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SailGP: bataille sur l'eau entre bolides des mers volants pour un butin d'un million

Dimanche 22 septembre 2019
SailGP: bataille sur l'eau entre bolides des mers  volants pour un butin d'un million
L'équipe australienne victorieuse du SailGP, nouveau circuit de voile, à l'issue de l'étape finale, le 22 septembre à Marseille - SYLVAIN THOMAS (AFP)

Lancés à pleine puissance pour voler au-dessus de l'eau à 95 km/h sous le regard médusé des spectateurs installés sur la digue à Marseille: c'est le spectacle offert par le SailGP, nouveau circuit de voile, qui s'est conclu dimanche avec la victoire richement dotée des Australiens.

Un million de dollars (907.000 euros) ! L'Australie, emmenée par sa star Tom Slingsby, a empoché la récompense promise au vainqueur du SailGP, une bataille sur l'eau entre six équipes (Australie, Japon, Chine, Grande-Bretagne, France, Etats-Unis) déclinée en 5 étapes (Sydney, San Francisco, New York, Cowes et Marseille) et qui se joue à bord d'engins nouvelle génération, des catamarans volants ultra-rapides (F50).

Cette compétition, entièrement financée par le multi-milliardaire américain Larry Ellison qui a mis à disposition pour chacune des 6 équipes un budget de 5 millions de dollars (4,5 millions d'euros), a été pensée pour être un show avec une façon résolument moderne de vivre la voile.

"Ces bateaux-là sont des bateaux extraordinaires. C'est la première fois qu'on navigue en groupe. C'est le 21e siècle, ça fait du bien, ce n'est plus la voile d'avant", souligne à l'AFP Franck Citeau, coach des Bleus, qui ont signé dimanche leur première victoire en course pour terminer 5e au classement général.

- Formule Un -

"Le public a l'impression de découvrir ce sport, la voile. Les gens n'imaginaient pas que des bateaux pouvaient voler. Dans la tête des Français, la voile c'est un départ, une arrivée et on ne voit pas ce qui se passe entre les deux. Là c'est l'inverse, on est au bord du public, pour le public et autour du public", poursuit l'entraîneur pour qui "Larry Ellison a réussi son pari, amener le vol un peu partout".

Elevés à 2 mètres au dessus de l'eau grâce à des foils (appendices), les F50 filent à toute vitesse avec des pointes à 50 noeuds (95 km/h). Ils décollent dès qu'ils atteignent les 16 noeuds (29 km/h).

Les courses se disputent au contact, à l'instar des courses automobiles de la Formule un. Un même top départ pour les six bateaux qui ont chacun 5 marins à bord.

A ce jeu-là et pour cette première édition, Tom Slingsby, champion olympique et quintuple champion du monde en laser, a été le meilleur. Son co-équipier Jason Waterhouse était ravi.

"Ce n'est pas juste une course au un-contre-un. C'est bien plus excitant que ça, les bateaux sont si proches en permanence. Et il y a les meilleurs marins du monde sur ce circuit", s'est réjouit Waterhouse.

L'Australien n'a pensé qu'à la victoire depuis la première étape en février. En gardant cependant dans un coin de la tête le butin d'un million de dollars, peu commun en voile.

"Je serai stupide de dire que je n'y ai pas pensé. Mais c'est plutôt la cerise sur le gâteau. On essaie de le cacher et de ne pas y penser mais au fond tout le monde y pense un peu !", confesse-t-il.

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