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Laurent Martin Président du Tribunal Administratif de Guyane

« J’espère qu’il y aura des effets positifs »

Vendredi 22 Novembre 2019 - 03h15
 « J’espère qu’il y aura des effets positifs »
Les intervenants : Laurent Astruc Directeur de la PAF Guyane, Marion Frenay coordinatrice du CDAD (Conseil Départemental de l’Accès au Droit), Sophie de Borggraef Conseillère à la cour d’appel de Guyane, Lucie Curet Responsable de la CIMADE 973 (Comité inter-mouvements auprès des évacués), Olivier Henry Université de Guyane, modérateur, Bruno Forest directeur de l’Immigration et de l’Intégration à la préfecture de Guyane, Marie-Yolaine Métélus greffière, Me Georges Bouchet bâtonnier du barreau de Guyane. - sr

«  Cette journée est la résultante d’un travail en commun sur le droit des étrangers tel qu’il est pratiqué en Guyane. En tant que président du tribunal administratif je suis particulièrement concerné. L’université de Guyane est concernée aussi par la récession qu’elle peut avoir sur cette question et puis il y a d’autres professionnels de la question qui sont intervenus : des juges judiciaires, des avocats, le Cimade, le CDAD et la préfecture. Tous ces praticiens ont des choses à dire sur ces questions-là. Ils ont échangé avec le public. J’espère qu’il y aura des effets positifs sur le questionnement qu’on peut avoir sur la présence des étrangers sur le territoire, sur leurs devoirs et leurs droits.  Ça s’adressait à l’ensemble des citoyens, bien qu’il y ait eu de nombreux étudiants et aux étrangers qui sont intéressés par cette question puisqu’ils sont concernés au premier chef. La société civile a tout intérêt à se prononcer, s’impliquer, s’intéresser à cette question en Guyane. Il y a un tiers de la population qui est étrangère et qui vit ici. L’après-midi c’est la question de la vie privée familiale qui a été traitée. C’est le fondement essentiel des demandes de titre de séjour qui sont faites ici ou des refus qui sont prononcés par le préfet, beaucoup plus que les questions du travail. Parce qu’il y a aussi les possibilités pour des étrangers de demander à venir ici sur le fondement du travail via un titre de séjour de salarié, mais en proportion c’est beaucoup moins que la vie privée familiale. »

« La voie normale est celle du visa »

Organisée par le tribunal administratif de Guyane et l’Université, cette réunion sur les droits des étrangers s’est déroulée en deux parties : la première a eu lieu le matin et a porté essentiellement sur l’accès au droit et à la justice. La seconde, l’après-midi, concernait la vie privée familiale. Le droit des étrangers en France est codifié dans le Ceseda (Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile). Il organise l’entrée, le séjour et la sortie des ressortissants étrangers. 98 à 99 % des personnes étrangères qui arrivent en Guyane arrivent de façon irrégulière. « La voie normale. C’est la voie du visa qu’on obtient au poste consulaire. Ce qui ne se fait pas », regrette le directeur de la PAF (police aux frontières). En 2015 il y a eu 2732 demandeurs d’asile, en 2016 il y en a eu 5337, en 2017 il y en a eu 5291, en 2018 il y en a eu 2246 et au 21 octobre 2019 le nombre de demandes d’asile était de 1775. Les demandes les plus importantes proviennent de ressortissants de la République d’Haïti et de la République dominicaine. En moins forte proportion il y a depuis quelques années des Syriens et des Palestiniens.

Serge RAVIN

Les intervenants : Laurent Astruc Directeur de la PAF Guyane, Marion Frenay coordinatrice du CDAD (Conseil Départemental de l’Accès au Droit), Sophie de Borggraef Conseillère à la cour d’appel de Guyane, Lucie Curet Responsable de la CIMADE 973 (Comité inter-mouvements auprès des évacués), Olivier Henry Université de Guyane, modérateur, Bruno Forest directeur de l’Immigration et de l’Intégration à la préfecture de Guyane, Marie-Yolaine Métélus greffière, Me Georges Bouchet bâtonnier du barreau de Guyane. - sr

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