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« Il n’y a pas de refus injustifiés de naturalisation » pour les Hmong

Jeudi 18 Juillet 2019 - 03h20
« Il n’y a pas de refus injustifiés  de naturalisation » pour les Hmong
Hmong lors de festivité du Nouvel An à Cacao (photo d'illustration - archives)

L’épineuse affaire de la non-naturalisation de plusieurs habitants de Cacao, à Roura, notamment les plus âgés qui ne parlent pas français mais présents depuis plusieurs décennies sur le sol guyanais, a retenu l’attention de Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur.

«Pas de refus injustifié. » Dans un courrier au sénateur Antoine Karam, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner revient sur la non-naturalisation de plusieurs Hmong habitant le village de Cacao, à Roura (lire notre édition du 27 juin). Cette affaire avait été révélée par nos confrères de Guyane La 1ère.

Plusieurs politiques se sont emparés du dossier, dont le maire de Roura, David Riché, aussi président de l’association des maires, le député Lénaïck Adam et le sénateur Antoine Karam. C’est à ce dernier que Christophe Castaner a adressé un courrier. Il explique qu’il n’y a pas de refus injustifiés de naturalisation : « Chaque dossier réputé complet fait l’objet d’un examen par la préfecture puis par la sous-direction de l’accès à la naturalisation française qui formule une décision, le tout sous le contrôle du juge », détaille-t-il.

Dans son courrier à Antoine Karam, le ministre de l’Intérieur indique que depuis 2006, 106 dossiers ont été déposés et enregistrés, dont 40 de 2015 à aujourd’hui : « Sur les 40 dossiers enregistrés de 2015 à 2019, 35 ont abouti favorablement. Les dossiers déposés mais incomplets ne sont pas comptabilisés, ce qui est souvent le cas. En effet, un dossier, pour être instruit, doit impérativement être complet sur les pièces socles. Toutefois, pour les personnes les plus âgées qui n’ont pas été scolarisées en France, une tolérance est de mise en matière de connaissance de la langue française. C’est le cas pour les Hmong de plus de 70 ans qui sont réfugiés et en France depuis plus de quinze ans, à condition que tous les autres critères participant à l’acquisition de la nationalité française soient remplis, notamment ceux relatifs à l’autonomie financière et à l’absence de troubles à l’ordre public », écrit Christophe Castaner.

Sur la base de cette réponse, le sénateur indique qu’il rencontrera David Riché ainsi que la communauté hmong afin d’évaluer de quelle manière poursuivre le travail et mener à leur terme, avec les services de la préfecture, les demandes de naturalisation restantes.  

Lénaïck Adam sollicite Emmanuel Macron

De son côté, le député Lénaïck Adam a intercédé auprès du président de la République. Pour connaître les dossiers de chaque demandeur, le parlementaire a rencontré, fin juin, une vingtaine d’habitants de Cacao en présence du maire de Roura, avec le concours de Phong Ly, deuxième adjoint de la commune.

Dans le courrier qu’il a adressé au palais de l’Elysée, il souligne qu’il n’y a pas de risque à naturaliser des Hmong qui sont installés depuis très longtemps et contribuent largement au développement économique de la Guyane.

« Les personnes de 60 à 70 ans qui sont présentes depuis plusieurs décennies devraient ainsi être naturalisées d’office. La raison invoquée pour leur refuser la naturalisation est que ces habitants de Cacao ne parlent pas la langue française. Dans les communes de l’intérieur, ils n’ont pas réellement besoin de s’exprimer en français. »

Bernard DORDONNE

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