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MUNICIPALES

Rémire-Montjoly : L'alliance "intergénérationnelle" Ganty-Lama passera-t-elle ?

Propos recueillis par Pierre ROSSOVICH Mercredi 7 Octobre 2020 - 09h25
Rémire-Montjoly : L'alliance "intergénérationnelle" Ganty-Lama passera-t-elle ?
Jean Ganty et Nahel Lama devant leurs colistiers - P.R

Les élections municipales se rejouent les 18 et 25 octobre dans sept communes, dont Rémire-Montjoly. Le maire sortant Jean Ganty et Nahel Lama repartent avec une liste d'union face à Claude Plenet et Aline Charles. Interview des deux candidats aujourd’hui alliés.

Vous aviez déjà déposé une liste commune en juin dernier (lire ici), avant l’annulation du second tour en raison de la crise sanitaire. Entre juin et aujourd’hui, est-ce que cette liste a évoluée ?

Nahel Lama
: Il y a eu quelques modifications. Mais en substance c’est la même équipe qui repart.

Comment s’est décidé la hiérarchie des noms sur la liste ?

Jean Ganty : C’est une discussion entre gens responsables qui s’est faite de façon à ne pas léser certains par rapport à d’autres. C’est tout. Nous avons pu trouver un bon consensus qui satisfait tout le monde.
Que rapporte cette fusion ?
 
Jean Ganty : Dans la première liste, nous parlions d’engagement, basée sur notre expérience. Sur les différents projets qui vont se faire durant cette mandature. Ce que nous apporte l’équipe de Nahel Lama, c’est l’innovation dans certains domaines. Par exemple Remire-Montjoly doit être mieux connectée. Nous devons nous battre avec certaines collectivités supra-communales qui devront nous mettre des pistes cyclables. Ces voies ne sont pas sous la compétence du maire. La revalorisation du littoral etc. Ce contrat citoyen est basé sur une confiance.

Nahel Lama : Nous sommes venus apporter notre énergie, notre jeunesse. Ce concept d’innovation est surtout une vision sur la gouvernance. Plus proche des réalités et qui laisse plus de place à la société civile, au monde économique et au monde associatif. On est venus apporter ça. C’est aussi une alliance intergénérationnelle.
Pourquoi partir avec Jean Ganty et pas l'un des autres candidats ? 
 
Nahel Lama : J’ai discuté avec tout le monde. Je suis finalement allé avec quelqu’un qui m’a proposé un projet, une relation de confiance. Ce que je n’ai pas retrouvé avec les autres candidats avec qui j’ai discuté.
Entre la fusion de juin et aujourd'hui, le programme électoral a-t-il été revu ?
 
Nahel Lama : Depuis juin, le covid est passé par là, mais 95% de ce que l’on avait proposé est resté dans le programme. Par exemple, tout le monde sait à Rémire-Montjoly qu’il faut un coeur-de-ville. Ce n’est être pas partisan que de le dire.
Jean Ganty : Avec le covid, une véritable solidarité doit s’instaurer entre tous. Nous devons comprendre l’autre et discuter encore plus. C’est pour cela que nous misons sur la démocratie participative. Nous allons vivre avec le covid, et donc vivre autrement. La protection de l’environnement est un facteur très important.

Vous parlez de démocratie participative, comment va-t-elle s'appliquer à la mairie de Rémire-Montjoly si vous êtes réélu ? 

Jean Ganty : Elle existait déjà. On peut critiquer et dire qu’elle n’était pas suffisante. Mais nous avons fait des réunions publiques avec la population sur des grands projets : fiscalité, la création de l’éco-quartier, le réaménagement de la cité Arc-en-ciel… Là, nous voulons qu’il y ait des élus dédiés dans les quartiers pour discuter avec la population et comprendre leurs besoins.

Nahel Lama : L’idée est d’organiser la commune avec des conseils de quartiers.
Au 1er tour des premières élections, vous n'étiez pas en tête...

Jean Ganty : 48h avant l’élection, nous avons entendu le premier ministre conseiller aux personnes âgées de rester chez elles. Tout en permettant les élections. Selon notre analyse, une bonne partie de notre électorat ne s’était alors pas déplacé.

M.Ganty, est-ce que vous vous engagez à finir votre mandat si vous êtes réélu, ou est-il envisageable que vous cédiez votre fauteuil en cours de mandat ?
 
Jean Ganty : Je trouve que c’est une question un peu saugrenue. Vous me voyez en pleine forme. Je suis un homme en pleine activité, donc je me vois pendant six ans exercer le mandat de maire.
M.Lama, votre présence sur cette liste signifie que pour vous, être élu maire n’est pas une fin en soi ?
 
Nahel Lama : Ce qui est sûr c’est qu’il y a la vraie vie et il y a les élections. Je n’attends pas les élections pour agir. J’étais là avant et je serai là après. Cela fait quelques temps que je suis engagé dans la vie publique, ce qui m’a préparé à ce type de responsabilité. L’idée est de continuer à faire la même chose avec plus de moyens et plus de légitimité.
Que répondez-vous aux électeurs qui ne comprendraient pas votre choix de vous allier avec Jean Ganty ?

Nahel Lama : L’électeur est souverain quoi qu’il arrive. J’ai discuté avec eux, je leur ai expliqué mes raisons, et ils ont très bien compris. Mon défi est de démontrer aux gens qui ont voté pour moi que l’avenir de la Guyane vaut plus que de « péter » une personne. Je ne suis contre personne mais contre des situations.
• LIRE AUSSI :

- Jean Ganty et Nahel Lama : « Ce n’est pas un mariage contre nature » (publié le 2 Juin 2020)
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- Tour d'horizon de l'ensemble des forces en présence pour les municipales des 18 et 25 octobre en Guyane (publié le 2 Octobre 2020)

Pour en savoir plus :

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Vos commentaires

bozo 07.10.2020
Mélange tordu

C'est comme mélanger du couscous et du bouillon d'awara, le résultat ne vaut pas la peine...

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