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Le préfet, dernier espoir de Roura

Rosane Fayet Dimanche 25 Août 2013 - 16h22

Francki Joan, président de l’association du village, expose la problématique de la régularisation de six habitants de Favard. - photos : Rosane Fayet

ROURA. Commune très endettée, préfet (très) sollicité. Éric Spitz poursuivait jeudi sa découverte de l’est, sur la vaste commune de Roura, passant par les villages de Favard et Cacao. Dette massive, foncier, enjeux d’attractivité… il a été interpellé sur plusieurs points.

• Dernière cartouche de Riché : le PLU.
Comment rendre une commune de 3 000 habitants, au déficit de 7,2 millions d’euros, attractive ? Résorber ce déficit tout en développant ses activités économiques et mettant en valeur le foncier ?
Si elle a permis de rapetisser la dette de près de 2 millions d’euros, la privation ne suffit plus. La baisse de 10 % des taxes fiscales non plus. David Riché, maire de Roura, est catégorique : « On a atteint nos limites ! La seule réponse que j’ai aujourd’hui, c’est le PLU (Plan local d’urbanisme, ndlr). »
Réservé, le préfet glisse : « Il ne suffit pas que le PLU soit bon, il faut aussi qu’il ait une solidité juridique. » Avant d’ajouter, en fin de visite, « avoir pris conscience que toutes les normes hexagonales et européennes ne sont pas toujours adaptées aux terrains d’outre-mer. »
Éric Spitz « espère, mais ne promet pas », donner son feu vert d’ici la fin de l’année au projet. Une réponse qui tomberait à pic pour le maire à trois mois des élections. Quant aux 300 000 euros manquants au plateau sportif, le préfet se veut plus confiant. Roura, où plus de 40 % de la population a moins de 20 ans, pourrait trouver de l’aide auprès de diverses dotations gouvernementales : fonds exceptionnel d’investissement (FEI) ou dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). Il promet un apport « au moins en deux fois ».

Cacao. Les routes du bourg, une priorité.
L’État a aussi été appelé à la rescousse sur « l’état castrophique » des routes de Cacao. David Riché devrait pouvoir trouver une solution à ce problème dans les 10 millions d’euros, annoncés par le préfet, pour les communes de Roura et Saint-Laurent, qu’il visitera le 10 septembre. Remboursable sur 25 ans, la somme devrait être débloquée par l’Agence française de développement (AFD) d’ici octobre.

• Du foncier plutôt que la zone de droit d’usage pour Favard
.
C’est le souhait de ce village amérindien de plus de 130 habitants. À la grande surprise d’Éric Spitz. Il y a quelques jours à Saint-Georges, il entendait la revendication inverse.
Pour David Riché, « on ne peut pas traiter ces personnes comme il y a 50 ans ». Cela passe par l’abandon d’une partie de leur zone de droit d’usage et l’acquisition de vrais titres de propriété.
Les Amérindiens de Favard demandent également à ce que leur village soit déplacé à un kilomètre de là. Hors des marécages. La partie habitée actuelle devrait alors être vouée au tourisme et l’artisanat. Une vision soutenue par le préfet.
À Favard, six Amérindiens, pour certains présents sur le territoire depuis plus de 40 ans, demandent une régularisation de leur situation. Sur cette question, Éric Spitz se veut plus pondéré, rappelant traiter des milliers de dossiers de ce registre.
 
Bientôt sur la commune !

Le village de Favard ouvrira cette rentrée une classe pour dix enfants du village de 2 et 3 ans, qui seraient sinon contraints à se rendre au bourg de Roura en pirogue.

Une hydrolienne pour alimenter une partie du village en électricité. Sa livraison est imminente et les travaux lancés.
Sur Cacao, en janvier, une cantine publique ouvrira ses portes. Jusque là, les écoliers devaient se rendre à une cantine privée en sur-effectif.

75 000 euros pour le marché Hmong. Destination phare du dimanche, des travaux de remise aux normes et d’agrandissement se sont imposés.
 


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