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Paris-2024 engrange EDF parmi ses sponsors au lendemain de la polémique Airbnb

Mardi 19 novembre 2019
Paris-2024 engrange EDF parmi ses sponsors au lendemain de la polémique Airbnb
Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris-2024 ont ajouté un 2e sponsor national, avec EDF - STEPHANE DE SAKUTIN (AFP/Archives)

Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris-2024 ont engrangé mardi un 2e sponsor national, avec EDF, cinq mois après le retrait de Total et au lendemain de l'arrivée embarrassante dans le cercle des sponsors olympiques d'Airbnb, qui a provoqué une nouvelle polémique avec la mairie de Paris.

"Je suis ravi", a répété plusieurs fois, au siège d'EDF à Paris, le patron du comité d'organisation des JO de Paris-2024 (Cojo), Tony Estanguet, en assurant que l'électricien avait cette fois reçu "le soutien unanime" de ses partenaires, ville de Paris comprise.

Il y a cinq mois, le géant pétrolier Total avait jeté l'éponge, sous la pression de la maire de la capitale, Anne Hidalgo, qui ne voulait pas d'un sponsor à la mauvaise réputation environnementale.

- Du pétrole au nucléaire -

Finalement, c'est avec un champion du nucléaire, qui veut montrer ses efforts dans les énergies renouvelables, que Paris-2024 paraphe son deuxième contrat, dont le montant n'a pas été rendu public, un peu plus d'un an après son tout premier sponsor, le groupe bancaire BPCE.

"Qui mieux qu'EDF, acteur majeur de la transition énergétique qui propose le mix de production le plus décarboné d'Europe (...) pouvait s'associer" à Paris-2024 et à ses promesses de Jeux "verts", s'est réjoui son PDG, Jean-Bernard Lévy, en promettant de "fournir de l'électricité d'origine renouvelable à tous les sites qui accueilleront des compétitions" dans cinq ans.

Selon les estimations, le type de partenariat "premium" que s'est offert EDF, détenu majoritairement par l'Etat (83,49%), pour le secteur de l'électricité et du gaz, dépasse les 100 millions d'euros.

Déjà bien installé dans le paysage sportif, avec l'équipe de France de football, les fédérations de natation, de canoë-kayak et de handisport, l'électricien faisait partie des candidats naturels pour les JO. Durant sa carrière, Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë (2000, 2004, 2012), avait fait partie du "Team EDF", l'équipe d'athlètes soutenue par l'entreprise.

Mais le groupe se trouve aujourd'hui dans une situation financière compliquée, avec une dette nette de plus de 33 milliards d'euros fin 2018 et d'importants besoins d'investissement pour rénover son parc nucléaire.

- 6,8 milliards d'euros -

Avec EDF, Paris-2024 espère effacer le couac Total, mais l'annonce intervient au lendemain d'une autre polémique, avec l'arrivée du géant de la location de logements entre particuliers Airbnb parmi les principaux sponsors du Comité international olympique (CIO).

Ce contrat qui court jusqu'en 2028, évalué par des médias spécialisés à environ 500 millions de dollars (450 M EUR), permettra à la plateforme d'afficher sa marque aux abords des sites de compétition à Paris, alors que la mairie ne cesse de dénoncer son rôle dans la hausse des loyers, le rétrécissement de l'offre de logements et la concurrence pour l'hôtellerie dans la capitale et d'autres grandes villes.

Anne Hidalgo avait écrit vendredi au président du CIO Thomas Bach pour l'alerter sur le sujet, en se disant prête à interdire "les plateformes de location" dans certains quartiers de Paris.

De son côté, Tony Estanguet a voulu rassurer le secteur de l'hôtellerie en disant avoir déjà négocié des accords avec le secteur traditionnel, pour l'accueil de la "famille olympique".

Devenus un sujet sensible pour Paris-2024, les sponsors sont au coeur du modèle économique de toutes les éditions des JO. Selon son budget prévisionnel, le Cojo compte encaisser 1,2 milliards d'euros de ses sponsors nationaux, comme EDF ou BPCE, sur un total de recettes de 3,8 milliards d'euros. Sur cette somme, une part d'1,4 milliard proviendra aussi du CIO, alimenté lui-même par ses propres sponsors, comme Airbnb désormais.

Au total, le budget des JO de Paris-2024 s'élève à 6,8 milliards d'euros: 3,8 milliards pour l'organisation (budget du Cojo) et 3 milliards pour les chantiers, dont 1,5 de fonds publics.

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