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Nouveau coup dur pour les Ultim avec le report du départ de la Brest Atlantiques

Jeudi 31 octobre 2019
Nouveau coup dur pour les Ultim avec le report du départ de la Brest Atlantiques
Le skipper français Thomas Coville à bord de son multicoque "Sodebo Ultim 3"au large des Sables-d'Olonne, le 20 mai 2019 - Anne-Christine POUJOULAT (AFP/Archives)

Décidément, la vie des Ultim n'est pas facile. Après avoir été écartés de la Transat Jacques Vabre et avoir subi d'importantes avaries lors de la Route du Rhum, les maxi-trimarans de cette classe très élitiste sont empêchés de prendre le départ dimanche de la Brest Atlantiques.

"Malheureusement, on est obligé de reporter ce départ", a annoncé jeudi lors d'un point presse à Brest Jacques Caraës, le directeur de cette course concoctée pour ces géants des mers de 32 mètres de long, évoquant des "conditions météorologiques dégradées".

Les quatre bateaux amarrés depuis quelques jours le long du quai Malbert, à Brest, pourraient profiter cependant mardi d'une "fenêtre potentielle" pour prendre le départ de cette nouvelle course en double qui doit emmener les marins au large du Cap (Afrique du sud) avant de remonter en direction de Rio (Brésil) pour revenir à la pointe de la Bretagne, soit un parcours triangulaire de 14.000 milles nautiques.

"Si on ne prend pas ce petit créneau on sera encore bloqué puisqu'une autre dépression arrive jeudi", a cependant indiqué le directeur de course. Dans ce cas-là, les maxi-trimarans ne pourraient pas partir de la semaine. Quid de la suite...

"On ne peut pas faire partir ces bateaux-là dans des conditions trop difficiles, on n'est pas là non plus pour faire les jeux du cirque", a assuré Jacques Caraës.

Un fort coup de vent est attendu à partir de vendredi soir et jusqu’à dimanche après-midi, générant une mer très formée dans le golfe de Gascogne avec des creux de 8 mètres, selon les organisateurs, qui ont précisé que le village de la course, installé cette semaine quai Malbert, fermerait comme prévu dimanche.

- "ne pas mettre les bateaux en danger" -

"Il y a cinq bateaux au monde comme ceux-là, on en a quatre ici, quatre prototypes absolument fantastiques, il n'est pas question de leur faire prendre le moindre risque", a insisté Emmanuel Bachellerie, directeur général de Brest Ultim Sailing, société organisatrice de la course, dont le report semble avoir fait l'unanimité parmi les marins engagés.

"Dans une situation pareille, on se doit de dire qu'il ne faut pas y aller", a réagi Thomas Coville (Sodebo Ultim 3). "On ne peut même pas sortir du goulet de Brest dans ces conditions", a noté Yves Le Blévec (Actual Leader), tandis que Gwénolé Gahinet (Trimaran Macif skippé par François Gabart) s'est montré optimiste quant à un départ "rapide". "On ne va pas rester là un mois", a-t-il prédit.

"Tout le monde se demande pourquoi des bateaux qui peuvent faire le tour du monde sont gênés dans le golfe de Gascogne, c'est parce que, quand on fait un tour du monde et qu'on a ce genre de situation météo, on l'anticipe et on l'évite", a expliqué à l'AFP Franck Cammas (Maxi Edmond de Rothschild).

"On a tous la Route du Rhum en tête", a enfin rappelé son co-équipier Charles Caudrelier.

Lors de la dernière Route du Rhum, en novembre 2018, les Ultim ont subi de nombreuses avaries, à l'origine d'ailleurs du report à 2023 de la Brest Océans, première course autour du monde en solitaire sans escale de la catégorie, et dont le départ devait être donné initialement en décembre.

Autre déconvenue de cette catégorie de bateaux qui a ouvert la voie à la navigation volante, sa mise à l'écart de la Transat Jacques-Vabre, partie dimanche du Havre en direction de Salvador de Bahia (Brésil), les organisateurs estimant ne pas être en mesure de l'accueillir de manière "satisfaisante et sécuritaire".

La classe des Ultim, composée de maxi-multicoques de 32 m de long pour 23 m de large et équipés de foils, ces appendices permettant de filer au-dessus de l'eau, a été créée en janvier 2018. Elle est le fruit d'un collectif monté en décembre 2013 composé de 5 membres adhérents, tous aux manettes de la classe: Actual Leader, Banque Populaire (Armel Le Cléac'h), Gitana, Macif et Sodebo.

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