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Le Pelletier démissionne

Samedi 14 septembre 2013
Le Pelletier démissionne
Jean-Paul Le Pelletier doit officiellement démissionner de son poste de président de la CCIG le 27 septembre. Juste avant de se présenter à sa propre succession ? (photo d'archives)

Le président de la CCIG quittera ses fonctions peu avant le 27 septembre, sans doute pour mieux se représenter à sa propre succession à l'occasion de l'assemblée générale prévue ce jour-là.

Mercredi soir, on apprenait que Jean-Paul Le Pelletier démissionnait du poste de président de la chambre de commerce et d'industrie de la Guyane (CCIG) avec huit autres membres du bureau de la chambre consulaire (1). L'info était divulguée au journal d'ATG, télévision dont Jean-Paul Le Pelletier est également président. Cette démission n'est pas encore effective et interviendra certainement peu avant le 27 septembre, date à laquelle est prévue, depuis longtemps, une assemblée générale. Les textes prévoient un renouvellement du bureau si une majorité de ses membres venaient à démissionner. En somme, le 27 septembre prochain, on assistera à une nouvelle élection du bureau.
Parmi les explications possibles à une telle décision, on pense bien sûr aux soucis judiciaires du principal intéressé et de mésententes que l'affaire a pu créer au sein du bureau directeur de la CCIG, qui comporte douze membres. Rappelons que Jean-Paul Le Pelletier a été condamné en décembre 2011 à 30 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité pour faits de favoritisme avec la possibilité de se pourvoir en cassation. Ce pourvoi étant suspensif, Jean-Paul Le Pelletier devrait pouvoir se présenter à sa propre succession. Mais il le ferait cette fois à la tête d'une équipe modifiée, sans doute plus solidaire de son président. C'est ce qu'on appelle reculer pour mieux sauter.
LES DEUX PREMIERS VICE-PRÉSIDENTS PAS DÉMISSIONNAIRES
Actuellement hors du département, la première vice-présidente de la CCIG, Françoise Gimel, nous a annoncé avoir appris cette démission mercredi soir et qu'elle ne faisait pas elle-même partie des démissionnaires « pour l'instant » . Elle refuse de commenter cette décision avant d'avoir pu s'entretenir avec Jean-Paul Le Pelletier. Un peu plus loquace, le deuxième vice-président, Daniel Sinaï, qui ne fait pas non plus partie des démissionnaires, admet ne pas être surpris : « On s'y attendait vu les problèmes avec la justice. » Mais il tempère en affirmant qu'aucune tension n'existerait au sein du bureau. Il dit ne pas avoir encore pris de décision par rapport à la future élection : « Ce sera en fonction de ce que dira le président. Si ça me convient, j'irai, sinon je n'irai pas! »
Parmi les démissionnaires, Carole Ostoréro, troisième vice-présidente, avait déjà annoncé en juillet dernier son intention de prendre ses distances avec le bureau de la CCIG, mettant en avant son souhait de se recentrer sur ses activités au sein du conseil régional où elle est sixième vice-présidente. Quant au quatrième vice-président, Yan Du, sans vouloir donner plus de détails, il avance tout de même « le procès » pour expliquer cette démission collective avant de lancer, un brin d'ironie dans la voix, que « ce sera mieux géré après » .
(1) Cet article a été mis en page avant la conférence de presse organisée hier par Jean-Paul Le Pelletier. Plus d'infos dans notre prochaine édition.