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GUYANE

Marie-Laure Phinéra-Horth officiellement candidate aux sénatoriales

Samir MATHIEU Vendredi 4 Septembre 2020 - 11h43
Marie-Laure Phinéra-Horth officiellement candidate aux sénatoriales
Marie-Laure Phinéra-Horth, ici avec son suppléant Auguste Richenel, est officiellement candidate pour devenir la première sénatrice de Guyane. - Samir MATHIEU

Le parti Nouvelle Force de Guyane a officialisé ce vendredi matin la candidature de Marie-Laure Phinéra-Horth aux sénatoriales. La maire de Cayenne et présidente de la CACL brigue pour la première fois de sa carrière un poste de parlementaire. Son suppléant est un adjoint à Apatou, Auguste Richenel. Si elle est élue le 27 septembre prochain, Marie-Laure Phinéra-Horth deviendrait la première femme sénatrice de Guyane.

 Elle se jette dans le grand bain. Marie-Laure Phinéra-Horth a officialisé sa candidature aux sénatoriales, ce vendredi matin depuis le siège de son parti Nouvelle Force de Guyane (NFG). C'est d'ailleurs officiellement son parti qui lui a demandé de se présenter et l'a investi en tant que tel. 
"Un travail de terrain"
Marie-Laure Phinéra-Horth a déjà lancé sa campagne depuis un petit moment puisqu'elle a consulté et rencontré les conseils municipaux du territoire et les responsables politiques guyanais, avant d'officialiser sa candidature. Ce choix s'explique de par le mode de scrutin, au suffrage universel indirect, qui fait que ce ne sont que les grands électeurs qui votent aux sénatoriales, soit 533 personnes, majoritairement des élus. Cette démarche a permis à la maire de Cayenne de prendre le pouls des élus, d'en convaincre aussi de la rejoindre dans sa démarche et de présenter son projet.
Obtenir la différenciation législative
Car avant un programme, ce sont avant tout des idées et méthodes que souhaite mettre en avant Marie-Laure Phinéra-Horth. La candidate met en avant plusieurs thèmes forts sur lesquels elle compte agir : la santé publique, le chômage de masse, la précarité, la crise du logement, l'insécurité, l'immigration et les finances des collectivités locales. Mais en tant que sénatrice son principal chantier sera la "différenciation législative". Pour Marie-Laure Phinéra-Horth, "il est inconcevable d'appliquer les normes de la France hexagonale en Guyane sans des adaptations à nos réalités propres". Pour la candidate, il s'agit là "d'une aspiration profonde et légitime des Guyanais, des élus et des acteurs économiques". Marie-Laure Phinéra-Horth estime que "l'identité législative issue de la loi de départementalisation de 1496 a montré ses limites". Pour celle qui ambitionne de devenir sénatrice, "la France doit faire évoluer son logiciel normatif" et "la diversité législative pour la Guyane doit être la règle". En outre, la candidate du parti Nouvelle Force de Guyane estiment que plusieurs chantiers se présentent à elle : "la snaté avec la création du CHU, la relance économique du territoire, l'aménagement du territoire (ouest-est et littoral), l'insécurité, l'accès au numérique pour tous, la régulation de l'immigration ou encore la délinquance environnementale (déchets, VHU).

Pour agir efficacement, Marie-Laure phinéra-Horth estime qu'il "faut avoir une vision de terrain et connaître le fonctionnement et les problématiques des collectivités". Par ailleurs, elle considère que le sénateur est un "élu national de proximité". C'est pourquoi elle entend privilégier le dialogue avec les acteurs de terrain, dont "les élus et la société civile". Pour cela, Marie-Laure Phinéra-Horth promet de "s'engager pleinement" dans son rôle de sénatrice et a d'ailleurs promis à son suppléant un rythme et une cadence soutenue "jusqu'au bout"
La question cayennaise
Marie-Laure Phinéra-Horth est revenu sur son choix de devenir sénatrice, qui l'a conduirait à céder son fauteuil de maire de Cayenne et de présidente de la CACL (Communauté d'agglomération du centre littoral), alors même qu'elle a été réélue largement au 1er tour des municipales le 15 mars dernier. "Je suis membre d'un parti. C'est le parti qui a décidé et je respecte la discipline du parti". Voilà pour l'explication officielle de la candidature. Lorsque nous lui reposons la question plus en détail, la maire de Cayenne explique qu'elle a "initié des projets qui sont en pleine maturation". Certains ont d'ailleurs déjà vu le jour, et, hasard du calendrier ou pas, les inaugurations et point d'étapes se sont multipliés ces derniers jours (inauguration de la cuisine centrale de Mont-Lucas, livraison des travaux de l'école Mirza, point d'étapes sur les chantiers de rénovation urbaine ou encore inauguration de la déchetterie ce jeudi)... "Mais aujourd'hui, il faut aller plus loin" précise Marie-Laure Phinéra-Horth qui estime qu'elle pourra apporter "encore plus pour Cayenne" en tant que parlementaire : "en tant que sénatrice, je serai proche du gouvernement, et je pense que je peux apporter encore beaucoup à Cayenne". Marie-Laure Phinéra-Horth a annoncé qu'elle allait rester conseillère municipale "sans délégation ni rémunération". Mais elle entend jouer un rôle de conseiller pour la personne qui va lui succéder et surtout elle entend rester "la garante de l'éxécution du programme politique "Cayenne, notre objectif, réussir ensemble", porté par l'équipe élue en mars dernier. Sur le choix de la personne qui pourrait lui succéder à la mairie si elle est élue sénatrice, Marie-Laure Phinéra-Horth estime que le choix n'est pas fait, même si elle souligné qu'elle aimerait bien que ce soit une femme. Selon nos informations, c'est sa première adjointe Sandra Trochimara qui devrait lui succéder comme nouvelle maire de Cayenne. Pour la CACL, aucune information n'a filtré pour l'heure sur le choix du successeur, tout simplement car il reste deux élections municipales majeures sur le périmètre de l'agglo à Matoury et Rémire-Montjoly et que donc les choses peuvent encore évoluer d'ici le remplacement de la présidente actuelle. Car en cas d'élection, Marie-Laure Phinéra-Horth aura un mois pour démissionner de ses mandats locaux. Or les élections municipales à Matoury et Rémire auront lieu les 18 et 25 octobre, donc il y a fort à parier que ce sont les nouveaux conseils élus qui participeront au vote pour la présidence de la CACL.
"S'engager pour la Guyane en entier"
Enfin, Marie-Laure Phinéra-Horth a explicité son choix de dévenir sénatrice car elle veut s'engager pour la Guyane en entier : "je veux m'occuper de toute la Guyane. J'ai appris de nombreuses réalités et problématiques que rencontrent les habitants et élus sur le reste du territoire et notamment sur le fleuve". Et de rajouter : "La CTG fait des choses. On peut aller plus loin : il faut moderniser ce territoire et supprimer le déséquilibre entre le littoral et le reste de la Guyane". Marie-Laure Phinéra-Horth est donnée favorite par les observateurs pour ce scrutin. Celle était jusqu'alors suppléante du sénateur Georges Patient, peut déjà compter sur les nombreux grands électeurs de sa majorité à Cayenne, mais aurait aussi les bonnes grâce de la maire de Saint-Laurent ou encore du maire de Matoury. La maire de Saül, Marie-Hélène Charles est venue soutenir ce vendredi matin en personne sa collègue de Cayenne pour l'officialisation de sa candidature. Le dépot des candidatures a lieu du 7 au 11 septembre en préfecture. Réponse avec l'élection le dimanche 27 septembre prochain.

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6 commentaires

Vos commentaires

starlette973 05.09.2020

Sandra trochimara ne serait ce pas cette personne directrice de la mission locale qui aurait utilisé l argent publique pour des largesses salaires exhorbitants voyages en 1ère classe au frais des jeunes dépourvus de formation plaçant ainsi la mission locale en difficultés pendant plusieurs années bref ainsi va Cayenne et ses électeurs aveugles borgnes.....

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Méridien 05.09.2020
Discipline

Déjà que son ancien conseil municipal lui avait demandé de donner le nom de son père à l'une des meilleures écoles de Cayenne, on ne sait pas où s'arrêtera ses sacrifices à la discipline de groupe: son parti ne lui a même pas laissé le temps de mettre en œuvre le programme prévu sur trois mandatures.Terrible !

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zene973 05.09.2020

Et si la vraie raison de sa candidature se trouvait dans cette disposition liée au statut de sénateur:

L'immunité parlementaire
Pour être à l'abri des pressions, tant de ses électeurs que, surtout, de l'exécutif, le sénateur bénéficie d'une immunité dont l'article 26 de la Constitution détaille les deux composantes :

l'irresponsabilité qui le protège dans le cadre de son mandat : le sénateur ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l'occasion des opinions ou votes émis par lui dans l'exercice de ses fonctions ;
l'inviolabilité : le sénateur ne peut faire l'objet, en matière criminelle ou correctionnelle, d'une arrestation ou de tout autre mesure privative ou restrictive de liberté qu'avec l'autorisation du Bureau du Sénat. Cette autorisation n'est pas requise en cas de crime ou délit flagrant ou de condamnation définitive. La poursuite, la détention ou les mesures privatives ou restrictives de liberté prises à l'encontre d'un sénateur peuvent toujours être suspendues pour la durée de la session si le Sénat le requiert par un vote.

Ne pas oublier que cette dame est actuellement mise en examen pour avoir touché un salaire pendant plusieurs années à l'hôpital alors qu'elle n'allait pas travailler.
Une élection au poste de sénateur aurait le mérite de retarder encore un peu plus une procédure déjà bien lente et permettrait de gagner du temps......

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Affreux Jojo 04.09.2020

La discipline de parti a bon dos. J'aurais aimé être prévenu avant les dernières municipales.

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Méridien 05.09.2020

Mais puisque l'on vous dit que c'est la faute de son parti : elle a été prise totalement au dépourvu et donc n'a pas eu la possibilité d'en parler aux électeurs lors de la campagne électorale.

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kiki973 04.09.2020
Enfin l' intelligence arrive.

Merci de remplacer les instits sans le bac et autres volapuks promus par les sectes.
Il vous faut réussir pour la Guyane.

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