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FRANCE-GUYANE / RDI

François Ringuet : "Le congrès des maires est un lieu de lobbying"

Propos recueillis par Ayodele GERMA (a.germa@agmedias.fr) Mardi 23 Novembre 2021 - 03h53
François Ringuet : "Le congrès des maires est un lieu de lobbying"
François Ringuet - Président de l'association des maires de Guyane

 François Ringuet, maire de Kourou, président de l'association des maires, et président de la CCDS a participé au 103e congrès des maires qui s’est tenu à la Porte de Versailles à Paris, du 16 au 18 novembre dernier. Comment Kourou et la CCDS traversent-elles la crise? Un point succinct.

 Les maires sont en première ligne dans la gestion de la crise du Covid. Quel est le bilan de ces rencontres ?
C’est un bilan plutôt positif, encore meilleur que l’année dernière. La Guyane a été mise à l’honneur. J’ai pu prendre la parole, de même que Sophie Charles, maire de Saint-Laurent du Maroni. Nous avons été quasiment les seuls maires ultramarins dans ce cas. Nous avons également échangé avec le cabinet du ministre des Outre-Mer. Un rapport est fait à la fin par l’AMF (Association des Maires de France,  NDLR). C’est un lieu de lobbying auprès des élus qui rencontrent les mêmes problématiques, et des ministères. C’est aussi le moyen de rencontrer les fournisseurs des produits que nous utilisons sur le territoire. Beaucoup de gens critiquent ce congrès mais ce n’est pas en restant assis dans le bureau du maire qu’on va faire avancer les dossiers.
Quelle a été la contribution de Kourou pour la gestion de la crise sanitaire auprès de ses administrés?
La commune de Kourou a contribué  à hauteur de 250 000 euros pour l'achat de consommables comme les gels, les masques, sans compter la dépense liée au facture d’eau courante, qui ont augmenté en cette période. Pour la commune de Kourou, nous avons perçu une aide de 20 000 euros pour payer les factures d’eau pour les sites isolés et les quartiers informels; et 20 000 euros pour les masques. Ce sont des enveloppes plutôt minces
Et le 1,5 milliard annoncé par le dispositif France-Relance au bénéfice de l’ensemble des Outre-Mer. Kourou a-t-elle eu sa part ?
On nous parle d’aides qui sont fournies aux communes à condition qu’elles soient en bonne santé financière. Les communes, dans toute la France, sont souvent dans des situations assez difficiles. Donc c’est toujours compliqué d’avoir la part communale, c’est à dire les 20% apportés sur chaque projet. Nous faisons donc en sorte d’avancer par nous-même. L’année dernière la CTG, la CCDS, et les quatre EPCI ont apporté autour de 9 millions d’euros pour soutenir les porteurs de projets privés. Nous avons joué le jeu. Ces sommes là proviennent de la fiscalité.
Vous êtes également président de la Communauté des communes des Savanes. La CCDS traverserait en ce moment une crise financière ponctuée de déprogrammations budgétaires d’aides, avec la démission de Denis Burlot, qui occupait le siège de 2ème vice-président délégué au développement économique et à la fiscalité ?
La CCDS va bien. Quant à Denis Burlot, il a décidé de partir pour des raisons personnelles. Nous sommes en bons termes. Nous avons récemment récupéré 5 millions d’euros supplémentaires sur la fiscalité. Nous avons mis l’accent sur les déchets et le tri sélectif au sein de la CCDS. Nous avons une déchetterie à Iracoubo, il y en aura bientôt une à Kourou. A Sinnamary, la programmation est déjà lancée. 80% de notre budget est basé sur l’environnement. Il faudra que l’on fasse d'avantage pour la question sociale. Nous montons progressivement en charge sur l'accompagnement des personnes en difficulté. Sur notre territoire, nous rencontrons des gens qui survivent avec 2 euros par jour. Nous sommes une communauté de communes de près de 32 000 habitants et les choses avancent.
Vous avez initié en début d’année, une motion au sujet du doublement du pont du Larivot, consignée par Marie-Laure Phinéra-Horth, l'ex-député Gabriel Serville et le député Lénaïck Adam. Vous avez pu y dénoncer une enquête "biaisée" et demander "un projet à la mesure de l'ambition territoriale ". Cette motion a-t-elle eu les effets escomptés ?
Nous n’avons pas reçu d’accueil favorable puisque malgré l’enquête publique, les services de l’Etat sont passés en force. Nous aurons ces fameux deux ponts sur le Larivot contrairement à ce que nous souhaitions. On nous parlait d’une enveloppe de 100 millions d’euros. Certaines personnes m’avaient accusé de risquer de faire perdre 100 000 millions d’euros au territoire. Mais les 50 millions d’euros du plan de relance, prévus pour les communes, seront récupérés et réaffectés sur le pont du Larivot, car les travaux devraient coûter 150 millions d’euros de plus. Je refuserai de signer de ce plan de relance. Ça passera bientôt en délibération au Conseil communautaire, dans les jours à venir. Je sais déjà, que les maires Saint-Laurent et de Saint-Georges sont également opposés à cette mesure.


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