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Congrès : les élus et collectifs fourbissent leurs armes

Bernard DORDONNE Mercredi 21 Novembre 2018 - 09h00
Congrès : les élus et collectifs fourbissent leurs armes
Le congrès des élus se tiendra mardi 27 à 9 heures à la CTG

Selon les observateurs, le congrès des élus et des membres de la société civile, convoqué mardi prochain à la CTG, sera mouvementé. Les prises de parole et les manifestations d’avant congrès cristallisent toutes les attentions. Chacun y va de sa petite phrase.

Lundi, le président de la Collectivité territoriale a convié par courrier tous les élus et les vingt membres de la société civile au congrès qui se tiendra le 27 novembre à 9 heures, dans la salle des délibérations de la CTG.

Dans le courrier, le président a aussi mis l’ordre du jour et les rapports qui seront étudiés lors du congrès (lire par ailleurs). Il a indiqué aux élus que suite aux commissions ad hoc des mercredi 7 et 14 novembre, il a l’intention, en ouverture de séance, de demander à l’assemblée l’autorisation d’ajouter à l’ordre du jour les points suivants : mise en débat de la contribution du Front pour le changement statutaire et la mise en débat du livre blanc des états généraux, contribution à l’élaboration du Projet Guyane.

En adressant l’ordre du jour aux participants du congrès, Rodolphe Alexandre a tenu à répondre à Olivier Goudet, président de l’association Tròp Violans, signataire au nom du collectif d’entités exigeant le respect de l’Accord de Guyane, de la lettre ouverte qui avait été remise au président de la CTG, vendredi dernier, lors de la rencontre avec les associations et les collectifs.

« Dans le droit fil des vociférations que vous vous plaisez à répandre sur les réseaux »

Dans sa réponse, Rodolphe Alexandre n’y est pas allé avec le dos de la cuillière. « Je ne commenterais pas les propos orduriers et surtout mensongers éructés dans votre pseudo-lettre ouverte, dans le droit fil des vociférations que vous vous plaisez à répandre sur les réseaux sociaux. Contrairement à ce que vous semblez croire, les Guyanaises et les Guyanais ne sont pas stupides et savent parfaitement distinguer le vrai du faux ; la caricature de la réalité », a écrit le président de la CTG à l’attention d’Olivier Goudet.

Rodolphe Alexandre enfonce le clou : « Il est regrettable que vous vous complaisiez ainsi dans la stimulation des bas instincts de vos compatriotes et dans la propagation de propos haineux et nauséabonds quand l’urgence serait au contraire de nous retrouver, de nous écouter les uns les autres, d’essayer de nous comprendre et de tirer le meilleur de nos intelligences respectives pour faire avancer le pays », en confirmant au passage, au président de Tròp Violans, l’examen lors du congrès de l’opportunité d’une saisine du gouvernement dans la perspective d’une consultation populaire relative à l’évolution statutaire.

« Une manipulation pour tromper le peuple »

Concernant la tenue du Congrès, Jean-Marie Taubira, secrétaire général du Parti progressiste guyanais (PPG) rappelle que la population s’est fortement mobilisée durant deux mois en 2017 pour une transformation de
la société guyanaise. « Il est surprenant que le congrès des élus du 27 novembre se fasse sur la base du livre blanc. Encore une fois, les élus de la majorité sont en contradiction avec les aspirations du peuple. Nous considérons que ce livre blanc ne répond pas aux
besoins de la société guyanaise et que la « loi Guyane » est une manipulation pour tromper le peuple. »

Pour le Parti socialiste guyanais (PSG), Roland Léandre, le secrétaire général conforte le président de la CTG dans l’organisation du congrès : « La population et l’ensemble des acteurs de la société civile ont trouvé le meilleur écho à ses préoccupations. Un dénouement productif et bénéfique, car seul l’intérêt supérieur de la Guyane est en jeu au détriment des intérêts partisans voire personnels. »

Le mouvement politique de Gabriel Serville, Péyi Guyane, exige quant à lui, « que l’esprit de la mobilisation de mars – avril 2017 soit respecté à travers l’application de l’Accord de Guyane, signé le 21 avril 2017 ».

Gabriel Serville invite tous les signataires de l’Accord de Guyane à se joindre à sa démarche. « Le mouvement politique Péyi Guyane soutient toutes les forces vives de Guyane qui se mobilisent afin que cet objectif soit atteint », indique le parlementaire.

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