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Evolution statutaire : faut-il une gouvernance monocéphale ou bicéphale ?

Pierre ROSSOVICH Samedi 10 Avril 2021 - 13h15
Evolution statutaire : faut-il une gouvernance monocéphale ou bicéphale ?
Réunion de travail, le samedi 10 avril 2021, à la CTG - P.R.

Les travaux du projet Guyane, et donc de l'évolution statutaire, se poursuivaient ce matin à la CTG. La question du système de gouvernance a fait débat. Certains prônent une gouvernance bicéphale ( avec un conseil exécutif collégial et un président de l’assemblée délibérante), alors que d'autres préféreraient voir le système monocéphale actuel perdurer.

 Un groupe de travail s’est réuni ce samedi matin à la Collectivité Territoriale de Guyane, pour poursuivre les travaux du projet Guyane. Ce groupe de travail ( composé de la CTG, des parlementaires, des maires, des EPCI, du CESECEG, du grand conseil coutumier, du Front, et du Kollectif Pou La Gwiyann Dékolé ) devait travailler sur plusieurs points du projet d’évolution statutaire du territoire : les Compétences dites partagées (par l’état et la Collectivité), le Corps électoral restreint, les districts ou encore le Statut européen de la Guyane.

Olivier Magnaval, du cabinet Claisse et Associés, et Patrick Lingibé, bâtonnier du barreau de Guyane, étaient présents pour passer au tamis juridique les diverses propositions.

Plusieurs points divergents sont apparus lors de cette réunion, dont celui d'un corps électoral restreint (proposition selon laquelle il faut un certain temps de présence sur le territoire pour être habiliter à voter sur les questions institutionnelles de la Guyane), la place de la collectivité dans l’Europe, le choix d’une gouvernance monocéphale ou bicéphale et les districts.

La prochaine commission est fixée au 24 avril.
RÉACTIONS
Olivier Goudet, leader de Trop Violans
L’objectif c’est l’évolution statutaire. Il y a encore du travail pour y arriver. Nous ne voulons pas employer la manière forte, mais il va falloir que le président nous écoute, pour faire avancer la Guyane. Nous prônons une organisation bicéphale. On voit comment Rodolphe Alexandre se comporte vis-à-vis des administrés et de la population. Dans le nouveau statut, il doit y avoir une opposition forte face à lui.
Olivier Goudet - P.R.

Lenaick Adam, député
Nous travaillons sur le projet Guyane. Il reste à définir plusieurs choses : faut-il un corps électoral restreint, faut-il des districts, quelle est la gouvernance ? Pour le moment, les propositions de certains ne sont pas précises. Sur la gouvernance, si l’assemblée monocéphale fonctionne, pourquoi faudrait-il aller vers une assemblée bicéphale ? Qu’est ce qui ne fonctionne pas aujourd’hui ? Je n’ai pas eu ces réponses là aujourd’hui. Je peux y être favorable si on m’explique pourquoi. En 2010 nous avons voté pour une assemblée unique monocéphale. Qu’est-ce qui, depuis 2010, a changé et motiverait d’aller vers autre chose ?
Lénaick Adam - DR


Boris Chong-Sit, conseiller territorial
Ce sont des sujets parfois techniques, parfois politique et parfois c’est une imbrication des deux. Nous en débattons. Il y a des points de divergence et de convergence. Ce sera le constat qui sera remis au congrès des élus. Le mode de gouvernance et le corps électoral sont des sujets clivants.

Sur le corps électoral, je fais partie de ceux qui considèrent que ce n’est pas opportun d’opérer cette distinction qui, in fine, est discriminante. Cela pose des problèmes pratiques. Je pense que le droit commun suffit. D’autres pensent le contraire. On échange. S’il n’y a pas de convergence, ce sera aux élus de décider.

Sur la gouvernance monocéphale : nous avons fait l’expérience de son efficacité. Nous avons des retours d’expérience en Martinique, où est en place un système bicéphale. D’un point de vue pragmatique, un système à deux tête pose des problèmes, lorsqu’il y a divergence. Cela peut créer des blocages. Nous nous voulons des outils qui soient pérennes et qui offrent de la stabilité. Avec le système monocéphale, il y a aussi des contre-pouvoirs : le contrôle de légalité, l’opposition, les médias… Je pense que la crainte de l’autocratie est artificielle.
Boris Chong-Sit - P.R.

Gabriel Serville, député

Sur le système de gouvernance, je n’ai pas de position tranchée. Je regarde ce qu’il se passe en Martinique, où il y a une double tête. Ils sont dans une situation bloquante, qui rajoute de la complexité. Aujourd’hui, on a l’impression qu’il y a un homme tout-puissant qui règne sur la Guyane, mais je rappelle qu’il y a une opposition au sein de la CTG. Cette opposition, il lui appartient de s’exprimer. On doit rendre plus performant le système que l’on a actuellement. À nous de tirer les vraies leçons de cette mandature qui arrive à son terme.
Gabriel Serville - P.R.


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12 commentaires

Vos commentaires

Ti-Rex 11.04.2021

Moins de 100 000 inscrits sur les listes électorales pour plus de 300 000 habitants et on nous parle aujourd'hui d'un "corps électoral restreint" ?
Au désopilant motif qu'il faudrait un "certain temps" de présence sur le territoire pour être habilité à voter sur les questions institutionnelles de la Guyane... Combien de temps ? Nul ne le sait ! Et quid des guyanais qui subissent la mobilité professionnelle imposée et dont la carrière est soumise à de fréquents et longs séjours hors du territoire ?
Non, franchement, un "corps électoral restreint" ! Mais restreint à qui ? Aux fervents démocrates comme Goudet, Goua, et autres hurluberlus de Trop Violans ?
Misère !

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Paassy 11.04.2021
Ca commence à bien faire là

Mars 2017, j'ai marché et j'ai jamais entendu qui que ce soit parmi l'immense foule demander un changement de statut !
Ah si, il y avait une poignée de militant UTG.
J'aimerai donc qu'on m'explique pourquoi autant d'énergie, d'argent et de temps est engagé dans une telle démarche ?
Pour refaire encore 2010 ? une autre calotte pour les délires des indépendantistes racialistes ?
Mais on va arrêter quand de céder aux caprices de ces agités ?
Quand est-ce qu'on va se mettre réellement au travail plutôt que ces masturbations collectives sur des fantasmes grotesques de nation et peuple Guyanais qui ne correspondent à aucune réalité ?

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