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Le remaniement façon Le Pelletier

A.S.-M. Lundi 16 septembre 2013
Le remaniement façon Le Pelletier
Jean-Paul Le Pelletier lors de la conférence de presse vendredi (ASM)

Le 27 septembre, le président de la CCIG démissionnera avec huit autres membres du bureau, provoquant de nouvelles élections le jour même. Il espère y gagner un bureau « plus soudé » .

Qu'est-ce qui pousse Jean-Paul Le Pelletier à quitter son confortable fauteuil de président, si c'est pour le reconquérir dans la foulée ? En l'état, le fauteuil ne serait-il pas si confortable ? À en croire les indiscrétions d'un proche du président, des tensions existeraient, et même « une perte de confiance au sein du bureau » . Trois de ses membres auraient pris leurs distances avec le président, et pas des moindres. Ce proche cite « Françoise Gimel, Carol Ostoréro et Daniel Cimadure » , c'est-à-dire la première et la troisième vice-présidente et le premier secrétaire de la CCIG. En cause : les démêlés judiciaires de Jean-Paul Le Pelletier (1). Cela tombe mal : la CCIG connaît une situation difficile avec la perte de la gestion du port de Dégrad-des-Cannes et de revenus fiscaux, et la période est aux discussions avec l'État pour trouver des pistes afin d'assainir les finances. Les préconisations du préfet ne satisfont pas la CCIG qui présentera son propre plan lors de l'assemblée générale du 27 septembre. Dans ce contexte, le président de la chambre veut se sentir soutenu. « Aujourd'hui, il y a des contestations au sein du bureau qui peuvent porter préjudice à la chambre » , reconnaissait-il vendredi en conférence de presse. « Nous avons besoin d'avoir une équipe soudée autour du président et des membres qui s'engagent à fond. » Les prochaines élections sont prévues en 2015, le président ne peut pas attendre, il a décidé de faire le ménage.
« LA PATATE CHAUDE »
Jean-Paul Le Pelletier ne cache pas sa stratégie : des membres du bureau ne suivent plus le chef, on les remplace. Il n'hésite pas à comparer cette démission collective à un remaniement ministériel. Sauf qu'à l'inverse d'un gouvernement, le bureau ne peut se remanier sur un simple claquement de doigts de son président! D'où la nécessité de provoquer de nouvelles élections. Le calcul de Le Pelletier est bien sûr d'être réélu à la tête d'un bureau entièrement acquis à sa cause. Le pari peut sembler risqué, mais on l'imagine difficilement remettre ainsi son fauteuil en jeu s'il n'avait la certitude de le conserver. Et de gagner au passage une nouvelle légitimité. Un proche collaborateur explique, non sans ironie, cette assurance : « De toute façon, personne n'a aujourd'hui envie de s'occuper de la CCIG, tout le monde va lui laisser la patate chaude! »
Parmi les membres qui devraient rester au bureau, on devrait retrouver les très proches, comme Richard Lie, Yves Bellemard, Jean-Luc Davidas, Tony Succar et Richard Gabriel, présents aux côtés de Le Pelletier lors de la conférence de presse de vendredi. Quant aux nouvelles têtes, il va falloir les trouver. Et qui soient prêts à garder le petit doigt sur la couture du pantalon ?
(1) Condamné en appel en décembre 2011 à 30 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité pour faits de favoritisme. Son pourvoi en cassation lui permet de voir sa peine suspendue et donc de se présenter pour l'instant à une élection.