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La coopération transfrontalière avec le Suriname continue

Gabrielle TROTTMANN Vendredi 22 mars 2019
La coopération transfrontalière avec le Suriname continue
Annick Girardin et la délégation française, début septembre 2018, lors d'une rencontre sur la coopération avec le gouvernement surinamais, à Albina. - PYC

Malgré les récents incidents sur le fleuve, la coopération transfrontalière avec le Suriname n’est pas rompue. Seule une opération de patrouille conjointe contre l’orpaillage a été suspendue.

Plus de peur que de mal. Après qu’une vidéo montrant la destruction d’un camp d’orpailleurs par les forces armées de Guyane sur l’îlot Akoti Kampou a mis le feu aux poudres au Suriname fin février (lire notre édition de mercredi), la situation semble s’être apaisée. La France et le Suriname ont publié un communiqué commun faisant état de leur volonté de continuer à « coopérer » afin de lutter contre la criminalité transfrontalière et l’exploitation illégale d’or. Seule une patrouille conjointe des forces armées guyanaises et surinamaises a été suspendue « jusqu’à la délimitation définitive de la frontière ». Toutes les autres opérations sont maintenues.

Une frontière toujours incertaine

Depuis plus d’un siècle, la frontière avec le Suriname le long du fleuve Maroni est sujette à controverse.

Il n’existe aucune délimitation conventionnelle de son emplacement exact dans le lit du fleuve entre son embouchure et l’île Portal, ainsi que sur la rivière Lawa, entre l’île Stoelman et Antecume Pata. En ce qui concerne la zone en amont d’Antecume Pata, l’incertitude est totale : aucun traité ne régit la zone.

Les négociations se poursuivent

Cela ne semblait manifestement pas poser trop de problèmes, jusqu’à ce que la France décide de renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal dans le cadre de la mission Harpie 2. Sans compter sur le fait que les orpailleurs qui utilisent du mercure dans la zone polluent tout le Maroni...

Après deux incidents survenus en septembre et en octobre à la suite de destructions de camps le long du fleuve, la France et le Suriname ont décidé de relancer des négociations afin de délimiter précisément la frontière. Une réunion devrait avoir lieu en avril afin de clarifier la situation entre l’île Stoelman et l’île Portal.

D’après l’ambassadeur de France au Suriname, Antoine Joly, « les négociations sont en bonne voie ». Si elles aboutissent, l’opération de patrouille conjointe pourrait être immédiatement rétablie.

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