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politique

Le congrès des élus prend date pour le 14 janvier

Jeudi 19 Décembre 2019 - 03h10
Le congrès des élus prend date pour le 14 janvier
Le président de la CTG a fait adopter à l'unanimité la date du 14 janvier 2020 pour la tenue du prochain congrès des élus de Guyane. - roseelieh

Si différents dossiers relatifs à l’éducation, au développement durable ou encore à la culture étaient à l’ordre du jour de la séance plénière de la Collectivité territoriale, hier matin. C’est sans conteste la validation du prochain congrès qui a retenu l’attention.

Le point particulièrement attendu lors de cette assemblée plénière était, sans nul doute, l’annonce de la date du prochain congrès des élus. Un objectif pour lequel s’étaient mobilisés ces dernières semaines les militants du Front commun pour un changement statutaire. D’ailleurs, plusieurs d’entre-eux dont le collectif des 500 Frères et l’association Tròp Violans étaient présents hier matin dans l’hémicycle mais aussi à l’extérieur de la Collectivité territoriale.

Plus d’un an de palabres pour en arriver donc à cette date du mardi 14 janvier 2020 avec un ordre du jour bien défini pour ce congrès.

Cette proposition du président Rodolphe Alexandre a été votée à l’unanimité dans un contexte moins houleux que ce que l’on pouvait attendre.

Un ordre du jour acté et voté

Au menu de ce prochain rendez-vous aussi symbolique que stratégique, l’adoption du procès-verbal du précédent congrès de novembre 2018, de même qu’un rapport des travaux menés, plusieurs mois durant par la commission du projet Guyane.

Les élus seront appelés à analyser le fruit de ces ateliers ainsi que la proposition qui devra être soumise par la suite au premier ministre.

A priori, on s’oriente vers une nouvelle journée «  marathon  » comme celle que nous avions vécue le 27 novembre 2018, plus de neuf heures de débats on s’en rappelle, marquées par des échanges particulièrement animés entre la majorité et l’opposition territoriale.

Le congrès qui interviendra également dans un contexte pré-électoral à deux mois du scrutin municipal ou les différents camps devront manœuvrer avec finesse. Plusieurs élus présents ce jour-là sont en effet annoncés comme candidats dans différentes communes du territoire.

Un congrès des élus sous tension ?

C’est dire que le 14 janvier sera attendu par certains comme «  de l’huile sur le feu  », d’autant qu’en coulisses, du côté des conseillers territoriaux, la tenue d’un congrès avant les municipales ne réjouit pas tout le monde.

Cette même position qu’avait adoptée Rodolphe Alexandre lui-même indiquant que «  cela n’était pas opportun  » avant de changer d’avis finalement au lendemain du blocage de la CGT par le Front et de la déclaration tonitruante du président de l’association des maires indiquant «  être prêt pour ce congrès  ».

Il faudra aussi observer l’attitude et la réaction du Front commun pour un changement statutaire, dont les membres paraissent aussi déterminés qu’au premier jour pour «  faire évoluer les choses rapidement et sérieusement  », ont-ils encore répétés hier.

«  Il ne faudrait pas que Monsieur Alexandre nous fasse tourner en bourrique en faisant sa majorité adopter n’importe quel projet  », martelait l’un d’entre eux dans les couloirs de l’hôtel territorial, route de Montabo.

Le compte à rebours est donc lancé afin de connaître l’issue des états généraux enclenchés en 2017.

HRE

Les membres du Front commun pour un changement statutaire ont été vigilants concernant le contenu du prochain congrès. - roseelieh
VERBATIM

Rodolophe Alexandre. «  C’est un budget qui va nous permettre de lancer un emprunt d’environ 65 millions qui sera en tranches. Je pense qu’on va présenter aux Guyanais un budget qui soit un véritablement un outil à l’investissement, à la formation, au développement culturel, économique et autres. »

« Nous avons toujours dit que nous avons une cible de rattrapage en matière d’économie et de développement, c’est l’Ouest. »

« Je suis fort content que l’Iedom (Institut d’émission des départements d’Outre-mer) aujourd’hui appuie notre propos, sur le fait que l’atout majeur de développement économique de la Guyane doit passer par l’Ouest. »

« Très modestement, j’estime qu’on a fait un travail colossal. Nous sortons pour 650 millions d’euros d’investissements au delà du plan d’urgence. Nous avons équilibré nos comptes. Aujourd’hui en accord avec l’État, nous pouvons lancer un emprunt pour permettre de redimensionner encore l’investissement. »

« C’est la seule collectivité avec l’Aquitaine qui lance un un plan aussi lourd et conséquent. »

Pour en savoir plus :