont été versés à 101 personnes dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture.

Le président Rodolphe Alexandre a donc rappelé que « l’Europe, c’est 70 % de tous les financements de projets en Guyane ». Il s’est montré inquiet de savoir « si ces taux allaient rester les mêmes à l’avenir », alors que la Guyane est en récession de 2 points par rapport à 2016 et de 9 points par rapport à 2014. Le président de la CTG est inquiet sur la question du cofinancement alors que l’Europe pourrait vouloir revenir dessus.

« Ils veulent revenir là dessus pour l’agriculture, pour la route, pour la pêche... Pire ! Sur les opérations qui sont programmées, ils nous donnent deux ans pour le réaliser contre trois auparavant. Ensuite, ils semblent sous-estimer la capacité financière accordée à mon équipe technique au niveau du pôle européen alors qu’à l’époque, l’État a bénéficié à 100 % des financements pour son pôle européen. Enfin la commission remet en cause le Posei agricole en demandant une définition précise du statut d’agriculteur ».

S. M.

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3 commentaires

Vos commentaires

alfredo 03.04.2019
Donc ce sera plus de 70% d'abstentions aux européennes

Ce ratio de 70% s'il ne remet pas en cause l'intervention de l'Europe en Guyane, dévoile tout de même l'incurie de l'exécutif de la CTG, dont la part particulièrement réduite depuis l'actuel président, dans l'aménagement du territoire. Quand on n'a pas de projet, pas de dessein sinon utiliser les fonds publics pour être élu ou réélu, effectivement c'est toute la dimension structurante qui recule: route, santé publique,formation professionnelle, éducation, comme dans ces républiques bananieres, où on s'accroche au pouvoir jusqu'au déluge....mais la Guyane a mûri, prenez garde.

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dtc97300 03.04.2019

La Guyane a mûri ? Que vous êtes drôle.

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alfredo 03.04.2019
Bastion conservateur, n'est pas caractère de tout un peuple

Bien sûr , on peut se tenir les cheveux face à des postures collectives décevantes...ou comme l'Etat, distiller quelques actes rassurants pour une population bien décrite comme sentimentaliste dans les couloirs institutionnels. Les faits chiffrés montrent simplement que l'institution régionale a nettement reculé dans sa contribution au programme de développement comparativement aux années post-Mitterrand.Le nouvel exécutif régional, dans sa faillite que les chiffres attestent( production locale en chute et importation en explosion ) , a simplement bénéficié du légalisme républicain compréhensible de la population, contrat social aujourd'hui entaché des indicateurs sociaux les plus mauvais de la République. Le bon sens à lui seul modifié profondément l'opinion, et sera source de changement au moins dans sa représentativité. C'est tout ce qu'il fallait signaler

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