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Roland-Garros: Mahut renversant contre Cecchinato, 1er Français au 2e tour

Dimanche 26 mai 2019
Roland-Garros: Mahut renversant contre Cecchinato, 1er Français au 2e tour
Le Français Nicolas Mahut se qualifie pour le deuxième tour de Roland-Garros le 26 mai 2019 - Christophe ARCHAMBAULT (AFP)

C'est la première émotion bleue de la quinzaine: du haut de ses 37 ans, Nicolas Mahut a réussi un petit exploit dimanche en ouverture de Roland-Garros, en remontant deux sets contre le demi-finaliste de l'édition précédente dans l'ambiance surchauffée du tout nouveau court Simonne-Mathieu.

Trois heures et dix-huit minutes de jeu pour faire plier l'Italien Marco Cecchinato, 19e mondial et surtout tombeur l'an dernier de Novak Djokovic en quart de finale sur la terre battue parisienne. Une enceinte toute neuve et remplie à craquer sous un beau soleil printanier. Un scénario improbable pour faire vibrer un public qui n'attendait que cela. Et enfin, évidemment, l'émotion d'un vainqueur inattendu, sur qui peu de monde aurait misé.

"C'est, de loin, la plus belle victoire de ma carrière à Roland. Je ne pense pas qu'on se souviendra longtemps de moi à Roland-Garros, mais moi, de celle-là, je m'en souviendrai. C'est un grand moment". Le sourire est large: Mahut, invité par les organisateurs à figurer dans le tableau final, se rend compte qu'il a magnifiquement honoré cette "wild-card" en s'imposant 2-6, 6-7 (6/8), 6-4, 6-2, 6-4.

Car à 37 ans, en tant que 253e mondial, donner à l'Angevin, au profil de pur attaquant et loin d'être un spécialiste de la terre battue, un ticket pour le grand tableau relevait clairement d'un pari. Il l'a saisi.

- "Combat" -

D'abord malmené par le jeu de fond de court de son adversaire italien, le Français, dont c'est la 17e participation à Roland-Garros, a tout simplement pris son mal en patience. Le premier set ? Une formalité pour Cecchinato. Le deuxième ? Une accumulation de "mauvais choix".

"A deux sets à zéro, tu ne penses pas à la victoire. Je me suis juste dit que je ne pouvais pas prendre trois sets comme ça", raconte celui qui n'avait jusque là, cette saison, disputé qu'un seul match sur le circuit principal. La "remontada" commence alors, avec une stratégie toute simple: l'attaque, l'audace, la prise de risque. "Quand tu te retrouves à deux sets partout, finalement, il n'y a plus de règle. C'est la bagarre, et à ce moment-là je sais que j'ai le public de mon côté".

C'est ce public, surchauffé, qui s'exclame à chaque volée gagnante inscrite par le Français sur ce nouveau court Simonne-Mathieu, dont l'effervescence est venue contraster avec l'environnement qui l'encadre, tout en végétation et en fraîcheur. Ce public qui va s'enflammer lorsque Mahut sauve, à 3-3 dans l'ultime manche, trois balles de break cruciales. Ce public qui, enfin, va chavirer sur le dernier jeu du match, pris à bras le corps par l'Angevin, "tombé amoureux" de cette enceinte fraîchement inaugurée dans les serres d'Auteuil.

"Cette victoire, mon entourage me l'a mise dans la tête et j'ai fini par y croire", résume Mahut, qui a célébré la victoire avec son fils venu sur le court. "C'était une petite chance, mais je l'ai saisie".

- Ultime aventure ? -

Sans doute aussi l'une des dernières pour ce spécialiste du double qui, s'il n'a pas officiellement coché la date de sa fin de carrière, sait que ses jours au plus haut niveau en simple sont comptés.

"C'était pour moi l'un des derniers moments où je pouvais vivre quelque chose en simple. Aujourd'hui, c'est la récompense", savoure-t-il, conscient d'être un "privilégié".

Privilégié, son jeune compatriote Quentin Halys l'a également été, en recevant lui aussi une invitation. Mais face au Japonais Kei Nishikori, 7e mondial, la marche était trop haute. Comme pour Jessika Ponchet et Ugo Humbert. Au final, côté Français, Mahut n'est accompagné, après ce premier jour, que par Kristina Mladenovic, victorieuse de sa compatriote Fiona Fero en deux sets, 6-3, 7-6 (7/3).

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