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XV de France: la nouvelle dimension de Gaël Fickou

Vendredi 24 janvier 2020
XV de France: la nouvelle dimension de Gaël Fickou
Gaël Fickou (c), à l'entraînement avec ses partenaires du XV de France, à Nice, le 22 janvier 2020 - VALERY HACHE (AFP/Archives)

A 25 ans seulement, Gaël Fickou a déjà connu deux Coupes du monde et 51 sélections en équipe de France. Aujourd'hui promu capitaine de la défense des Bleus, le Varois a l'occasion d'exhiber sa carrure de patron.

Fickou est arrivé en Bleu en 2013 avec l'encombrante étiquette de future star de l'équipe de France. La gloire lui était promise. Mais la transformation de l'espoir en cadre a pris plus de temps qu'espéré. Maxime Mermoz, Henry Chavancy, Geoffrey Doumayrou, Mathieu Bastareaud ou Wesley Fofana l'ont, un temps, devancé dans la hiérarchie. Et Fickou n'a jamais vraiment réussi à convaincre ni Philippe Saint-André, ni Guy Novès, ni Jacques Brunel.

Arrivé au chevet d'un XV de France éliminé en quart de finale de la Coupe du monde japonaise, Fabien Galthié a fait table rase du passé et avec lui Shaun Edwards, entraîneur en charge du secteur, qui a propulsé Fickou capitaine de la défense.

Une belle opportunité pour le joueur du Stade Français de faire taire ses détracteurs. Oui, Gaël Fickou a grandi. Le dilettante a mué et va endosser le maillot N.12, un poste où le bagage technique et le sens de la distribution prévalent par rapport au N.13, où prime la vitesse.

Et son association avec le Racingman Virimi Vakatawa est plus qu'intéressante. "J'attends de lui qu'il soit un meneur d'hommes, comme ont pu l'être Jonathan Davies et Jamie Roberts avec le pays de Galles. Je suis sûr qu'il va devenir un grand capitaine de la défense", a confié Edwards.

- "Un meneur d'hommes" -

Une sacrée confiance pour Fickou, qui refuse de s'enflammer. "Je suis là depuis longtemps, j'ai joué avec des joueurs qui sont, aujourd'hui, mes entraîneurs. Mais ça ne change rien. Sincèrement. L'expérience fait que ça vient plus naturellement: tu parles plus, tu donnes plus ton avis, tu fais partie du groupe des leaders...", explique l'intéressé, interrogé sur son rôle de cadre des Bleus version 2020.

"Je suis quelqu'un de simple, je ne me prends pas la tête, je ne donne de leçon à personne. Si j'ai des conseils à donner, bien sûr que je vais parler. J'essaie de motiver, j'essaie d'expliquer parfois comment on fonctionne en défense ou en attaque, pour aider les jeunes joueurs qui n'ont pas forcément tout bien assimilé encore, même s'ils le font très bien et très vite. Ce sont juste des petits conseils amicaux", ajoute-t-il, sans se départir de son éternel sourire.

L'ancien Toulousain, toujours cool, est l'un des rares joueurs du rugby français actuel à ne pas se réfugier derrière un discours consensuel et des réponses toutes faites.

Mais c'est surtout son rendement qui intéresse le staff des Bleus: en trois matches au Japon, Fickou a inscrit deux essais, face à l'Argentine (23-21) et aux Etats-Unis (33-9). Il a également réussi 96% de ses 26 plaquages, réalisé six franchissements et trois offloads en 31 courses.

La saison en championnat du Parisien, "monté" dans la capitale en 2018 parce qu'il "voulait du renouveau", est également probante, avec deux essais en Top 14 et un en Challenge européen. Tous les voyants sont au vert. A Gaël Fickou de saisir sa chance.