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Roland Léandre, secrétaire général du PSG

« Cette démarche de vérité, nous la devons à la jeune génération »

Propos recueillis par Bernard DORDONNE Samedi 3 Août 2019 - 03h10
« Cette démarche de vérité, nous la devons à la jeune génération »
Nahel Lama, élu délégué du PSG va présider la commission "vérité-réconciliation" du PSG. Il devra revêtir son costume de combattant pour ramener tout le monde à la table de la refondation du PSG. - BERNARD DORDONNE

Le secrétaire général du PSG (Parti socialiste guyanais) Roland Léandre a lancé, dans le cadre des « 100 jours pour la refondation du PSG » un appel à témoin pour le lancement de la commission « vérité-réconciliation » sur la fracture du congrès de Mana du 24 novembre 2007. C’est Nahel Lama, élu délégué du parti qui va présider la commission.

Vous lancez les 100 jours de la refondation du PSG. Aurez-vous suffisamment de temps pour positionner votre parti aux élections municipales de mars 2020 ?

Le temps est un facteur inéluctable qu’il importe de prendre en compte. Ce temps, nous le prendrons selon les objectifs que nous nous sommes assignés pour la refondation du PSG.

Nous sommes certes un parti politique qui a vocation à défendre une offre et une alternative, mais le temps de notre refondation n’est pas rythmé par le temps électoral. Nous ne sommes pas dans une démarche électoraliste. Nous avons décidé, lors du notre dernier congrès, de prendre le cap d’une démarche politique de refondation de notre organisation, des modalités de notre fonctionnement, et de notre ligne politique. Cette démarche est prioritaire, car elle vise à donner du sens à notre action politique. Nous nous positionnerons aux élections municipales en temps utile.  

Pourquoi avez-vous pris comme repère, le congrès de Mana du 27 novembre 2007 ?

Il est clair que le PSG, en tant que mouvement politique démocratique ayant formé la plupart des fortes personnalités politique de Guyane, a toujours connu des débats internes vifs. Cependant, à la suite des séminaires précédant notre dernier congrès, il est clairement apparu que les conditions et les modalités qui ont prévalues, concernant l’investiture PSG à l’élection municipale de Cayenne de 2008, ont occasionné un réel traumatisme au sein du parti avec des conséquences toujours actuelles. Le congrès de Mana, qui fait encore débat, n’est pas le seul point de repère. Il y en a bien d’autres, nous avons décidé de commencer par celui-là.

C’est Nahel Lama, un jeune élu délégué du parti qui préside la commission vérité réconciliation. Pourquoi lui ?

Nahel Lama est secrétaire délégué à la Refondation du PSG. C’est sa vision d’anthropologue qui l’a amené à proposer cet outil politique de paix et de cohésion utilisé dans de nombreux pays. Cette proposition a fait l’objet d’une résolution adoptée, à l’unanimité, lors du dernier congrès à Cayenne. Le camarade Nahel incarne cette nouvelle génération de jeunes membres du parti qui ont souhaité que soit mis en œuvre ce droit d’inventaire sur l’action passée pour mieux construire et faire évoluer le PSG.

Le 18e congrès organisé à Cayenne au début du mois de juillet a-t-il, selon vous, créé des fractures ?

Absolument pas. Nous sommes un parti démocratique et il est normal qu’il y ait des points de vue divergents qui s’expriment. Ces divergences ont donné lieu à des débats fructueux, lors du 18e congrès. Les résolutions et les motions présentées par la nouvelle équipe ont, tous, été votés à l’unanimité.

Nous devons retrousser nos manches et nous mettre au travail pour réussir la refondation et surtout l’unité du parti, car la Guyane a besoin d’unité politique. Cette refondation implique des changements dans le comportement des militants pour qu’il soit conforme aux nouvelles règles d’organisation et de fonctionnement du parti qui constitueront le socle de notre refondation.

Certains adhérents et sympathisants de votre parti parlent de mascarade, s’agissant de cet appel à témoins pour la réconciliation, avez-vous un message pour convaincre vos camarades à participer à la refondation du PSG ?

Sur le plan de la méthode, la procédure d’appel à témoins est normale. Le moment est venu pour les militants du PSG qui ont subi les événements conduisant à cette situation particulière, de se parler, de dire ce qui a constitué notre force et nos faiblesses, nos réussites et nos échecs.

Cette démarche de vérité, nous la devons à la jeune génération qui croit en l’avenir de la Guyane et qui a choisi le PSG pour affirmer leur volonté d’émanciper la Guyane, par leur engagement politique.

Je dis aux camarades que la première vertu de cette démarche, c’est de nous réconcilier avec nous-mêmes et avec ce grand parti, en faisant revivre l’esprit de notre grand leader Justin Catayée.

Quelle est la position du PSG concernant la restitution du foncier ?

La rétrocession foncière est une vieille revendication guyanaise, portée également par le mouvement de mars —avril 2017. L’outil de gestion pour la question foncière résultant de l’Accord de Guyane, qui sera choisi, devrait être un outil guyanais, géré par les Guyanais et pour les Guyanais, avec l’accompagnement de l’État. Les forces vives de la Guyane devront se reconnaître dans cet outil. Dès lors que ce principe sera satisfait, la forme définitive de l’outil importe peu.

Contact : secrétaire délégué à la refondation du PSG : 0694412790 ou secrétaire général du PSG : 0694261664. sg.psg97300@gmail.com

Roland Léandre secrétaire général du PSG lance un appel à la refondation du Parti. - BERNARD DORDONNE
Les municipales de 2008 à Cayenne ont miné le PSG

Dans le cadre des « 100 jours pour la refondation du PSG », la commission « vérité-réconciliation » va lancer ses travaux sur la fracture du Congrès de Mana du 24 novembre 2007. Ce congrès est selon plusieurs membres et sympathisants du PSG le point de départ de cette longue période de trouble interne au sein du PSG. En effet, lors du congrès de Mana de 2007 il a fallu faire un choix entre deux personnalités majeures du PSG pour l’investiture à la mairie de Cayenne pour les élections municipales de 2008. Le choix a dû se faire entre le maire sortant Jean-Claude Lafontaine et l’outsider Rodolphe Alexandre.

Le secrétaire général de l’époque Antoine Karam a respecté à la lettre les statuts et le vote des délégués sont allés pour le maire sortant de Cayenne.

Rodolphe Alexandre n’étant pas d’accord avec le choix des délégués du PSG claque la porte du parti et entraîne avec lui un grand nombre de militants dont Marie-Laure Phinéra-Horth qui sera placée en deuxième position sur la liste conduite par Rodolphe Alexandre pour la mairie de Cayenne.

Comme Rodolphe Alexandre a fait acte de candidature, malgré le vote des délégués en faveur de Jean-Claude Lafontaine, il a été exclu du PSG ainsi que des militants et d’autres personnalités majeures qui ont suivi leur leader. Une lutte fratricide et une campagne sans merci ont opposé les militants des deux camps pour le fauteuil de maire de la mairie de Cayenne. C’est Rodolphe Alexandre qui remporte la mise et va désigner comme 1ere adjointe Marie-Laure Phinéra-Horth.

Selon des anciens, c’est le départ de ses personnalités majeurs du PSG dont Rodolphe Alexandre qui est le point de départ cette période de trouble au sein du parti, des blessures du passé qui continuent à miner le PSG. B. D.

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1 commentaire

Vos commentaires

Gérard Manvussa 03.08.2019

Il fait de la politique lui maintenant ?

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