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Mondiaux de gym: Biles ouvre la chasse aux records

Mardi 08 octobre 2019
Mondiaux de gym: Biles ouvre la chasse aux records
L'Américaine Simone Biles lors de la victoire par équipe aux Mondiaux de gym de Doha le 8 octobre 2019 - Lionel BONAVENTURE (AFP)

La chasse aux records est ouverte pour Simone Biles: la reine incontestée de la gymnastique a porté les Américaines vers un cinquième sacre mondial consécutif, mardi à Stuttgart (Allemagne), pour la première de ses six finales de la compétition, à moins de dix mois des JO-2020.

Avec un total de 172,330, Biles et ses coéquipières ont devancé les Russes, de près de dix points (166,529), et les Italiennes (164,796).

Les Bleues, emmenées par la triple championne d'Europe Mélanie De Jesus Dos Santos (19 ans) et qui ambitionnaient de se hisser sur le podium, se classent cinquièmes, comme il y a un an (163,628).

Dès les qualifications, Biles (22 ans) avait éclaboussé de son talent inégalé les agrès allemands en réalisant deux acrobaties inédites et ultra complexes désormais baptisées de son nom, un double salto avec une triple vrille au sol, et un double salto arrière avec une double vrille en sortie à la poutre.

La petite bombe texane n'a pas dérogé à ses standards d'excellence pour sa première finale de la semaine, en se montrant particulièrement étincelante d'entrée de concours au saut (15,400), puis en clôture au sol (15,333), "sa meilleure variation de la compétition jusque-là", illuminée par son fameux triple-double.

- "De plus en plus fort" -

Les Américaines règnent désormais sur le concours par équipe sans interruption depuis 2011.

"Année après année, c'est de plus en plus fort parce qu'on accentue notre empreinte. C'est juste surréaliste", se réjouit Biles.

"Parfois, j'aimerais qu'il y ait plus de concurrence, mais en même temps, il faut quand même que je monte sur les tapis et que je fasse ce pour quoi je suis venue. Peu importe l'avance que j'ai, je suis toujours nerveuse de temps en temps", avoue-t-elle.

Ce sacre américain porte à quinze le nombre record de couronnes mondiales de Biles, et à 21 son total de médailles mondiales, à deux unités du record établi par la légende bélarusse Vitaly Scherbo (23).

Si elle répète "ne jamais (y) penser", la quadruple championne olympique en titre aura de multiples chances de l'égaler, et même de le dépasser: elle est qualifiée pour les cinq finales individuelles, celle du concours général jeudi, puis celles par agrès samedi et dimanche.

Aux Mondiaux-2018 à Doha, elle avait raflé six médailles sur six possibles.

- Trois chutes pour les Bleues -

Renforcées par des qualifications très convaincantes achevées en quatrième position (166,712), les Bleues, représentées, outre "DJDS", par Marine Boyer, Lorette Charpy, Aline Friess et Claire Pontlevoy, ne cachaient elles pas leur désillusion de ne pas avoir su se faire une place sur un podium à leur portée.

"Il y a beaucoup de déception parce que c'était la première fois qu'on avait autant de chances de monter sur le podium, résume Charpy. On a peut-être pas su gérer la pression correctement."

Les gymnastes françaises ont payé cher trois chutes survenues tôt dans le concours, deux aux barres (Pontlevoy), la troisième à la poutre (DJDS).

"J'étais chaud-bouillante, j'avais envie de tout casser, et puis ça m'a un peu refroidie. Moi, je pète des câbles très vite, donc ça a été compliqué à gérer dans ma tête. Ca m'a vraiment cassé le truc, raconte De Jesus Dos Santos. J'étais tellement à fond que de voir les deux chutes, ça m'a complètement attristée."

"On doit relativiser : quand on a fini cinquièmes à Doha, on sautait de joie ; là, on est cinquièmes avec des erreurs, ça veut dire qu'on a vachement progressé", positive la directrice du haut niveau tricolore, Véronique Legras-Snoeck. "On a le niveau", martèle-t-elle.

Et toutes pensent, déjà, à prendre leur revanche sur la scène olympique l'été prochain à Tokyo.

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