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Un chemin encore long pour parvenir à la trajectoire Outre-mer 5.0

Mercredi 10 avril 2019
Un chemin encore long pour parvenir à la trajectoire Outre-mer 5.0
OM 5.0 - fx

Maintenant que le livre bleu Outre-mer est plié, la rue Oudinot ne jure que par la trajectoire Outre-mer 5.0 qui se veut un résumé des dix-sept points d’objectifs de développement durable défendus par l’ONU.

La trajectoire Outre-mer 5.0, c’est zéro carbone, zéro déchet, zéro exclusion, zéro polluant et zéro vulnérabilité. C’est dire si les Outre-mer dans leur ensemble en sont encore loin quand ces ambitieux objectifs sont pour 2030...

Alors, pour donner de la hauteur, la ministre Girardin a convié lundi soir au premier étage de la tour Eiffel le gratin ultramarin : parlementaires, acteurs économiques, acteurs associatifs, acteurs institutionnels...

Martin Hirsch, patron de l’Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) et père du service civique, Yann Nhautra, cofondateur des Yamakazi (rendus célèbres par Luc Besson), et Matthieu Barrier, directeur adjoint de l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie), sont venus défendre le zéro exclusion. L’ADIE a accompagné 5 500 Ultramarins l’an passé et souhaiterait pouvoir doubler ce chiffre l’an prochain comme elle espère rehausser la valeur du plafond du micro-crédit actuellement bloquée à 12 000 euros.

Du solaire flottant sur le lac de Petit-Saut

Laurence Tubiana, membre du haut conseil pour le climat, Gilles Scotto, le PDG d’Akuo Energy, et Dominique Jame de la Commission de régulation de l’énergie ont plaidé avec Brune Poirson, secrétaire d’état à l’écologie, pour le zéro carbone avec une rare conviction, qu’il s’agisse des serres photovoltaïques à La Réunion, du solaire flottant qu’il faudrait installer à Petit-Saut en Guyane, de l’octroi de mer écologique mis en place en Guadeloupe ou de la mobilité électrique : « Elle sera hydrogène, car il n’y a pas de soleil la nuit », a lancé Gilles Scotto. Dominique Jame a refroidi son monde : « L’électricité Outre-mer est chère et polluante avec un surcoût pour l’état de 1,9 milliards et 7 millions de tonnes de CO2 par an... » Un projet de 500 millions d’euros d’investissement pendant cinq ans a donc été mis en place pour la maîtrise de l’énergie Outre-mer afin d’économiser 2 milliards et 800 000 tonnes de CO2 par an… Les prochaines programmations pluriannuelles de l’énergie devront viser ces objectifs en termes de CO2.

Pour vanter le zéro déchet et l’innovation frugale chère à Navi Radjou, Sylvie Bruno, fondatrice de Titang Récup à La Réunion (recyclage des textiles, linges et chaussures), et Jean Hornain, directeur général de Citéo, sont venus illustrer ce qu’il y avait de mieux que l’économie circulaire, une économie en spirale et régénératrice ! Sur les 4 500 tonnes de textiles usagés à La Réunion, Titang en recycle désormais 1 200 tonnes et emploie 130 per-sonnes en insertion...

« Il va falloir que Macron bousculel’Europe »

Le député martiniquais Serge Létchimy s’est posé en opposant à la ministre avant de témoigner pour le zéro polluant agricole : « Il va falloir que Macron bouscule l’Europe et exige d’elle qu’elle traduise ses préoccupations notamment sur les produits phytosanitaires ! » Avec l’ombre jamais lointaine du chlordécone, il a plaidé pour la différenciation. Face à lui, Daniel Nouvet, producteur de bananes au Robert, et Michel Eddi, PDG du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), sont venus dire que l’on pouvait désormais se passer des herbicides, des nématicides, des insecticides mais pas encore des fongicides... Même problème avec le glyphosate que les agriculteurs utilisent tous les sept ans pour dessoucher les bananiers... Il faut donc encore beaucoup de sous pour l’innovation !

Enfin, pour parler de zéro vulnérabilité au risque climatique, Yann Arthus-Bertrand (Good Planet) est venu faire son mea culpa, regrettant d’avoir consommé 2 000 litres de kérosène pour aller filmer une plongeuse en Polynésie... Il est vrai que tout le monde est d’accord pour lutter contre le réchauffement climatique, mais que les programmes de vols doivent être multipliés par deux d’ici 2050… Sans doute pour cela qu’à ces cinq objectifs de développement durable, le président de la République en a rajouté un sixième : zéro déni, zéro mensonges.

FXG, à Paris

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