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MUNICIPALES

Claude Plenet : "Rémire-Montjoly ne doit pas être une ville-dortoir"

Propos recueillis par Pierre ROSSOVICH Vendredi 9 Octobre 2020 - 14h01
Claude Plenet : "Rémire-Montjoly ne doit pas être une ville-dortoir"
Claude Plenet et ses colistiers, jeudi 8 octobre 2020

Les élections municipales se rejouent les 18 et 25 octobre dans sept communes de Guyane, dont Rémire-Montjoly. Claude Plenet, en tête du 1er tour en mars, fait face à Jean Ganty et sa liste-fusion et à Aline Charles. Interview. 

Vous étiez en tête au 1er tour en mars dernier. Sept mois après, vous restez confiant ?
Oui, le souffle n’est pas retombé. Dès le déconfinement, nous sommes retournés sur le terrain. Nous avons repris le porte-à-porte en respectant les mesures sanitaires. Cela fait un an et demi que nous sommes en campagne.
On revient aujourd'hui à une campagne de terrain. Cela est-il important ?
Une campagne c’est avant tout la rencontre d’une équipe avec les électeurs. Nous avons besoin de cette chaleur, de sentir une adhésion. Ce que faire campagne uniquement sur les réseaux sociaux ne permet pas.
Entre juin et aujourd’hui, y a t’il eu des changements sur votre liste ?
Il n’y a eu aucun changement sur la liste. Cela fait parti de nos valeurs : l’honnêteté et la fidélité à la parole donnée.
Vous bénéficiez du soutien de Rodolphe Alexandre. Qu’apporte un tel soutien politique ?
C’est un soutien indispensable. Aujourd’hui quel maire de Guyane peut se passer du soutien de la CTG ? Peut-on sacrifier une population parce que l’on ne s’entend pas avec un homme, en l’occurrence le président de la CTG ?
Vous visez là le maire sortant Jean Ganty ?
Je ne vise personne, mais force est de constater que Rémire-Montjoly n’a pas su lever des fonds de la collectivité pour développer la ville. Tout ou presque s’est fait sur fonds propres. Savoir travailler avec les autres est une forme d’intelligence. Aujourd’hui Rémire-Montjoly s’est endormie sur ses acquis. Elle n’a pas l’image d’une ville dynamique. Je ne partage pas la vision du maire sortant qui voit sa commune comme une ville-dortoir. C’est vrai qu’il fait bon-vivre à Rémire-Montjoly. Nous, nous prônons le mieux-vivre.
Un mot sur la fusion Ganty/Lama ?
En politique, 1+1 ne font pas 2. Ce n’est pas de l’arithmétique. Une alliance doit avoir du sens. Je me rappelle bien des propos de Nahel Lama envers Jean Ganty en mars dernier, ils n’étaient pas tendres. Selon les retours que l’on a sur le terrain, on comprend que les électeurs n’ont pas digéré cette fusion.
Quelle serait votre première décision si vous étiez élu ?
Vaste programme ! Je pense que la première des préoccupations reste la situation sanitaire. L’humain passe avant tout. Il nous faut une réelle évaluation de la situation et éventuellement mettre en place un comité scientifique comme cela a été fait à la CTG. Pas pour créer une usine à gaz, mais pour travailler avec les médecins de la commune. Notre programme en lui-même n’a pas changé. Mais on ne peut pas faire comme si le Covid n’avait jamais existé. Notre priorité ira donc aux seniors de la commune, pour les protéger.
Craignez-vous une nouvelle forte abstention cette fois-ci ?
Le ressenti de l’équipe sur le terrain, c’est que l’on constate de la prudence, mais beaucoup moins de peur qu’au début de la crise. Je pense que les électeurs vont se déplacer. Il y a une envie de changement qui est palpable. Encore plus qu’en mars. Ce mariage d’intérêt entre Ganty et Lama a choqué.
Vous misez vous aussi sur l'expérience et la jeunesse ? 
Comme dirait la pub, je fais 2 en 1. Notre liste est un bloc de compétences. Elle représente tous les quartiers de Rémire-Montjoly.



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