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Orpaillage illégal : Fereira interpelle Hollande

Samedi 21 mai 2016
MINIER. En début de semaine, le maire d'Awala-Yalimapo a adressé un courrier au président de la République afin de lui demander de réagir face à ce qu'il nomme « un drame ayant cours depuis plusieurs années et qui perdure malgré les prises de conscience et promesses d'améliorations émanant des acteurs politiques comme de la puissance publique » . Jean-Paul Fereira veut ici évoquer l'orpaillage clandestin, « un véritable fléau qui gangrène la Guyane » . Insistant sur le fait que ce phénomène touche d'abord « les populations du fleuve » , le maire d'Awala-Yalimapo interroge ainsi le chef de l'État : « Comment tolérer et expliquer que ce soient les mêmes qui fassent toujours l'objet d'un empirement d'une précarité déjà criante ? »
L'élu rappelle les événements de ces derniers temps, que ce soit les échanges de coups de feu à Camopi, comme l'attaque d'un convoi de gendarmerie à Maripasoula, avant de lister les nombreuses conséquences sanitaires et sociales de l'orpaillage clandestin. Pour lui, « l'État n'exerce pas ses compétences régaliennes en matière de sécurité et de maintien de l'ordre » , allant jusqu'à évoquer « des zones de non-droit, des zones où la République a reculé laissant place au banditisme, à la peur et inéluctablement à un sentiment d'abandon » .
Mais Jean-Paul Fereira n'en reste pas là. Il rappelle aussi au président de la République que « la Guyane connaît un profond malaise et des retards structurels colossaux » . Pour lui, la solution pour sortir de ce malaise « implique nécessairement que l'État tienne ses promesses » . Il fait bien sûr référence au pacte d'avenir « annoncé en 2013 (et qui) tarde à se concrétiser » . De même, en temps que maire, il s'étonne du « plafonnement de la dotation superficiaire et celle de ruralité » . Des dotations qui connaissent une tendance à la baisse en Guyane « alors que les communes hexagonales vont connaître une hausse » .