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La création d’un CHU pas à l’ordre du jour

Samedi 5 Octobre 2019 - 03h05
 La création d’un CHU pas à l’ordre du jour
Le secrétaire d'Etat, Adrien Taquet - DR

Jeudi, les sénateurs ont débattu de la santé en Guyane, avec le secrétaire d’État Adrien Taquet. Il a plaidé une plus grande coopération régionale.

C’était une demande pressante du sénateur Antoine Karam (LREM). Jeudi après-midi s’est tenu au Sénat un débat sur la santé en Guyane. La ministre Agnès Buzyn avait délégué son secrétaire d’État, Adrien Taquet, mais les quelque 18 questions des sénateurs, réponses comprises, n’ont pas excédé une heure trente.

Pourtant, deux ans après le mouvement social qui avait mis la santé au cœur des revendications, on parle toujours de vétusté des équipements, de précarité, de 20 à 30 % seulement de couverture sociale, d’un manque de professionnels et d’une importante rotation des professionnels... L’offre de soin reste déficitaire avec moins de 600 médecins dont 59 % sont généralistes.

Quand la question du centre hospitalier universitaire (CHU), prévu par l’Accord de Guyane, est posée par Antoine Karam, le secrétaire d’État se contente de répondre : « Désigner un établissement de santé CHU est une prérogative de l’université et le département de médecine est encore inexistant... » Il préfère dire que le modèle d’avenir est la consolidation du centre hospitalier comme établissement de référence. « Le ministère soutiendra cette démarche (...) La création d’un CHU n’améliorerait en rien la qualité des soins hospitaliers. »

Adrien Taquet a insisté sur l’aide fournie par l’État aux hôpitaux guyanais : 25 millions pour Saint-Laurent en 2017, le passage sous statut public de Kourou et 20 millions (plus 40 en investissement) pour Cayenne. Quand au coefficient régional (à partir duquel est calculé le budget versé par l’Etat aux hôpitaux dans le cadre de la tarification à l’acte, NDLR), il a déclaré : « le coefficient régional a été réévalué en 2017. Il n’est pas question à ce stade de le réévaluer, comme pour les autres territoires d’Outre-mer. » Ce bien qu’une mission parlementaire ait plaidé pour son relèvement Outre-mer.

Les finances hospitalières sont plombées par les 4 000 évacuations sanitaires annuelles. Elles coûtent jusqu’à 5 millions d’euros. Adrien Taquet rétorque qu’une « plateforme territoriale d’appui est en préparation pour alléger la charge de travail des professionnels. Il soutient la coopération avec les Antilles pour développer l’offre de soins sur place : une équipe martiniquaise de cardiologie vient une fois par mois à Cayenne. De même, s’il reconnaît l’utilité d’avoir ouvert aux médecins non diplômés de l’Union européenne l’exercice de leur métier en Guyane, il prône la formation de plus de sages-femmes et d’infirmières. C’est le plan priorité prévention avec l’ouverture de 100 postes d’assistants spécialistes à temps partagé (dont 50 dès novembre 2018). Il salue encore la convention passée entre la Guyane et l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP).

La sénatrice (CRCE) Laurence Cohen a trouvé que « les moyens financiers manquaient dans les réponses » du ministre. Quant à Alain Milo, président de la commission des lois, il a terminé avec ces propos qui peuvent étrangement résonner : « L’offre médicale n’est pas si mauvaise au Suriname. »

FXG, à Paris

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