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Affaire Léon Bertrand

Le délibéré de tous les espoirs

Samedi 23 mars 2019
Le délibéré de tous les espoirs
Léon Bertrand (photo d'archives)

Léon Bertrand sera fixé sur son sort lundi : soit il reste en prison, soit il est remis en liberté pour retrouver son domicile à Saint-Laurent du Maroni, sous surveillance électronique.

Les trois juges, dont le juge de l’application des peines Laurent Sochas qui présidait l’audience, hier matin à la prison, rendront lundi leur délibéré dans l’affaire Léon Bertrand. Lors de l’audience collégiale du tribunal des affaires des peines, qui s’est tenue pendant plus d’une heure à la prison de Rémire-Monjoly, en présence du détenu Léon Bertrand, les juges ont écouté l’avis émis par l’administration pénitentiaire et celui du service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip), qui suivent l’ancien ministre des gouvernements Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin de 2002 à 2007, depuis son incarcération en septembre 2018. Le parquet a ensuite requis sur le maintien en détention de Léon Bertrand.

« Le bracelet n’est pas une faveur »

Dans sa plaidoirie, Me Patrick Lingibé, l’avocat de l’ancien maire de Saint-Laurent, a demandé aux juges à titre probatoire l’exécution de la peine d’emprisonnement de son client sous surveillance électronique avec le port du bracelet électronique : « Les textes permettent et même invitent les juges à conclure dans le sens du bracelet électronique. Léon Bertrand serait plus utile à l’extérieur pour purger sa peine et aussi pour la société, afin de faire des activités caritatives au lieu de croupir dans une cellule. J’ai aussi insisté sur le fait que l’amende à laquelle il avait été condamné a été payée en grande partie et des propositions pour le paiement du solde de la somme restant à payer ont été formulées. Le bracelet électronique n’est pas une faveur. Léon Bertrand est toujours sous écrou. Pour quelqu’un qui a été ministre et qui a occupé les plus hautes fonctions de la République, porter un bracelet électronique est une infamie. »

L’avocat reconnaît que rien n’est joué mais il considère que les conditions sont réunies au vu de la requête en mémoire qui a été déposée à l’audience et des arguments fournis lors de la plaidoirie.

Bernard DORDONNE

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