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Covid-19 - Société

Annick Girardin évoque le reconfinement avec les élus de l'Ouest

Samuel Zralos & Véronique Norca Mercredi 24 Juin 2020 - 17h40

Annick Girardin (au centre) arrive à l'aérodrome de Saint-Laurent-du-Maroni. - (Photos : SZ, VN, P.R.)

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Après une rencontre agitée de bon matin avec le collectif Mayouri Santé Guyane, la ministre des Outre-mer a fait un rapide tour à Saint-Laurent-du-Maroni. Elle y a évoqué avec les maires locaux le possible reconfinement général du territoire et les conséquences du Covid-19 et de sa gestion sur l'économie guyanaise.

 Retardée à Cayenne après une discussion houleuse avec le collectif Mayouri Santé (voir notre vidéo ) et une interview en direct chez nos confrères de Radio Péyi, Annick Girardin a du annuler une partie de ses activités prévues à Saint-Laurent-du-Maroni ce mercredi matin, mais a tout de même pris le temps pour la raison principale de son déplacement : « consulter » les élus de l’Ouest guyanais sur la possibilité de « reconfiner la Guyane, de reconfiner en totalité le territoire » face à l’explosion du Covid-19.

• DISCUSSION HOULEUSE CE MATIN ENTRE LA MINISTRE ET OLIVIER GOUDET (IMAGES FRANCE-GUYANE)

Publiée par France-Guyane sur Mercredi 24 juin 2020

A la sortie de sa discussion avec différents édiles, à la sous-préfecture, la ministre des Outre-mer n’avait pas encore de réponse gouvernementale à apporter, devant d’abord en « voir avec le ministère de la Santé pour prendre une décision ». Elle affirme en revanche avoir écouté les élus, qui dénoncent « un gros déficit d’information apporté aux maires [...] sur l’évolution de l’épidémie, ici en Guyane ».

En cas de test positif, « l’ensemble des maires considère qu’il faudrait peut-être donner le quartier, pas forcément le nom et le prénom, mais au moins le lieu de vie » de la personne touchée par le virus « pour que nous puissions véritablement mettre les actions en place », détaille Albéric Benth, maire de Mana.
Crise sanitaire, conséquences économiques
L’élu s’interroge aussi sur le coût économique de l’épidémie sur son territoire. Il se demande notamment « si le gouvernement prévoyait de compenser les dépenses » entraînées par l’action municipale contre le coronavirus. Et si la ministre affirme qu’« une réponse est faite sur plusieurs niveaux, puisque le Premier ministre a décidé de compenser la totalité des pertes de recettes des différentes collectivités », cela ne suffit pas à Albéric Benth, qui estime ne pas avoir « eu de réponses claires de la part de la ministre par rapport aux questions posées ».

Des questions, les transporteurs guyanais en avaient également ce matin. Une quinzaine d’entre eux, accompagnés de leurs représentants syndicaux, attendaient en effet la ministre des Outre-mer à son arrivée à la sous-préfecture. Frappés par l’arrêt totale de l’activité pendant le confinement, puis par les mesures sanitaires depuis, les taxis risquent « la mort assurée » en l’absence « d’une indemnisation, d’une compensation », affirme Dominique Mangal, président de l'Union guyanaise des transporteurs routiers. Les manifestants ont échangé quelques mots avec Annick Girardin, avant d’être reçus par un conseiller qui les a reçu favorablement, sans toutefois leur donner une réponse ferme.

En attendant, après un rapide détour par le débarcadère du port de l’Ouest pour saluer les forces armées et de police, puis la distribution d’un masque à une habitante du quartier Hibiscus (en ouverture d’une distribution organisée par la mairie), Annick Girardin est repartie comme elle est arrivée, pressée par le temps. Elle est attendue ce soir à Cayenne pour une conférence dont les annonces seront sans aucun doute suivies avec attention sur le territoire guyanais.

Samuel Zralos

 
Distribution de masques au quartier Hibiscus

En marge des rencontres officielles avec les maires de l’Ouest et le personnel militaire du port fluvial international, la ministre a tenu à saluer de sa présence, le dispositif de distribution de masques et d’aide alimentaire aux personnes fragiles.

(Photos : SZ, VN, P.R.)

 Alors qu’au lendemain du déconfinement, les Saint-Laurentais peinaient à trouver des masques, la situation a bien évolué.

La ministre l’a réaffirmé «  il n’y a pas de soucis de masques en Guyane. Depuis le début de la crise, ce sont près de 2 millions de masques, qui ont été acheminés sur le territoire. Et nous sommes arrivés hier avec 400 000 masques supplémentaires ».

La mairie en partenariat avec la Croix rouge et l’Etat, organise des distributions journalières en porte à porte. Il s’agit d’abord de faire de la prévention dans les quartiers déjà touchés par le virus, ainsi que dans les zones d’habitat informel. Cette opération, démarrée dès le mois de mars, est pilotée par la coordonnatrice du contrat local de santé. C’est une quarantaine de personnes qui arpente les rues au quotidien : médiateurs bilingues, étudiants bénévoles, professionnels de santé.

Ferdinand Boiron est l’élu chargé de la mise en place effective du système prévention. Il explique que les gestes barrières doivent primer avec le regain de l’épidémie et use de pédagogie avec les habitants lors des visites. Les personnes âgées isolées sont particulièrement visées, car elles sont doublement fragilisées par le confinement : rupture des liens sociaux et risques accrus pour leur santé.

Annick Girardin s’est également entretenue avec les officiers du RSMA qui soutenaient l’action d’aujourd’hui par leur présence et le prêt de matériel.

Véronique Norca
 
 

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5 commentaires

Vos commentaires

kiki973 25.06.2020
Les brailleurs ou agités du bulbe

On a besoin de gens sérieux, compétents pour aborder des problèmes difficiles. PAS BESOIN DES YAKA ET AUTRES FAUCONS...
Toutes les bonnes volontés doivent se mobiliser pour trouver les solutions les moins mauvaises. Les politicards détenteurs de la vérité absolue sont des nuisibles dangereux !

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Nicolas Hory 25.06.2020
Fauxcons

Bonjour,
vous avez dit faucons ou vrais.

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Vendeta973 25.06.2020
Le vent des pieds nickelés

Lorsque Passionata, crane d’œuf et vociferor rencontre un petit bout de Femme au caractère bien trempé.....ça fait ....Pshittt
Lorsque la représentante de l’Etat rappelle à nos trois pieds nickelés que l’EXIGENCE d’un Etat de droit n’est pas la Vox Populi mais la règle de droit,
Lorsque une exilée de Saint-Pierre rappelle à trois garnements en manque de reconnaissance que les clefs du paradis ne sont pas dans le rapport de force mais bien dans l’écoute mutuelle, partagée et réciproque,
Alors un espoir renaît, celui d’un Etat de droit et non de copinage Guyanesque ou plutôt carnavalesque,
Un vent nouveau souffle sur nos compères de trop violans,
un vent non pas de révolte mais d’ajustement, de remise à niveau, à leur niveau,
Il suffit,
Que d’importance donné à cette dame, son compère et leurs sbires steroidiens.
Il parlent forts, ...dans le microphone, de la Star ACt,
Il gesticule, tels un soir de bal chez Nana,
Il ne représentent que eux-mêmes et l’importance que l’on veut bien leurs accorder,
En 1908, Filochard, ribouldingue et croquignol apportaient un souffle nouveau dans l’épatant,
En 2020, nos trois pales répliques nous rappellent la triste condition humaine qui n’est qu’un souffle, un vent au sens de l’histoire, un sourire quant à leurs gesticulations ridicules,

Hasta La Victoria Simpre ==> lâchez rien les colargols, on est avec vous, vous nous faites trop rire en cette période delicate

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Ergo sum 25.06.2020

Lorsque la représentante de l’Etat rappelle que

l’EXIGENCE d’un Etat de droit n’est pas la Vox Populi mais la règle de droit ;

écoute mutuelle, partagée et réciproque..

HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Vendeta, c'est la Vox Populi qui EXIGE - sauf en dictature revendiquée, et l'exigence d'un état de droit ne signifie pas l'existence de celui-ci. C'est pour cela qu'on exige parce qu'il

écoute mutuelle, partagée et réciproque.. HAHAHAHAHAHAH

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Nespresso 25.06.2020

Si j'ai bien compris, la ministre a carrément bâclé sa visite sans l'Ouest à cause des gesticulation du collectif machinchose santé ? Eh bien on remercie les agités du bulbe et on salut l'autorité et la fermeté de l'état.
Vu comme ça, je le sens arriver le confinement total de la Guyane, avec arrosage généralisé pour satisfaire tout le monde. Être payé pour rester chez soi, what else ?

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