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GUYANE

La CTG à l'écoute des maires de Guyane sur la crise du Covid, les fonds européens et le plan de relance

Samir MATHIEU Dimanche 11 Octobre 2020 - 12h14
La CTG à l'écoute des maires de Guyane sur la crise du Covid, les fonds européens et le plan de relance
Les maires ont échangé avec le président de la CTG sur les fonds européens, le plan de relance et la gestion de la crise du Covid. - Samir MATHIEU

La CTG a organisé vendredi matin, avec l'AMF, une rencontre avec les maires de Guyane. Plusieurs maires et adjoints étaient présents au rendez-vous. Il a été question de la gestion de la crise du Covid, les fonds européens mais aussi du plan de relance.

La CTG a organisé vendredi matin, avec l'association des maires de Guyane, une rencontre avec les maires et adjoints des communes guyanaises. L'objectif de cette rencontre était triple. Il s'agissait en premier lieu de faire le point sur la gestion de la crise du Covid sur notre territoire. La réunion a permis aussi de faire le point sur les programmes d'aides européens, et enfin sur le plan de relance.

De nombreux maires étaient présents, comme Albéric Benth, le maire de Mana, la maire de Saül, Marie-Hélène Charles ou encore le maire de Matoury Serge Smock. De nombreux adjoints ont également représenté leur commune comme par exemple Sandra Trochimara, la première adjointe à la maire de Cayenne, qui était jusqu'à vendredi maire par intérim en l'absence de Marie-Laure Phinéra-Horth ou encore le premier adjoint à la maire de Saint-Laurent Mickle Papayo. Le président de l'association des maires de Guyane et maire de Roura, David Riché était également présent, assis à la tribune à côté du président de la CTG Rodolphe Alexandre, qui a présidé cette réunion.
La gestion de la crise du Covid
Cette réunion a permis aux élus de s'exprimer librement sur la situation actuelle en Guyane, que ce soit en ce qui concerne la gestion de la crise du Covid, mais aussi concernant leurs interrogations sur le plan de relance ou sur les aides européennes.
En ce qui concerne la crise du Covid, 400 agents de la CTG ont été en télétravail au plus fort du confinement, les missions essentielles ont été assurées en présentiel tout au long de la crise y compris pendant le confinement : accueils en PMI, suivi de la protection de
l’enfance, entretien et surveillance des équipements, réponse à la crise sociale. La CTG a rappelé qu'il y avait eu une reprise dès le 11 mai de l’ensemble des personnels, y compris dans les EPLE, pour préparer la rentrée, qu'un investissement financier exceptionnel dans cette crise avec 11 millions d'euros de crédits de la CTG pour un total de 15 millions d'euros d’actions spécifiques. Environ 15 millions d'euros de crédits européens en appui aux actions de la CTG et des partenaires ont également été débloqués. Le président Rodolphe Alexandre a rappelé le rôle essentiel qu'a joué la CTG "pour soutenir la population et prévenir la crise sociale", mais aussi pour "appuyer les entreprises et limiter l'impact financier de la crise", à travers le fonds de solidarité (34 millions d'euros entre mars et juillet pour 5038 entreprises guyanaises), le fonds d'urgence, le prêt rebond avec la BPI et les aides sectorielles, notamment pour la pêche (2,5 millions d'euros) et l'agriculture (2,4 millions d'euros).
Le plan de relance
En ce qui concerne la relance, le président de la CTG a présenté la stratégie de relance, appuyée sur trois grands piliers : la poursuite des grands investissements pour le territoire (réaliser la couverture fibre et satellite de l’ensemble de la Guyane pour 150 millions d'euros, poursuivre le désenclavement : aérodromes, Grand Port Maritime, route Papaichton-Maripasoula et les études pour la route du fleuve et le nouveau bac de St Laurent, finaliser les grands investissements scolaires du PUG et lancer la suite, accélérer le déploiement de l’offre de santé à travers le soutien aux projets publics et privés et appuyer la création du CHU, assurer l’avenir énergétique du territoire tout en restant les leaders en matière de renouvelables, avec la réalisation de la centrale du Larivot et le développement des projets énergies renouvelable en cours...). Le second pilier concerne le développement local et la fourniture des services de base aux habitants (poursuivre le confortement des réseaux d’eau, d’assainissement et la gestion des déchets,accompagner l’émergence des projets locaux d’équipement, au travers les OIN, renforcer la production de logements, en particulier pour répondre aux enjeux démographiques de l’ouest et du fleuve et poursuivre l’appui social et répondre aux enjeux apparus pendant la crise. Enfin le troisième pilier consiste à accélérer le développement économique et favoriser l’emploi local (construire ou rénover les équipements structurants nécessaires aux principales filières : abattoir, ferme expérimentale, équipements dédiés à la pêche, usines de transformation, soutenir les investissements des entreprises dans les filières historiques et les filières
émergentes, accompagner la production locale de notre alimentation et le développement agricole, soutenir le développement et l’industrialisation des filières d’avenir, en lien avec les atouts de notre territoire et accueillir de nouvelles implantations industrielles innovantes.et appuyer la formation et l’insertion des jeunes guyanais pour profiter de ce nouveau développement économique.
Les réactions :

Rodolphe Alexandre, président de la CTG : "Je pense que les maires ont accepté qu'on puisse échanger, participer et élaborer ensemble un plan de charges que l'on va soumettre au préfet de façon à ce que le programme opérationnel des fonds européens tiennent en compte de la volonté d'investir et d'aménager le territoire et tienne compte également du fonds de convergence et du plan de relance national."

David Riché, président des maires de Guyane et maire de Roura : "Cette réunion nous a permis d'y voir un peu plus clair sur les fonds qui ont été consommés et sur l'état de la programmation. C'est important. Ca a permis de se rendre compte que même si il y a une bonne consommation des fonds, il nous faut être plus performant. C'était en grande discussion mais on a acté avec la CTG qu'on puisse monter une cellule d'appui aux collectivités, ce qui permettra d'avoir une armada d'ingénieurs qui permettra de monter les dossiers des collectivités et in fine, ce sera d'autant plus de consommation de crédit. Aujourd'hui, il y a 130 millions d'euros avec le plan de relance. Avant de savoir si c'est assez ou pas assez, consommons-les !"

Albéric Benth, maire de Mana : "Nous avons des fonds européens, mais nous devons mettre en place un système qui permet de les utiliser vraiment. Il y a un besoin en Guyane d'investissement. Nous savons très bien que parfois il y a des municipalités qui n'ont pas l'ingénérie pour pouvoir monter un dossier et capter les fonds, et les accompagner jusqu'à la réalisation. Il n'y a que les grosses communes qui ont cette capacité là. C'est ce en quoi peut nous aider la CTG pour les plus petites communes, d'avoir cet accompagnement. Par ailleurs, sur le développement économique, il n'y a que la force publique qui peut accompagner certains porteurs de projets. Je ne connais pas beaucoup de Guyanais ayant les moyens financiers pour concrétiser leurs projets. Il y a beaucoup de jeunes entrepreneurs, qui ont beaucoup de bonnes idées, mais ils n'ont pas l'argent qu'il faut. On leur dit qu'il y a des fonds européens, mais pour capter ces fonds, il faut des fonds privés. Et je pense qu'il faut qu'on arrive à trouver un consortium pour soutenir les projets privés, notamment en mettant en place des garanties auprès des banques pour soutenir les porteurs de projets".

Mickle Papayon, 1er adjoint à Saint-Laurent du Maroni : "Cette réunion a permis de faire un bilan sur la programmation des fonds européens sur la période 2014-2020 et puis de voir la programmation future des fonds européens entre 2021 et 2027. Puis de faire le point sur la gestion de crise Covid en Guyane, que ce soit à l'échelle territoriale mais aussi pour les communes. Cette crise a fortement impacté les budgets des communes".


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