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Outre-mer : cinq projets guyanais

Jeudi 04 avril 2019
Outre-mer : cinq projets guyanais
La responsable de l'Akatij. - FXG

Vingt-huit porteurs de projets, une douzaine de fondations d’entreprises et l’ensemble des financeurs — Caisse des dépôts et consignations, Banque publique d’investissement, Agence française de développement — sont venus dialoguer et échanger la semaine dernière à la Maison des métallos à Paris, comme cela s’était déjà produit en juin 2018 lors de la restitution du livre bleu Outre-mer. Parmi eux, cinq sont Guyanais.

La semaine dernière, à la Maison des métallos à Paris, à l’occasion de l’acte 2 des projets Outre-mer dans le cadre du livre bleu, certains sont venus expliquer que leur projet nécessite un accompagnement financier. D’autres pour rechercher une fondation d’entreprise qui les accompagne dans le temps. « C’est avant tout ce que recherchent ces fondations, explique Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, mais l’important est de créer ce vivier de projets qui peut être à la fois soutenu par les collectivités, l’État, voire nos partenaires financiers. Tous ces projets méritent de voir le jour ou de se développer. » Cette dynamique de projet enclenchée lors des assises de L’Outre-mer avec l’équipe projet ultramarin est amenée à se poursuivre. Les porteurs de projets qui étaient à Paris vendredi attendent désormais les retours payant de ce speed dating.

Akatij

Estelle Janneau, d’Akatij, défend la mise en place d’un projet d’hébergement dans le soin, addictologie et santé mentale. « C’est un toit d’abord, explique-t-elle, car la première chose qu’il faut pour se soigner, c’est d’abord avoir un toit sur la tête. » Elle attend des représentants des fondations qu’elle est venue rencontrer pour qu’ils puissent par exemple compléter les financements qui existent déjà. « Nous avons déjà des appartements. On expérimente déjà, donc c’est pour compléter notre projet. » Dans son collimateur, la fondation Sanofi qui intervient dans le domaine de la santé, la fondation Orange parce qu’elle intervient dans l’égalité des chances... « Ça pourrait permettre aux femmes qui sont dans la rue d’être hébergées. Car les femmes ont un handicap supplémentaire quand elles sont dans la rue... »

SLM TV

L’incubateur audiovisuel pour une télé de proximité à Saint-Laurent est le projet défendu par Didier Urbain. « C’est un centre de formation couplé à un média de proximité qui sera la future télévision dans l’Ouest guyanais parce que cette région est complètement sous-médiatisée. On n’en parle que rarement et souvent on en parle mal ! » À l’origine de ce projet, Léon Bertrand qui confie à Didier Urbain qu’il rêve d’une télévision locale. « Avec les outils numériques, tout est devenu moins cher, plus petit et facile à utiliser, explique Didier Urbain. La municipalité dit banco et comme la ville de Saint-Laurent est ville pilote sur un programme européen d’investissement territorial intégré (fibre optique et carbets numériques), elle soutient ce projet de télé de proximité qui s’appelle SLM TV. « Je m’intéresse aux fondations de France TV, Suez, Orange, EDF... Je n’ai pas besoin de beaucoup d’argent, 50 000 euros. » C’est peu car SLM TV n’entend pas être une télé commerciale privée, mais une télévision de service public, cofinancée avec par la communauté de communes de l’ouest guyanais, la ville, l’Office national des forêts, des établissements publics comme ceux qui aménagent le territoire... « Ce n’est pas une télé qui va vivre de la publicité mais elle va faire vivre le pays ! » Participative et citoyenne, elle veut associer la population au développement urbain de la ville, aux grandes décisions... Son premier partenaire est le pôle Outre-mer de France TV. « France Ô va disparaître, rappelle Didier Urbain, donc FTV recentre ses activités notamment sur de la production de programmes issus des Outre-mer. » Première concrétisation : du 14 au 18 octobre premier festival international du film Amazonie Caraïbes, le Fifac, en même temps que se tiendra un colloque de toutes les télévisions de la zone. « Tout ça participe à la même dynamique qui est de développer la filière audiovisuelle et d’amener autant d’emplois qu’en promet Montagne d’or. Nous en sommes déjà à 350 gisements d’emplois repérés sur l’Ouest ! »

Apadag

Stéphanie Prévot-Boulard, présidente de l’Association des parents et amis des déficients auditifs de Guyane (Apadag), s’occupe des adultes et enfants atteints de surdité et également d’enfants atteints de troubles dys. « Nous défendons l’ouverture d’un centre amazonien de formation en langue des signes. Nous avons présenté un projet aux assises de l’Outre-mer pour faire venir une mission d’expertise sur la langue des signes. La pluriethnicité de la Guyane se retrouve également dans la langue des signes. Nous avons besoin de fonds pour dispenser des formations en langue des signes pour, par la suite, permettre aux sourds et malentendants d’accéder aux formations de droit commun, formations initiales, d’université... » Elle vise la fondation Air France et toutes celles qui ont des projets pour les enfants, les femmes, le handicap... « Ce qui serait bien, c’est qu’on ait 4 millions d’euros. »

ID Santé

Sophie Rodes, directrice de l’association ID Santé, défend le projet L’école s’exprime. Il s’agit de prévention en milieu scolaire, depuis le CP jusqu’à la 5e avec un volet d’animations sur la vie affective et sociale des enfants. « Nous voulons leur apprendre à vivre ensemble, se respecter eux et les autres, apprendre à connaître leur corps, comment il fonctionne pour que ça puisse faire d’eux les citoyens de demain. » Ce forum des projets est l’occasion de prendre des contacts et de tester le volet expérimental qu’ID Santé souhaite développer pour les collégiens en situation de décrochage scolaire ou en exclusion temporaire, particulièrement les mineures enceintes. Sophie Rodes vise les fondations d’entreprise Bic et Elle. « On aimerait avoir 60 000 euros. C’est le minimum. »

L’Arbre formager

L’Arbre fromager, association où l’on se préoccupe de toutes les problématiques rencontrées par les femmes, qu’il s’agisse de la violence, la santé, l’intégration, l’hébergement, l’insertion professionnelle, la parentalité, le projet est celui d’un hébergement pour les femmes victimes de violences. Là aussi, on vise des fondations sensibles à la cause des femmes car il s’agit de les soutenir avec comme objectif de valoriser et renforcer leurs compétences afin qu’elles trouvent une autonomie et sachent mieux gérer leur propre vie.

FXG, à Paris

Les responsables de l'Apadag. - FXG
La présidente de l'Arbre fromager - FXG
Didier Urbain - FXG
Sophie Rodes, d'ID Santé - FXG
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