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Teddy Riner: l’or à Tokyo serait "l’accomplissement de ma carrière"

Mercredi 15 janvier 2020
Teddy Riner: l’or à Tokyo serait "l’accomplissement de ma carrière"
Teddy Riner en interview avec l'AFP, au siège de son équipementier Under Armour à Baltimore dans le Maryland, le 14 janvier 2020 - OLIVIER DOULIERY (AFP)

Teddy Riner entame 2020 avec l’objectif de décrocher une troisième médaille d’or olympique cet été à Tokyo. Le judoka, de passage à Baltimore (Etats-Unis, nord-est) au siège de son équipementier Under Armour mardi, a confié à l'AFP qu'un nouveau titre aux JO serait "l'accomplissement de (sa) carrière".

QUESTION: Que représenterait pour vous un troisième titre olympique consécutif après Londres en 2012 et Rio en 2016?

REPONSE: "Ce serait l’accomplissement de ma carrière, toutes ces années de travail et ce temps passé à l’étranger à chercher la performance, à vouloir être le meilleur. Les Jeux olympiques, c’est tous les quatre ans. Tous les meilleurs s’affrontent pour la plus belle médaille : l’or olympique. Quand on y a goûté une fois, on n’a envie de ne goûter qu’à ça".

Q: Cette année, les JO ont lieu au Japon, le berceau du judo. C’est important pour vous?

R: "Forcément. Par rapport à l’histoire de mon sport, mais aussi par rapport au défi que je me suis fixé, car le seul athlète qui détient les trois médailles d’or olympiques est un Japonais (Tadahiro Nomura, champion olympique des super-légers en 1996, 2000 et 2004, NDLR). Tout est réuni pour que j’aille chercher ce record, pour que je marque l’histoire de mon sport à la maison. C’est là où le judo est né et ça me tient à cœur de réussir là-bas".

Q: Quel est votre calendrier jusqu'à l’échéance olympique ?

R: "On va essayer de faire deux à trois grandes compétitions avant les Jeux olympiques pour bien préparer l’événement, mais surtout pour bien se caler dans le tableau et être dans les 8 premiers mondiaux. Comme ça, on peut éviter certains adversaires et passer un tour".

Q: Allez-vous participer au Grand Slam de Paris début février ?

R: "Il n’est pas impossible que j’y sois. Tout va dépendre de mon niveau, de ma façon de récupérer du voyage aux Etats-Unis et du travail que je vais fournir. Mais l’objectif final reste les Jeux olympiques".

Q: Une gêne au plexus vous a fait manquer plusieurs tournois en 2019. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

R: "C’était une côte cassée. Ça va beaucoup mieux aujourd’hui car j’ai pris le temps de récupérer. Tous les voyants sont au vert aujourd’hui pour bien m’entraîner et être le meilleur rapidement. Mais il ne s’agit pas de faire n’importe quoi. On a six mois pour être extrêmement bons le jour des Jeux".

Q: Comment jugez-vous l’évolution de la concurrence chez les poids lourds ?

R: "Il y a de plus en plus d’athlètes dans ma catégorie. Quand j'ai commencé, c'était des colosses, des mecs puissants, plus costauds. Aujourd'hui, c'est plus des mi-lourds qui sont montés dans la catégorie et qui en imposent par leurs aptitudes physiques, mais aussi techniques. Ils sont plus jeunes, plus vaillants, ambitieux. Je me redécouvre dans cette catégorie, car ça a totalement changé après Rio (les Jeux olympiques de 2016, NDLR). J'ai dû me réinventer, remettre en place un schéma technico-tactique, apprendre à faire avec eux aussi. Et j'aime bien ça ! Depuis mon premier titre en 2007 jusqu'à maintenant, ça n'a jamais été la même année".

Propos recueillis par Daniel HOFFMAN

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