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Mondiaux de biathlon: Martin Fourcade dernier relayeur pour la France samedi

Vendredi 15 mars 2019
Mondiaux de biathlon: Martin Fourcade dernier relayeur pour la France samedi
Le Français Martin Fourcade lors du 20 km individuel lors des Mondiaux de biathlon d'Ostersund le 13 mars 2019 - Jonathan NACKSTRAND (AFP/Archives)

Résigné à l'idée de briller sur le plan individuel, Martin Fourcade mise tout sur le relais samedi pour tenter de gagner une médaille aux Mondiaux de biathlon, une perspective qui semble l'avoir requinqué après ses nombreux déboires cette saison.

Le calvaire vécu mercredi lors de l'Individuel et sa piteuse 39e place n'ont fait que confirmer l'évidence: le Français (30 ans) est dans le dur et n'a guère les moyens de lutter avec les meilleurs. A tel point que l'idée de quitter la Suède et de tirer prématurément un trait sur cet hiver désastreux lui a traversé l'esprit. Mais il n'était pas question pour lui d'abandonner ses camarades au moment où se profile l'épreuve par équipes.

Le quintuple champion olympique se sent investi d'une mission à laquelle il ne souhaite pas se soustraire, même au plus mal sportivement. Le titre mondial en relais est le seul qui manque à son immense palmarès et Fourcade sait bien que cette année peut être enfin la bonne au vu de la forme des autres Bleus.

Avec quatre représentants dans le Top 10 de la Coupe du monde (Fourcade, Simon Desthieux, Quentin Fillon-Maillet, Antonin Guigonnat) et une saison pleine pour trois d'entre eux (huit podiums dont deux victoires pour Fillon Maillet, trois podiums pour Guigonnat et deux pour Desthieux), les Français ne pourront pas se cacher et ont surtout un très beau coup à jouer.

- "Prêt à finir ces Championnats du monde" -

"J'aimerais dans ma carrière lever les bras avec cette équipe-là, a lâché Fourcade mercredi après sa déconvenue de l'Individuel. On n'est pas favoris mais on a les armes pour le faire. Cette course je ne la fais pas pour moi sinon je ne serai sans doute pas là samedi. Je la fais pour l'équipe. Malgré mon hiver compliqué, j'ai ma place et une responsabilité dans cette équipe. C'est une course un peu différente avec un supplément d'âme. J'ai envie d'être sur ce relais pour apporter à l'équipe ce que je peux lui apporter."

Officiellement, l'horizon du Français se limite pour le moment au rendez-vous de samedi et il n'est absolument pas question de penser à la suite et aux quatre dernières courses individuelles encore au programme cette saison (la mass start des Mondiaux dimanche et 3 épreuves à Oslo comptant pour la Coupe du monde du 22 au 24 mars). Mais après avoir laissé planer le doute sur sa présence lors de la mass start, le Français semble être revenu à de meilleures dispositions.

"Entre mercredi soir et jeudi matin il avait changé d'attitude, a indiqué Vincent Vittoz, l'entraîneur de l'équipe de France. Pour le moment, on est tourné sur le relais mais je dirais que c'était une réaction à chaud. Quand on est sous le coup de la déception et que l'on passe à côté d'une épreuve, on peut imaginer beaucoup de scénarios négatifs. On avisera (samedi) soir mais il est prêt à servir l'équipe et à finir ces Championnats du monde." Pour l'ultime étape de Coupe du monde en Norvège, rien n'a en revanche été encore décidé et toutes les options restent sur la table.

- Dernier relayeur -

La baisse de régime spectaculaire de Fourcade risque malgré tout d'avoir des conséquences non négligeables sur la gestion du relais, dont il a toujours été le leader incontestable. Cette fois, le septuple vainqueur du Gros Globe de cristal (2012-2018) ne sera plus l'aiguillon du groupe, même s'il s'élancera comme d'habitude en dernier après Antonin Guigonnat, Quentin Fillon-Maillet et Simon Desthieux.

"Les autres ont évolué et savent qu'ils n'auront pas un Martin capable de tout renverser sur le dernier relais et savent qu'eux devront également faire le travail. Cela peut changer dans l'approche de la course", a estimé Vittoz.

Antonin Guigonnat veut lui croire à un sursaut d'orgueil de l'homme aux 76 succès sur le circuit.

"Si Martin n'a pas pu s'exprimer sur les 20 km de l'Individuel comme il savait le faire durant toutes ces années, là ce sera complètement différent, c'est 7,5 km au contact et Martin sera dans le coup", a-t-il assuré. Un podium, voire un sacre mondial avec les Bleus: voilà un scénario qui ne déplairait pas au roi déchu, histoire de ne pas quitter cette saison pourrie la tête basse.

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