France-Antilles et ses partenaires utilisent des cookies pour le fonctionnement de leurs services, réaliser des statistiques d’audience, proposer des contenus et publicités personnalisés. En utilisant ce site, vous consentez à cette utilisation. En savoir + et gérer ces paramètres. OK
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
Paulin Bruné, président des Républicains en Guyane

« Je pense et je souhaite que Montagne d’or se fasse »

Samir MATHIEU Vendredi 7 Juin 2019 - 03h30
« Je pense et je souhaite que Montagne d’or se fasse »
Paulin Bruné, président Les Républicains de Guyane - Pierre-Yves Carlier

Le président du parti Les Républicains en Guyane revient sur la défaite historique de la droite lors des dernières élections européennes et sur le projet Montagne d’Or. Pour lui, il reste de l’espoir que ce projet se fasse.

Comment analysez-vous la débâcle de la droite aux élections européennes ?

À mon avis, l’erreur vient du maintien de François Fillon lors de la présidentielle en 2017. J’ai eu l’occasion de le dire lors d’un bureau politique à Paris. J’avais tempêté contre cette décision à l’époque. Depuis, le parti a été mis sous perfusion. La perfusion, c’est terminée. Et aujourd’hui, nous avons la moitié d’un cadavre. C’est aussi à cause d’Emmanuel Macron qui a fait son nid dans la chambre mortuaire des Républicains. Ils se sont tiré une balle dans le pied. Aujourd’hui, nous payons la facture de l’élection présidentielle.

Les divisions avec la prise de pouvoir de Laurent Wauquiez et les divisions avec Valérie Pécresse ou encore avec Christian Estrosi et Xavier Bertrand ne sont-elles pas les vraies raisons de la défaite ?

Non, c’est la conséquence. À l’origine du mal, c’est la position que nous avons prise à l’élection présidentielle. Quand on prend une position si suicidaire, forcément vous avez des conséquences. La recomposition annoncée de la classe politique en France touche également la gauche qui a fait un score catastrophique. La gauche est en totale décrépitude dans un contexte où les Gilets jaunes ont été obligés de prendre le relais. La différence d’avec la gauche, c’est que Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont siphonné notre électorat.

Le score des Républicains en Guyane est à l’image du score national. Est-ce que le parti a un avenir en Guyane ?

Les Républicains ont été traumatisés par le fait que nous avions un leader pendant des années, Léon Bertrand, qui a connu les soucis que l’on sait... Et quand on a quelqu’un qui est aussi important et aussi présent au sein du mouvement qui connaît de tels ennuis, forcément ça se fait sentir sur la mobilisation. Mais je pense qu’avec le temps et avec les événements, ce parti aura encore son mot à dire dans le paysage politique guyanais.

Y compris pour les élections municipales qui arrivent ? Avez-vous le temps de vous retourner ?

Les municipales sont encore loin. Je ne suis pas au courant de tout ce qui se passe en coulisses mais pour le moment, c’est encore loin. Les échanges et discussions sont en cours, semble-t-il... Pour l’instant, je ne suis pas dans le secret des dieux mais je pourrai apporter mon soutien à des personnes qui ne sont pas traditionnellement chez Les Républicains, à des figures pas très loin de Cayenne et qu’il faudra soutenir.

Vous avez été un soutien du projet Montagne d’or et vous avez créé l’association des Amis de Montagne d’or. Quand on entend les déclarations du président de la République, du ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie et de la secrétaire d’État, aujourd’hui, le projet est-il clairement mort ?

Vous parlez du président de la République : au début, il avait apporté clairement son soutien à Montagne d’or. Il y a eu plus de positions positives de sa part sur ce sujet que de déclarations négatives. En ce qui concerne le refus désormais de soutenir ce projet, on tombe dans la coquetterie politique. Moi, je pense que le gouvernement a pris une position circonstancielle. Montagne d’or est devenu un enjeu national très important. L’élection étant passée, Montagne d’or retombe au niveau des débats. Le président ne peut pas faire le choix de ne pas faire un choix au niveau de cet investissement, dans une région dont on dit qu’elle sera la première région en Guyane et qui a un vrai problème avec les garimpeiros, qui sont aux portes de Cayenne. Réglons ce problème de ces gens qui pillent notre or, nous tuent, nous polluent. Ça, c’est un danger immédiat alors que, pour les écolos, Montagne d’or est un danger éventuel. Quant à la secrétaire d’État, soit elle est de mauvaise foi, soit elle ne connaît absolument pas le dossier. Le débat concernant le code minier à la fin de l’année permettra de revoir le projet. Je pense et je souhaite que Montagne d’or se fasse.

Propos recueillis par Samir MATHIEU

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire
Sur le même thème
1 commentaire
A la une