France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
Lénaïck Adam,député de la seconde circonscription

« Je veux défendre les congés bonifiés, un acquis social qui sert de lien avec le territoire »

Propos recueillis par Bernard DORDONNE Lundi 08 avril 2019
« Je veux défendre les congés bonifiés, un acquis social qui sert de lien avec le territoire »
Lénaïck Adam, à Cayenne / photo BD - Bernard Dordonne

Le député Lénaïck Adam a été nommé corapporteur de la mission parlementaire sur les congés bonifiés. Il est déterminé à préserver les intérêts des Ultramarins. Il revient aussi sur l’arrêt des forages pétroliers en Guyane et sur les contributions du territoire au Grand débat.

Vous venez d’être nommé corapporteur de la mission sur les congés bonifiés par le président de la délégation aux Outre-mer, Olivier Serva. Comment comptez-vous préserver les intérêts des Ultramarins ?

Ces intérêts sont déjà préservés par le fait même que la délégation aux Outre-Mer se soit auto-saisie de la question et ait décidé d’exercer sa fonction de contrôle. Cela a permis d’une part d’envoyer un signal fort au gouvernement et, d’autre part, de rétablir les organisations syndicales dans leur droit d’être associées en amont de tout projet de réforme risquant de porter atteinte à des acquis sociaux. Pratiquement, nous les avons quasiment toutes auditionnées à Paris. Personnellement, j’ai souhaité associer les représentants syndicaux guyanais. Lundi 1er avril, je les ai reçus à l’hôtel de la Collectivité territoriale de Guyane pour accueillir leurs doléances. Suite au rapport qui sera présenté à la délégation le 16 mai 2019, ces conclusions seront transmises au gouvernement. Je veux défendre cet acquis social qui sert de lien avec le territoire.

Lors de votre nomination, vous avez indiqué : « C’est ensemble que nous construirons la Guyane de demain. Je resterai à l’écoute de vos remarques et suggestions durant tout le mois d’avril. » Est-ce un message pour vos collègues parlementaires ?

J’utilise les réunions publiques, mon cabinet, les réseaux sociaux, pour communiquer avec mes électeurs et sympathisants. Je reconnais que je ne suis pas fort dans la « communication esthétique » : nous avons déjà des champions qui donnent l’illusion du travail bien fait. Je m’adressais principalement à ceux qui bénéficient des congés bonifiés et à l’ensemble des partenaires sociaux susceptibles d’être intéressés par un travail commun. S’agissant de mes collègues parlementaires, lorsque j’ai quelque chose à dire, je prends mon téléphone ou je frappe à la porte.

On ne vous a pas entendu sur l’arrêt des forages pétroliers. Êtes-vous en colère ? Déçu ? Que comptez-vous faire pour remettre ce dossier sur la table ?

La colère est un sentiment apolitique. Autrement, je le serais trop fréquemment pour apprécier mon engagement quotidien à l’égard de mes électeurs. Pour revenir à la question, je suis déçu, mais il n’y a pas de dossier à remettre sur la table, malheureusement, compte tenu du fait que la législation en vigueur ne permet plus la délivrance de tels permis. Il s’agissait, certes, d’une belle opportunité pour la Guyane d’obtenir des retombées économiques complémentaires, mais la Guyane est un territoire d’opportunités. Je ne désespère pas, même si je me demande ce que recherche aujourd’hui le Guyanais endoctriné par les néo-Guyanais de passage, pour une cause non avouée.

En tant que parlementaire, vous ne participez pas à la réunion de la commission ad hoc pour l’évolution statutaire. Pourquoi ?

En tant que parlementaire, mon agenda m’amène à vivre entre Paris et la Guyane. Depuis le début de l’année, je suis chargé de la rédaction de deux rapports sur la continuité territoriale des Ultramarins et sur les congés bonifiés. Les auditions à mener à Paris et en Guyane absorbent beaucoup de temps. C’est pour la même raison que je ne pourrai malheureusement pas accompagner le ministre de la Culture lors de sa visite en Guyane. Je reste toutefois très engagé à la CTG. D’ailleurs, le président me trouve souvent dur quand je l’interpelle sur certains dossiers. J’étais aussi présent à ses côtés à Matignon, lorsque le Premier ministre a remis sa lettre officielle sur la demande de consultation.

Qu’est-ce-que le Grand débat change dans la vie des Guyanais ?

J’ai reçu jeudi dernier les travaux de la Grande lecture du Grand débat. Il s’agit d’une sélection faite des contributions citoyennes déposées en ligne sur le site granddébat.fr. Au regard du contenu de ce rapport, je crois que les Français en avaient besoin. On a souvent souligné l’échec du Grand débat en Guyane. Figurez-vous qu’on n’y trouve pas moins de huit contributions d’élèves du lycée Élie-Castor de Kourou. Je suis très fier car je répète souvent que la politique a aujourd’hui un nouveau visage. Ils ont interpellé le président de la République sur l’immigration en Guyane, le manque d’infrastructures, l’évolution statutaire, sur le chômage, etc. Ces huit contributions de jeunes de ma circonscription viennent m’indiquer qu’au moins pour cette raison le Grand débat avait sa raison d’être. Je salue le travail de leur professeur de français, Mme Charles, et je viendrai bientôt à leur rencontre.

Que pensez-vous de la suppression par le Conseil constitutionnel de l’article 3 de la loi anticasseur ?

Je rappelle que la proposition originelle vient du sénateur LR Bruno Retailleau, bien avant le mouvement des gilets jaunes. Le gouvernement a retravaillé la question et le nouveau texte vient répondre à la nécessité de protéger les citoyens face aux actes de vandalisme répétés, à la violence des manifestations. Je comprends aussi ceux qui s’en inquiètent, comme les magistrats qui voient leur pouvoir partagé avec le préfet, les syndicats eux qui ont peur de ne pas pouvoir manifester comme il se doit, mais je crois que la situation actuelle du pays le commandait. Ce texte est l’application du principe du casseur-payeur. Vous ne pouvez pas venir manifester, casser, détériorer les biens des particuliers et des commerçants, détruire des équipements publics et repartir sans être inquiété. Il faut être un manifestant responsable.

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
8 commentaires

Vos commentaires

joko973 10.04.2019

Pourquoi laisser XXL balancer sa propagande et ses grossièretés, limites pour ne pas dire limitées, en triple exemplaire ? Sauf à partager ses idées, vous pourriez au moins en effacer deux sur trois. Ça piquerait moins les yeux....

Répondre Signaler au modérateur
antcorp 10.04.2019
les intouchables

il y a toujours un simplet si c'est pas lui ça sera un autre pour le remplacer laissez le broyer sa négritude

Répondre Signaler au modérateur
skol973 09.04.2019

La décision a déjà été prise par le Pdt de la république, à savoir réduire les congés bonifiés de 65 jours à 30 jours. Je ne pense pas que cela changera même si notre député rapporte des arguments pour le convainque de revenir sur sa décision. Souvenez - vous de la directrice générale de la sensamar, lors de sa visite à St Martin, le petit dictateur avait dit qu'elle gagnait trop et il est parvenu à la faire limoger avec la complicité de certains élus de Guada.

Répondre Signaler au modérateur
xxl 09.04.2019
DENTS ADAN

Continuez à grignin, foutez vous de la gueule des gens et vous verrez, vous défendrez les antillais face à un projet de votre maître, continuez à dire oui missié et taisez vous.

Répondre Signaler au modérateur
xxl 09.04.2019
DENTS ADAN

Continuez à grignin, foutez vous de la gueule des gens et vous verrez, vous défendrez les antillais face à un projet de votre maître, continuez à dire oui missié et taisez vous.

Répondre Signaler au modérateur
xxl 09.04.2019
DENTS ADAN

Continuez à grignin, foutez vous de la gueule des gens et vous verrez, vous défendrez les antillais face à un projet de votre maître, continuez à dire oui missié et taisez vous.

Répondre Signaler au modérateur
Féfé973 09.04.2019

"je me demande ce que recherche aujourd’hui le Guyanais endoctriné par les néo-Guyanais de passage, pour une cause non avouée". Manifestement cette phrase quelque peu étrange aurait mérité une relance du journaliste !!

Répondre Signaler au modérateur
dtc97300 10.04.2019

Elle colle bien à ses électeurs Guyanais qu’il représente : intolérants voire xénophobes sans l’assumer. Au lieu de dire blanc et métropolitain, il dit néo-guyanais de passage. Le roi de l’euphémisme...

Répondre Signaler au modérateur
Sur le même thème
1 commentaire
1 commentaire
A la une
1 commentaire