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Guadeloupe

Congrès des élus : première journée consensuelle

Vendredi 28 juin 2019
Congrès des élus : première journée consensuelle
Les élus se retrouvaient hier pour discuter de différenciation en matière d’organisation territoriale / photo FAG - FAG

Les conseillers régionaux et départementaux ont été unanimes : la Guadeloupe ne peut plus rester dans le cadre statutaire actuel.

«Nous devons être à l’heure de nous- mêmes », a dit un jour Félix Proto, ancien président de la Région de Guadeloupe, repris par le député Max Mathiasin. Des mots qui pourraient résumer la première journée du Congrès, mercredi.

La matinée a permis aux élus, notamment les deux exécutifs des collectivités majeures, les parlementaires, le président de l’Association des maires et les responsables de partis, d’exprimer leur vision pour la Guadeloupe. D’après la majorité des interventions, le statu-quo n’est plus possible. « Il faut laisser à l’État ses pouvoirs régaliens, mais qu’on puisse nous donner la possibilité de prendre des décisions », a affirmé le président de Région Ary Chalus. Pour la présidente du Département et du Congrès, Josette Borel-Lincertin : « C’est un nouveau départ. Notre destin est entre nos mains et nous devons construire ce consensus. »

Et si un relatif consensus s’est dégagé durant cette matinée, notamment quant au droit à la différenciation, les partis comme l’UPLG ou encore le Cippa et le PCG ont prôné l’autonomie, la « décolonisation », l’indépendance.

Consensus et alliances

Roddy Tolassy, du Rassemblement national, a appelé « à ne pas suivre cette révision constitutionnelle sinon ce serait la mort la Guadeloupe ». Des propos qui n’inquiètent pas la présidente du Département pour qui « c’est l’occasion de donner la parole à ceux qui avaient envie de donner un avis. »On a quand même décelé des tendances voire des alliances durant ces interventions.

Alors que la présidente du Département, le socialiste Victorin Lurel, et Jacques Bangou pour le PPDG sont pour une fusion des articles 73 (droit commun) et 74 (autonomie) et proposent un nouvel article pour aller plus loin, c’est moins net du côté du GUSR de Guy Losbar ou du président de Région, Ary Chalus : « Ce qui est important, c’est qu’il faut trois choses. Simplifier les institutions car il y a trop de collectivités. Deuxième chose, répartir les compétences entre les différentes collectivités et, troisième chose, que nous puissions avoir l’exercice autonome de certaines compétences. Que ce soit l’article 73 ou 74 de la Constitution, il nous appartiendra de voir. Une fois que nous aurons défini ce que nous voulons, on verra si c’est le 73 ou le 74 ou un mix des deux. »

« On est sur la bonne voie », a déclaré la présidente, à la fin de cette première journée.

Karel CLOTAIRE

Hier, les élus se retrouvaient pour discuter de différenciation en matière d’organisation territoriale/ photo FAG

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