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GUYANE

Covid19 : Les 4 parlementaires écrivent au préfet pour assouplir les restrictions qui isolent les habitants de Saint-Georges

Samir MATHIEU Jeudi 21 Janvier 2021 - 19h44
Covid19 : Les 4 parlementaires écrivent au préfet pour assouplir les restrictions qui isolent les habitants de Saint-Georges
Les habitants de Saint-Georges trouvent "injuste" les restrictions qui leur sont imposées et "les coupent de leurs familles" expliquent les quatre parlementaires guyanais qui ont écrit au préfet pour assouplir les contraintes "tout en préservant la situation sanitaire". - Archives France Guyane

 Les quatre parlementaires de Guyane se sont réunis pour écrire au préfet et lui demander d'assouplir les conditions pour que les habitants de Saint-Georges puissent franchir plus facilement le poste de contrôle routier de Régina. Ils relayent les sentiment d'injustice que ressentent les habitants de la commune frontalière avec le Brésil, un peu plus isolée du reste de la Guyane depuis le retour de l'instauration d'un motif impérieux pour franchir le PCR de Régina, reinstauré par la préfecture pour diminuer fortement les échanges avec le Brésil, pour se protéger de la menace du variant brésilien, dit Amazonien, du Covid19. Marie-Laure Phinéra-Horth, Georges Patient, Gabriel Serville et Lénaïck Adam proposent de travailler avec le préfet pour trouver une solution pour les habitants de Saint-Georges tout en préservant la situation sanitaire de la Guyane. 

C'est une démarche rare. Les 4 parlementaires de Guyane ont écrit un courrier en commun sur un sujet particulier. Marie-Laure Phinéra-Horth, Georges Patient, Gabriel Serville et Lénaïck Adam, viennent d'écrire au préfet de Guyane Thierry Queffelec, pour lui demander des aménagements dans le dispositif de contrôle au PCR de Régina, pour les habitants de Saint-Georges de l'Oyapock. Les habitants de Saint-Georges se retrouvent une nouvelle fois coupés du reste de la Guyane. Depuis 15 jours, pour franchir le Poste de contrôle routier de la gendarmerie à Régina, juste avant le pont de Bélizon, il faut justifier d'un motif impérieux. Cette condition, qui avait déjà été, instauré lors du premier confinement, avait entraîné des difficultés pour les habitants de la ville frontière avec le Brésil. Sur place, les habitants dénoncent des entraves à leur libre-circulation et les parlementaires parlent d'une "situation incompréhensible" pour les habitants, même si ils se disent conscient de la crainte de l'arrivée du variant brésilien, dit Amazonie, qui est apparu dans l'Etat de l'Amazonas, dans la capitale Manaus, la plus grande ville d'Amazonie, et qui a des interactions avec les États du Para et de l'Amapa, les plus proches de la Guyane. 

Les quatre parlementaires demandent donc au préfet "d'assouplir" ces restrictions que les habitants considèrent comme "injuste". Les parlementaires guyanais proposent au préfet de "travailler conjointement à une solution qui octroierait un peu plus de liberté aux habitants de Saint-Georges de l'Oyapock tout en maintenant le contrôle sur la situation sanitaire". 


Voici le courrier rédigé par les 4 parlementaires de Guyane à destination du préfet :

"Monsieur le Préfet,
Nous, parlementaires de Guyane, souhaitons attirer votre attention sur le traitement réservé aux habitants de l’Est guyanais, et plus particulièrement ceux de la commune de Saint-Georges de l’Oyapock qui souhaitent se rendre à Cayenne.
De nombreux habitants de cette commune regrettent les conditions imposées pour franchir le point de contrôle de Belizon. Votre arrêté du 16 mars dernier portant sur les mesures de prévention et restrictions nécessaires pour lutter contre la propagation de la Covid 19 en Guyane n’autorise la circulation des personnes aux points de contrôles d’Iracoubo et de Régina que sous certaines conditions.
Lors du premier confinement, la population de cette commune a été très éprouvée, acceptant néanmoins les restrictions de circulation dans l’intérêt général de la population guyanaise. Aujourd’hui, elle a le sentiment d’être à nouveau coupée du reste du péyi alors que les derniers bulletins quotidiens ne font état que d’un nombre limité de nouveaux cas dans cette commune.
Cette situation demeure encore plus incompréhensible aux yeux des habitants qui comprennent d’une part les craintes des autorités face à l’émergence du variant en provenance de l’Amazonie, mais restent dubitatifs devant l’absence de contrôles à la frontière avec le Brésil.

Dans ce contexte extrêmement préoccupant, les habitants ont tenu à tirer la sonnette d'alarme, considérant injustes ces nouvelles restrictions qui les coupent d'une partie de leurs familles, installées à Cayenne, entre autre. À notre tour, nous souhaitons vous alerter sur la situation afin de travailler conjointement à trouver une solution qui octroireait un peu plus de libertés aux habitants de Saint-Georges tout en maintenant le contrôle de la situation sanitaire. 
Vous remerciant de l'intérêt que vous porterez à ce courrier, nous vous prions d'agréer Monsieur le préfet, l'expression de notre parfaite considération. "

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3 commentaires

Vos commentaires

Awala 24.01.2021

Les pauvres habitants privés de tout : Père, mère etc.....
Les mesures sanitaires pour protéger toute la population? Une plaisanterie voyons. Nos “zelus” heureusement nous protègent, pauvre Guyane.

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bozo 22.01.2021
l'hypocrisie de fermer les frontières est une vue de l'esprit.

Ne serait il pas plus efficace d'imposer une stricte quarantaine contrôlée à tout arrivant sur le territoire, d'où qu'il vienne même du Brésil et du Suriname, que de faire semblant de poser une corde à sauter sur des frontières poreuses que tout le monde transgresse à tour de bras, y compris les forces de l'ordre...
Pendant ce temps, la nouvelle souche Covid-19 provenant du Brésil traverse tous les jours une frontière incontrôlable sans aucune mesure de suivi ni d'accompagnement.
Il aurait mieux valu laisser voyager avec des lourdes contraintes, plutôt que d'interdire de façon inapplicable une circulation qui échappe désormais à tout contrôle.

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jeje973 22.01.2021
Mais vous êtes ... ?

Bonjour,
La frontière de l'Est comme celle de l'Ouest est une passoire. On veut limiter la propagation du COVID avec un pays voisin avec 200000 morts mais au contraire autoriser les habitants de Saint-Georges à circuler avec un laisser-passer justifiant de sa résidence dans l'Est et bloquer les personnes voulant se rendre dans le pays voisin.

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