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« Absent du conseil municipal, Georges Patient n’a plus la réalité et la vérité de ce qui se dit »

Propos recueillis par Bernard DORDONNE Lundi 01 avril 2019
« Absent du conseil municipal, Georges Patient n’a plus la réalité et la vérité de ce qui se dit »
Albéric Benth maire de Mana - BERNARD DORDONNE

Albéric Benth, le maire de Mana, fait le bilan de six mois à la tête de la municipalité. Il répond sans détour à l'ancien maire, critiquant son absentéisme.

Quel est votre bilan depuis votre prise de fonction ?

J’ai passé beaucoup de temps à la mairie. J’ai été surpris de constater combien les agents communaux et les administrés avaient besoin d’un maire présent presque tous les jours, tant les dossiers en suspens étaient nombreux ! En 2018, nous avons travaillé ensemble sur plusieurs sujets (écoles, voiries, éclairage, jeunesses, administration, carrières...) et nous avons découvert que bien d’autres priorités étaient là et qu’il nous fallait y répondre rapidement. Nous avons aussi compris que pour réussir à lancer ou relancer certains de ces projets, il fallait nécessairement passer avec patience certaines phases dont la réorganisation des services, des moyens et des objectifs.

Depuis ma prise de fonction, 120 délibérations ont été votées, près de 25 % d’entre elles concernaient directement ou indirectement des ressources humaines.

J’ai demandé un audit de nos moyens notamment financiers car, quand vous prenez le commandement d’un bateau, il faut vérifier qu’il flotte correctement et qu’il est en mesure d’affronter des tempêtes. La situation financière est tendue eu égard aux obligations et exigences d’une commune de plus de 10 000 habitants.

J’ai choisi, avec le soutien de ma majorité ,de ne laisser personne sur le bord du chemin, même si les charges de personnel ont atteint un niveau très élevé et se situent aux environs de 75 % des dépenses de fonctionnement.

Quelle a été votre méthode ?

En moyenne, la commune de Mana peut apporter en fonds propres pour ses investissements de 200 000 à 300 000 euros par an. Toutes nos réalisations sont donc conditionnées par notre capacité à mobiliser des subventions. Nous avons réalisé l’éclairage du bourg en LED grâce au soutien de la communauté de communes de l’Ouest guyanais (CCOG), l’adduction d’eau potable à Charvin, les travaux de voirie en régie, l’électrification sur la RN1 et RD10. Nous avons obtenu des financements de la Collectivité territoriale et de la CCOG pour la réhabilitation de la rue Sœur-Fontaine-Bernard, la réhabilitation de la salle polyvalente Élie-Castor, l’électrification sur les RD8 et RD9, la réhabilitation de l’entrée de la ville.

Nous travaillons à l’accélération des ventes foncières pour augmenter nos moyens d’interventions financières sur nos investissements, notamment sur la liaisons RD9-Javouhey et la cité Javouhey, la réfection de l’école Saint-Joseph de Cluny, la réhabilitation du site de l’Acarouany avec un soutien renforcé à la Sauvegarde actualisation rayonnement du patrimoine Acarouany ou au règlement de la question foncière par l’Établissement public foncier et d’aménagement de la Guyane sur le périmètre agricole de Bassin Mine d’or.

Je suis convaincu que, cette année, face aux enjeux et perspectives, nous pourrons de nouveau, dans la concertation, trouver les moyens qui nous permettront de poursuive notre action.

Lors de la Journée des femmes, vous avez honoré trois Mananaises. Qui sont-elles ?

Nous avons souhaité rendre hommage à trois femmes de la commune, de leur vivant, pour rappeler à tous que Mana se construit également avec des femmes et par les femmes. C’est un fait historique avec Anne-Marie Javouhey. C’est un fait contemporain avec Edèse Craig, épouse Dujon, Agnès François, épouse Lieutenant, et Marie-Jeannette Difficile.

Regrettez-vous d’avoir refusé le poste d’adjoint à la CCOG ?

Mana ne s’est pas construite uniquement avec et par des hommes. Arlène Bourguignon remplit ses missions avec doigté et efficacité et sa collaboration avec la municipalité de Mana est objective et fructueuse. Je suis resté conseiller communautaire et je participe aux décisions stratégiques de la communauté de communes de l’Ouest guyanais.

Comment réagit la population à vos actions ?

La population aspirait à un réel changement, une nouvelle dynamique politique pour que Mana retrouve son éclat d’antan. Nous sommes convenu avec Adeline Lino, mon adjointe déléguée à la culture, de renforcer l’animation culturelle de la commune. Nous affirmons notre engagement en faveur de la culture, pour sa force émancipatrice et son caractère essentiel pour nourrir la citoyenneté. À l’heure où les fractures sociales et territoriales mobilisent l’attention des pouvoirs publics, les premières orientations de la politique culturelle de la ville visent à rapprocher les communautés, grâce à des animations et actions tout au long de l’année. 

Avez-vous regretté l’arrêt des forages pétroliers au large de la Guyane ?

Mon métier d’agriculteur m’a façonné. Je réalise des investissements à court terme pour générer rapidement des revenus et ainsi réussir le financement des opérations à long terme. C’est comme cela que l’agriculteur arrive à transmettre une entreprise rentable à ses enfants, aux générations futures. Ma vision est la même en ce qui concerne le développement de la Guyane. L’exploitation des ressources non renouvelables comme le pétrole et les minerais doit générer des revenus qui permettront le développement durable à long terme de la Guyane. Je suis convaincu qu’il y a du pétrole dans notre sous-sol. Il doit coûter trop cher à exploiter. C’est regrettable. Nous devrons donc, par du lobbying, des marches comme en 2017, solliciter des subventions pour financer nos infrastructures et notre développement.

Selon l’ancien maire de Mana, le sénateur Georges Patient, vous avez déclaré que sa mandature était opaque...

Georges Patient s’est étendu sur quelque chose que j’aurais dit ou que quelqu’un lui aurait dit que j’ai dit ! Je refuse de rentrer dans ce genre d’échange basé sur des propos dits ou pas, entendus ou pas, lus ou rapportés sur des réseaux sociaux. Georges Patient est conseiller municipal. Il a accès à tous les documents, rapports et procès-verbaux du conseil municipal où il est systématiquement invité à participer et où il est présent rarement. Étant absent, il n’a plus la réalité et parfois la vérité de ce qui se dit. Mais je peux comprendre que les conseils municipaux de la commune soient peut-être bien moins prioritaires que les séances et les travaux du Sénat.

En tout cas, je demande de la clarté dans les échanges et du respect entre les élus. Quand j’ai quelque chose à dire, je le dis et cela en m’assurant que tout le monde va bien l’entendre. Je clos un débat qui n’en est pas un et s’il a lieu d’être, ce serait dans le cadre de nos conseils municipaux.

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Vos commentaires

josy 01.04.2019
Cracher dans la soupe

Mr benth devrait se souvenir de qui l'a formé.... Quelle ingratitude !

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