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Le ras-le-bol des Surinamais s’exprime devant l’Assemblée Nationale

Eric GERNEZ, à Paramaribo Lundi 16 Août 2021 - 14h59

C’est l’augmentation surprise du carburant vendredi qui a fini par déclencher la colère de la population de Paramaribo. Encore peu structurée, elle est pourtant bien réelle et ses motivations nombreuses.

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Les carburants en hausse, malgré la parole donnée
Fin juillet, le gouvernement avait promis de ne pas augmenter les carburants en août. Le choc fût donc grand vendredi, au réveil, en découvrant l’augmentation des prix de l’essence et du gasoil. Quand on sait qu’à chaque fois, une augmentation des prix à la pompe se traduit par des hausses de tous les prix de détails, il y avait de quoi être inquiet. L’essence est passée de 15.00 à 15.95 srd et c’est le diesel qui a subit la plus grosse hausse : de 15.00 à 17,95 ! En même temps, on apprenait la hausse des tarifs de bus.
Cortège d’augmentations en vue
La hausse des tarifs de l’électricité, longtemps repoussée car très impopulaire est prévue fin août. Les soins médicaux sont remboursés avec difficulté et le gouvernement cherche comment faire pour continuer à subventionner le prix du pain. Les produits de base, aux prix fixés par le gouvernement sont malgré tout, devenus très chers. La presse locale soulignait dimanche que les Surinamais allaient faire leur course à Saint-Laurent où ils trouvaient l’alimentation meilleure marché.
Une manifestation timide et pas encore structurée
Ce matin, le nombre des manifestants présent à neuf heures, horaire prévu, était faible. Le groupe s’est étoffé au fur et à mesure de la matinée. Relativement peu nombreux, ils étaient cependant tous très motivés : ‘’Nous n’en pouvons plus, pas d’évolution des salaires et les prix qui n’arrêtent pas de monter. Ce soir, je ne sais pas ce que je serais capable de ramener à la maison pour le repas familial…’’ Une ambiance bon-enfant et des petits groupes qui échangent entre eux. Nous sommes loin d’une action structurée et politisée. On remarque l’absence de pancartes qui serviraient de relais au message sur les médias visuels.
Un test en trompe l’œil
Cet amateurisme semble présent de chaque coté. Des manifestants peu ou pas organisés avec en face des forces de l’ordre qui essaient de donner le change, mais n’affichent, ni les effectifs, ni l’expérience des techniques de contre-manifestations. Quelques lance-grenades lacrymogènes, des bâtons… Pas de casques, de boucliers, ni d’escadron attendant en réserve l’ordre de charger.
Embryon de négociations
Le leader des manifestants, Stephano 'Pakittow' Biervliet, a été reçu à l’Assemblée pour y être entendu. Il en est ressorti accompagné par Martinus Bee, le Président de l’Assemblée, qui a lancé un court message d’apaisement et à vite regagné le cœur parlementaire. La coalition au pouvoir doit faire face, dès aujourd’hui, à une contestation majeure des résultats de sa politique économique engagée depuis un an. Deux questions cruciales se posent au gouvernement.

L’une, économique : comment va-t-il dans ce contexte assumer ses engagements face aux demandes drastiques du FMI ?

L’autre, politique : les éventuels troubles à l’ordre public redoutés à l’approche du procès des meurtres de 1982, ne risquent-ils pas de trouver un écho dans la rue avec le mécontentement ambiant et créer une synergie hasardeuse ?

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