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LEGISLATIVES 2022

Les réactions des candidats à l'issue du premier tour des élections législatives

La rédaction Samedi 11 Juin 2022 - 22h00
Les réactions des candidats à l'issue du premier tour des élections législatives
Le 1er tour des législatives 2022 a débuté dans les 137 bureaux de vote de Guyane. Ici, celui de l’école Henri-Agarande à Cayenne, le 11/06/22 - GG

 Avec 27 candidat-e-s déclaré-e-s aux législatives, le scrutin de hier a créé plus de frustration et de déception que de joie. Encore une fois, les Guyanais ont surpris par leur choix. Les deux circonscriptions offrent deux analyses très différentes comme si un fossé imperceptible se creuse entre elles.
Stabilité à l'Ouest, renversement au centre, stabilité à l'Est.
France-Guyane a recueilli les réactions de différent-e-s candidat-e-s, hier soir. Elles seront actualisées tout au long de la matinée.

Lénaïck Adam, en tête dans la seconde circonscription : "Eux, ils ont signé les accords, nous on les a mis en place"
Lénaïck Adam crée la surprise et arrive en tête du premier tour de la seconde circonscription. La prime au sortant a fonctionné pour le seul député de la Guyane depuis prés d'un an et soutenu par la majorité présidentielle. -


Vous n’avez pas mis Macron, rejeté en Guyane, en avant dans votre campagne ?

Mon but c'est d'être porté par la Guyane, on peut avoir cette facilité d'être dans la majorité présidentielle, mais ce sont bien les Guyanais qui nous portent. On est très content de ce résultat. On veut saluer tous les candidats. Nous sommes là pour la Guyane avant tout, on veut se battre pour le territoire.

Davy Rimane sera votre adversaire ?

Eux ils ont signé les accords, nous on les a mis en place. Les accords de Guyane on s'est battu pour ça. Davy Rimane ne peut pas dire ensuite qu'on ne travaille pas.

Un mot sur l’abstention encore très forte ?

Je n'ai pas la réponse. On souhaiterait que la population se mobilise davantage. Comment faire je ne sais pas, en sensibilisant, en expliquant notre démarche ça pourrait aider. Avant le deuxième tour, il faut encore aller à la rencontre de tout le monde, les rassurer par rapport à notre travail.

Manuel Jean-Baptiste représentant de la majorité municipale de Saint-Laurent n'a pas convaincu la population de l'Ouest. Il soutiendra Davy Rimane au second tour. -
 
Manuel Jean-Baptiste : "Je soutiendrai Davy Rimane"

Quelle est votre première réaction ou analyse après les résultats du premier tour des législatives dans votre circonscription?
Le grand vainqueur c'est l'abstention, il y aura des choses à analyser.

Ceux qui se sont déplacés ont fait un choix, ils ont choisi Lénaïck Adam et Davy Rimane, il faut le respecter. On a porté un projet auquel la population électorale n'a pas adhéré. Les électeurs ont voté, c'est mathématique, il finit en tête. On fera une analyse à tête reposée, pour l'instant il faut respecter le vote. Sur la seconde circonscription, cinq candidats de Saint-Laurent-Maroni étaient présents. Lénaïck Adam a déjà son électorat, que nous n'avons pas encore. Ma remplaçante et moi n'abandonnons pas, nous allons faire des propositions.

Vous appelez à voter Davy Rimane au second tour ?
Pour le deuxième tour, tout naturellement, mon vote ira à Davy Rimane. Il appartient aux électeurs de faire le bon choix car il faudra l'assumer, moi je soutiendrai Davy Rimane.

 
Yvane Goua devant son Q.G de campagne, au soir des résultats du premier tour des élections législatives, le 11/06/22 - EHA
Yvane Goua, en tête au premier tour dans la 1ère circonscription : "Nous n'avons jamais douté des Guyanais"

"Partout où nous sommes allés, nous avons toujours été bien accueillis. C'est notre première satisfaction. On nous a souvent dit que nous étions une minorité, et force est de constater que ça n'est pas le cas. Ensuite nous verrons. Ce qui est bénéfique pour nous, c'est qu'une élection ça se passe dans un isoloir, on est seul face à soi-même, et c'est là que l'on peut faire le choix de voter pour la Guyane. Et nous, de notre côté, on a jamais douté des Guyanais. Alors on va rester actif et solidaire, c'est notre force, et nous verrons ce que la suite nous réserve."

 
Éline Grand-Émile et Jean-Victor Castor seront au second tour des élections législatives. Un résultat qui récompense un amalgame réussi entre une jeunesse dynamique et les fondateurs du parti qui a fêté ses trente ans, l'an dernier. - G. Guitteau
Jean-Victor Castor, second du scrutin dans la 1ère circonscription
"Il y a eu un éparpillement des voix, Malheureusement les électeurs ne se sont pas mobilisés. l'abstention est trop forte. Je vous ai parlé de la légitimité partielle. On va dans cette voie là. Souhaitons que la participation soit plus importante au second tour pour que le vainqueur obtienne assez de légitimité afin d'avoir assez de légitimité, de poids devant le gouvernement et les instances locales. "

 
Boris Chong-Sit : "Ça se joue à peu, c’est la politique"



"J’ai perdu la 2ème place à moins de 200 voix (252 voix d’écart avec Jean-Victor Castor ndlr).
C’est un résultat très serré pour la qualification au second tour, mais il faut respecter les urnes. Ce sont elles qui disent la vérité. Je veux remercier mon équipe. On a fait une belle campagne avec moins de 20 personnes. On s’est débrouillé avec beaucoup d’énergie sur tout le territoire de la circonscription… mais voilà, il faut accepter le jeu démocratique.

Chacun fait le choix d’y aller. Il y a eu beaucoup de candidats de la même tendance qui se sont présentés et c’était leur légitimité. Je n’ai pas de commentaire particulier à faire là-dessus.

Beaucoup me disait que l’on manquait de proximité. Je crois avoir montré que c’était peut-être une apparence trompeuse puisque j’ai fait beaucoup de terrain et il y avait toujours un retour très chaleureux, très enthousiaste. Ça se joue à peu, c’est la politique.

(Sur la consigne de vote) Il faut que je voie mes équipes. Je crois que les choix qui ont été faits sur les deux qualifiés ne sont pas de la proposition que je faisais en termes de personnalité et de message donc : est-ce qu’il y aura un intérêt à donner une consigne de vote ? Je ne sais pas."

Thibault Lechat-Vega au côté de sa remplaçante dans les élections législatives Aïssatou Chambaud répond à Guyane la 1ère, depuis son QG de Cayenne, hier soir. - G. Guitteau

Thibault Lechat-Vega, cinquième du premier tour dans la 1ère circonscription
"Il est difficile d'analyser un scrutin sans les résultats définitifs. Il y a toujours de la déception. C'est une première pierre. Je vais continuer ma mission pour la Guyane. Je suis content de retrouver la majorité territoriale dont la cohésion n'a jamais été démentie. Si des membres veulent la quitter, libre à eux."

 
Line Létard et ses équipes, à leur Q.G de campagne, le 11/06/22 - EHA
 
LFI Guyane Insoumise s'exprime suite à leur défaite électorale 
Accompagné du candidat Philippe Bouba, le comité directeur de LFI Guyane insoumise revient sur les raisons de leur défaite électorale dans la première circonscription.




Line Létard : "Une déception"
 
"Nous sommes déçus, il faut dire les choses telles qu'elles sont. Nous prenons acte de ce vote contestaire, qui s'inscrit dans la lignée des éléctions présidentielles. Nous devons tous appréhender ces résultats avec beaucoup de sérieux. Notamment concernant l'abstention, qui semble quelque chose d'acquis désormais, alors que cela ne devrait pas être le cas. Les Guyanais sont en souffrance, il faut l'entendre, mais il ne faut pas s'arrêter là. Je constate qu'il y a eu beaucoup d'effet de forme dans cette campagne, et le fond a parfois était oublié. C'est regrettable. Nous, de notre côté, nous avons le sentiment d'avoir fait des propositions sérieuses tout au long de la campagne, et nous devons continuer en ce sens. Nous avons peut-être besoin d'un plus vaste rassemblement des forces de gauche en Guyane... et la porte est ouverte. Le militantisme politique c'est un engagement au quotidien, et il va falloir travailler. Nous verrons dans les prochains jours si nous formulons une consigne de vote, ou non. Nous n'abandonnerons pas."


Joëlle Prévot-Madère, à son Q.G de campagne, à Cayenne, le 11/06/22 - EHA

Joëlle Prévôt-Madère : "Un vote de mécontentement"
 
"Bien évidémment, la première réaction, c'est la déception. Lorsque que l'on s'engage dans ce type d'élection politique, que l'on met tout en oeuvre pour faire passer ses idées, c'est bien avec l'espoir d'obtenir un résultat favorable. Aujourd'hui, ça n'est pas le cas, et j'en prends acte. Je prends également acte du taux d'abstention, qui reste très élevè, malgrès une légère augmentation de deux points. Je trouve ça dommage pour la Guyane, et pour les Guyanais. Quant aux résultats du vote à proprement parlé, je remarque qu'ils sont dans la lignée des différents mouvements sociaux que l'on a connus depuis 2017. Et je crois que la tendance va au-delà de la seule question guyanaise, ou même française. On constate depuis un certain nombre d'années que, de plus en plus, les habitants des territoires font le choix d'exprimer leurs colères, leurs rejets, leurs mécontentements de ne pas être écoutés, par des manifestations dans la rue, et par des choix électoraux radicaux, ce qui inclut l'abstention. Alors les années passent, rien ne change, et les citoyens expriment de plus en plus fort leur colère. Il faut l'entendre, sinon nous allons au devant de graves difficultés. Malgrè ça, j'espère un rebond de la participation au second tour."
 
 Xavier Nelson (sympathisant de Jean-Victor Castor) : "La copie est toujours moins bien que l’originale"

"J’ai tendance à dire que la copie est toujours moins bien que l’originale. Cela fait 30 ans que Jean Victor Castor défend des idées et qu’il n’a pas varié d’un iota sur sa position. C’est une position qu’il a toujours eu, que beaucoup ont essayé de reprendre depuis, et qui aujourd’hui fait recette. Le cheval de bataille du MDES a toujours été le même et c’est très bien qu’aujourd’hui tout le monde le prenne, mais il n’empêche qu’ils l’incarnent avec beaucoup moins de force et vigueur que quelqu’un qui a toujours eu cela dans ses tripes. Les idées, la constance, la rigueur et tout ce qui concerne les prises de position qui ont toujours été les mêmes : les gens sont conscients de cela.

Depuis que je suis tout petit on crie au loup à chaque fois qu’on parle du MDES : « Ah ce sont des indépendantistes, ce sont des gens dangereux, » et puis, au final aujourd’hui tout le monde à des idées qui correspondent à ce que le MDES disait comme si le loup était devenu une brebis.

La cohérence est importante. Si aujourd’hui les gens ont du mal avec la politique, c’est parce que les politiciens ne sont pas cohérents. Tu as le droit d’avoir des idées et ta position, mais il faut rester ferme avec. Tu ne peux pas être de gauche et plébisciter des idées de droite… la Guyane a fait le grand saut lors des élections présidentielles, c’est bizarre, mais ça correspond à un rejet."

Il y a d’ailleurs eu un moment bizarre ce soir. Jérôme Harbourg (délégué départemental du Rassemblement National) est venu au QG de campagne de Jean-Victor Castor… vous lui avez serré la main !

"C’est un humain. Il a dit qu’il apportait son soutien. C’est son choix, c’est son droit. Mais nous ne sommes pas d’extrême droite. Nos idées en sont loin. Je ne suis pas quelqu’un de raciste, de xénophobe et je ne considère pas que le mal du pays vienne du fait des étrangers.

Est-ce que vous attendez des consignes de vote de la part des autres candidats de la majorité territoriale ?

"Ce qui est important, c’est le travail que nous ferons pour convaincre les gens. Que les candidats donnent des consignes, ça leur appartient, mais je ne pense pas que les électeurs en sont captifs. Ce qui est important, c’est notre capacité d’expliquer notre projet… notre capacité de convaincre, de rassembler les gens. C’est l’objectif fixé par Jean-Victor Castor, notamment quand il dit que le premier travail sera de rassembler la population pour faire en sorte que la parole politique soit forte."


 
Elle est arrivée assez rapidement au QG de campagne de Jean-Victor Castor, juste après son passage en radio. Jessika Delar-René, invitée de dernière minute de la campagne soutient celui-ci au second tour afin de créer un développement endogène en Guyane. - G. Guitteau
Jessika Delar-René, avant dernière de l'élection : "Nous avons besoins de force, de bienveillance et de résilience"
« Les porteurs de projets n'ont plus confiance dans les politiques. Quelque chose c'est cassée. Trop d'entrepreneurs sont déçus quand les subventions promises n'arrivent pas, quand les remboursements ne sont jamais effectués. Je me suis lancée dans la campagne pour apporter ce message. Je suis rentrée dans la course tardivement parce que je savais que les politiciens auraient tenté de me salir. Il faut que la politique arrête avec ses méthodes de domination, d'un autre temps. Nous avons besoins de force, de bienveillance et de résilience. »
 

Jérôme Harbourg s'invite au QG de campagne de Jean-Victor Castor
 


 

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2 commentaires

Vos commentaires

g6d 13.06.2022

Pourquoi l'écriture inclusive ( qui exclu ceux qui ont des difficultés de lectures) est elle utilisée pour le titre ?

Répondre Signaler au modérateur
Mahury 12.06.2022

Abstention massive, colère ? ou plutôt je m'enfoutisme et indifférence, comme à chaque élection en Guyane, quelqu'elle soit.

Répondre Signaler au modérateur
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