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XV de France: Lopez, main tendue

Jeudi 15 août 2019
XV de France: Lopez, main tendue
L'ouvreur international de Clermont Camille Lopez après la demi-finale de Top 14 remportée face à Lyon, le 9 juin 2019 à Bordeaux - NICOLAS TUCAT (AFP/Archives)

Il a une nouvelle chance. Six mois après le naufrage en Angleterre (44-8) et sa mise à l'écart du XV de France, l'ouvreur Camille Lopez, de nouveau titulaire samedi face à l'Ecosse, doit marquer des points en vue de la Coupe du monde.

"Vous avez beaucoup parlé de Lopez. Les faits ont montré que même s'il a connu des moments un peu délicats pendant le Tournoi, ce n'était pas rédhibitoire." Aux journalistes qui avaient trop vite enterré le Clermontois, le sélectionneur Jacques Brunel a montré jeudi à Nice, en le préférant à Romain Ntamack et Anthony Belleau, qu'ils avaient eu tort.

Attention, une place dans le XV de départ samedi ne garantit en rien au Basque une autre dans l'avion pour le Japon (20 septembre-2 novembre), 4 ans après avoir raté le train pour l'Angleterre. Lopez le sait mieux que personne. "On n'y est pas encore mais c'est toujours mieux d'être dans ce groupe-là."

- "En connaissance de cause" -

Pas franchement dithyrambiques, les mots de Brunel à son sujet justifient cette prudence. "On l'a choisi en connaissance de cause, on va chercher à le mettre dans les meilleures conditions. Après, les matches de préparation (de nouveau Ecosse, le 24 août, puis Italie le 30) vont décider de l'ordre des choses", a prévenu le Gersois.

En d'autres termes, Lopez (30 ans, 22 sélections) joue gros en ce mois d'août. "Ce n'est pas parce que je suis titulaire aujourd'hui que c'est une fin en soi", dit-il, lucide. "Ce sont des matches amicaux, tout le monde aura du temps de jeu et après le staff fera ses choix."

L'enjeu est élevé, une première Coupe du monde au bout d'une carrière en bleu jalonnée de hauts mais surtout de bas. Si Philippe Saint-André le promeut titulaire fin 2014, il s'en sépare à la fin du Tournoi des six nations suivant, irrité par un forfait décidé par Clermont, et ne le retient pas pour le Mondial. Guy Novès l'ignore d'abord avant de lui donner sa chance fin 2016, mais Lopez rate le drop de la victoire face à l'Australie. Brunel estime qu'il est "le meilleur en France" mais l'évince après Twickenham.

A Londres, Lopez, comme son compagnon à la charnière Morgan Parra, a payé pour le score, mais aussi leurs déclarations où ils critiquent implicitement le staff.

- "Il a bien rebondi" -

Parra ne sera plus jamais rappelé. Lopez, si, mais ce n'est pas non plus un bon souvenir: remplaçant de Ntamack en Italie, il a vécu son entrée en jeu à la dernière minute comme une humiliation, quittant la pelouse sans effectuer le tour d'honneur. "Ca a dû lui faire un peu mal mais il a plutôt très bien réagi, bien rebondi; la preuve, il est là", relativise son coéquipier en club Wesley Fofana.

L'enfant de Mauléon s'est retrouvé avec l'ASM au cours d'une bonne fin de saison, échouant uniquement en finale face à Toulouse (24-18). Un match lors duquel Lopez a commis une erreur, une chandelle en sortie de camp mal inspirée qui aboutira au second essai toulousain. Une action que Fabien Galthié, nommé adjoint de Brunel avant de lui succéder après le Japon, a vivement critiquée à l'antenne de France Télévisions.

Mais Lopez résiste à tout. Retenu le 18 juin dans la liste des 31 titulaires présumés pour le Japon, il sera samedi à la fois meneur et buteur des Bleus. "A l'annonce de ce groupe, j'étais heureux d'en faire partie. Je vais tout donner pour rester le max de temps."

"Je le sens très bien, dans son rôle, comme à Clermont", estime Wesley Fofana, qui le voit tenir la même place au Japon. "C'est le chef d'orchestre, il connaît tout par coeur, (...) lit très bien le jeu et a très bien compris où voulait aller le staff", ajoute le centre. Entre Lopez et le XV de France, c'est un feuilleton à rebondissements.

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