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Anniversaire de la commune, travaux du lycée, vague de suicides

Le maire de Maripasoula fait le point

Samir MATHIEU Mercredi 05 juin 2019
Le maire de Maripasoula fait le point

Le maire de Maripasoula, Serge Anelli, s’exprime pour la première fois publiquement sur les suicides qui endeuillent sa commune. Il se dit impuissant face à ce fléau. Il annonce que les travaux du lycée débuteront en septembre et invite les Guyanais aux 50 ans de la commune.

Un mot pour commencer sur ce grand temps fort : les 50 ans de Maripasoula...

Effectivement, j’ai le privilège de piloter le lancement de ce cinquantenaire de la ville. C’est une chance unique. Nous avons pensé aux anciens, à ceux qui ont œuvré avant nous. Et nous appelons toute la population guyanaise et d’ailleurs à venir festoyer avec nous.

Quels seront les temps forts de ces festivités ?

Maripasoula est devenu un véritable carrefour des cultures. Vous n’avez qu’à voir les différents maires qui ont exercé. Donc nous appelons tout le monde, la communauté amérindienne, la communauté créole, les communautés diverses et variées... à venir partager ces moments. Les Amérindiens vont venir et nous entraîner dans la danse. Nous avons pensé à rendre hommage à tous les anciens maires de la ville. Toutes les communes limitrophes, la CTG... et toutes les personnes qui le veulent viendront partager ces temps forts à Maripasoula. Nous les invitons à venir chez et avec nous.

Le succès des 50 ans de Papaïchton vous a-t-il inspiré ?

Papaïchton est une commune qui a bien lancé ses festivités. Elle ne nous a pas inspiré, mais nous n’allons pas inventer l’eau chaude. J’étais aux 50 ans de Papaïchton et nous en avons profité pour repérer ce que nous aurions peut-être oublié de faire. En tout cas, nous allons faire feu de tout bois.

Maripasoula est au cœur de l’actualité... Où en sommes nous au sujet du terrain du futur lycée ?

Nous nous sommes retroussé les manches. Nous avons cet art de négocier. Cela nous a permis de négocier avec les personnes occupantes du terrain. Le problème n’est plus. Nous avons tout réglé. Maintenant, il appartient au président de la CTG de penser à construire, à bâtir ce lycée.

Vous avez des entretiens j’imagine avec Rodolphe Alexandre à ce sujet ? Il était d’ailleurs en déplacement sur votre commune la semaine dernière avec le président national du Medef...

Je n’ai pas eu à discuter avec le président du Medef, mais je sais que le président nous a fermement dit que les travaux du lycée vont commencer au mois de septembre. Maripasoula évolue. Quand j’étais jeune, j’ai dû aller au collège à Saint-Laurent du Maroni. On a eu le collège et on aura le lycée.

Un mot sur la terrible actualité qui touche Maripasoula, ces suicides qui touchent la communauté amérindienne. Il y en a eu 9 depuis septembre, dont 5 depuis janvier. Vous êtes vous même membre de l’Éducation Nationale. Quelles solutions pourrait-on apporter ?

Nous sommes tous attristés et les suicides ne touchent pas que la commune de Maripasoula. Au mois de décembre, un homme de plus de 40 ans s’est suicidé à Papaïchton. Donc le suicide touche les autochtones. C’est malheureux et ce n’est pas simple de parler de suicide. Qu’est-ce que je peux faire ? Je ne peux rien faire de particulier. On ne voit pas venir les coups. On ne sait pas. C’est imprévisible. Je ne suis pas psychologue et c’est quand même compliqué. Donc j’apporte tout mon soutien aux familles endeuillées.

Propos recueillis par Samir MATHIEU

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