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Le Pelletier s'explique

Arnaud Saint-Maxent Vendredi 13 Septembre 2013 - 13h51
Le Pelletier s'explique

Lors d'une conférence de presse donnée ce matin, le président de la CCIG a confirmé sa démission pour le 27 septembre et présenté ses arguments.

« Je démissionne pour pouvoir me représenter et être élu à la tête d’un bureau plus soudé et plus investi pour faire face aux défis que la CCIG doit relever ». C’est en substance le discours tenu ce matin par Jean-Paul Le Pelletier face aux journalistes pour justifier sa décision de démissionner de la présidence de la CCIG juste avant l’assemblée générale du 27 septembre. Comme lui, huit autres membres du bureau directeur sur douze sont démissionnaires, ce qui provoquera automatiquement l’élection d’un nouveau bureau lors de cette AG alors que le mandat de l’actuel conseil d’administration courre jusque fin 2015.
Le principal défi à relever, selon Jean-Paul Le Pelletier, sera de remettre de l’ordre dans les finances mal en point de la chambre consulaire en négociant notamment avec l’État une compensation pour la perte du port de Degrad des Cannes. Avec une situation difficile et des ressources en baisse, la ligne directrice sera donc basée sur la baisse des dépenses et le recentrage de la CCIG sur ses actions prioritaires : accompagnement des entreprises et formation.
« Une perte de confiance »
Mais les démêlés judiciaires du président de la chambre ne sont pas, selon ses propres dires, étrangers à cette « fausse » démission. Rappelons que Jean-Paul Le Pelletier a été reconnu coupable de favoritisme à deux reprises (en première instance et en appel) et qu’il est sous le coup d’une innéligibilité pour l’heure suspendue en raison de son pourvoi en cassation. S’il évoque les difficultés de certains membres du bureau à trouver du temps pour s’investir, on comprend donc aussi entre les lignes que plusieurs de ces membres ont décidé depuis quelque temps de prendre leurs distances vis-à-vis de Jean-Paul Le Pelletier. En off, un proche évoquait d’ailleurs « une perte de confiance au sein du bureau ». Le président s’est d’ailleurs montré très évasif quant aux noms des démissionnaires et des non-démissionaires, feignant de ne pas savoir très bien qui le soutenait et surtout qui ne le soutenait plus.
L’impression qui reste est surtout que le principal intéressé a un double intérêt dans cette démission uniquement destinée à provoquer un nouveau vote : celui de se doter d’un bureau entièrement acquis à sa faveur et celui de retrouver une plus grande légitimité à un poste où les actuels et futurs entrepreneurs sont en droit d’attendre une personne au-dessus de tout soupçon. Quant aux risques, ils sont forcément très calculés, voire très limités. On n’imagine mal que Jean-PAul Le Pelletier eut pris la même décision sans être sûr de son coup, c’est-à-dire d’être réélu le 27 septembre à son poste. Une source interne commentait, non sans une certaine ironie : « De toute façon, personne n’a aujourd’hui envie de s’occuper de la CCIG, tout le monde va lui alisser la patate chaude ! »

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