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Mondial de rugby: le Japon à guichets fermés

Mardi 17 septembre 2019
Mondial de rugby: le Japon à guichets fermés
Le président de la World Rugby Bill Beaumont échange avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe lors d'une audience centrée sur la Coupe du monde à Tokyo, le 12 septembre 2019 - ISSEI KATO (POOL/AFP/Archives)

Le Japon a réussi son pari de remplir ses 12 stades pour sa Coupe du monde, qui sera contre toute attente plus rentable que l'édition précédente en Angleterre, se sont réjouis les organisateurs mardi à trois jours de l'ouverture du tournoi.

. Presque tous les billets vendus

Ce n'est pas du 100%, mais presque. "Au cours des six prochaines semaines, nous allons savourer le meilleur du rugby et le meilleur du Japon. Déjà 96% des billets ont été vendus, la fièvre du rugby est sur le point de s'emparer de ce pays", s'est félicité Bill Beaumont, le président de World Rugby, assis derrière le trophée Webb-Ellis en salle de presse à Tokyo.

Sur les 48 matches à jouer jusqu'à la finale le 2 novembre, il reste donc moins de 100.000 places disponibles. "On a 5,5 millions de demandes pour 1,8 million de sièges, donc on sait que ça va être un +sold out+ (guichets fermés). On ne l'a pas encore annoncé mais ça va venir", a lancé le directeur général de World Rugby Brett Gosper.

. Plus fort qu'Angleterre-2015

L'archipel devrait attirer entre 400.000 et 500.000 visiteurs étrangers --touristes et entrepreneurs-- et faire ainsi mieux que l'Angleterre (350.000) en 2015. Mais le Japon va faire encore plus fort quant aux retombées économiques, selon les organisateurs: bien que pourvu de stades plus petits (1,8 million contre 2,47 de places vendues en Angleterre), il fera mieux que l'édition précédente, jusqu'ici la plus rentable de toutes.

"On avait fait des prévisions d'à peu près 25% de moins en revenus commerciaux et en fait, on va dépasser les revenus commerciaux de l'Angleterre", a confirmé Gosper, qui espère 260 millions de livres (293 M EUR) contre 245 pour 2015.

. Feux verts

Hormis la menace d'un typhon venant du Pacifique, qui s'est affaiblie mardi, tous les feux sont au vert pour le Japon, qui espère un impact économique global de plus d'un milliard de livres. Et, accessoirement, un nouveau record d'audience pour un match de rugby (28 millions de téléspectateurs directs au japon pour une population de 126 millions d'habitants) vendredi lors du match d'ouverture face à la Russie.

Visible avec la billetterie, l'engouement est également notable autour des équipes: 15.000 personnes ont assisté au premier entraînement public des Gallois lundi. "Cela va être une Coupe du monde très différente des autres. Ce tournoi va être plein de surprises sur le terrain et en dehors", prédit Gosper.

Autre satisfaction de l'organe suprême du rugby mondial: le rugby compte 1,8 million de nouveaux pratiquants en Asie, dont plus d'un million au Japon. Le résultat, annoncé mardi, de sa campagne "Impact Beyond" menée depuis 2016 pour conquérir de nouveaux territoires.

. Plus équilibrée ?

Dans un autre programme visant à obtenir un plateau mondial compétitif, les dirigeants du rugby mondial ont aussi dépensé 60 millions de livres (67 M EUR) en faveur des nations dites émergentes (Fidji, Samoa, Tonga, Géorgie) afin que ces dernières puissent rivaliser avec les meilleures.

Cela sera-t-il le cas au Japon ? "On aimerait que l'écart entre les grandes et petites nations se réduise encore, cela a toujours été le cas lors des Coupes du monde précédentes", espère Gosper. Un journaliste a relevé que certains joueurs des îles Pacifiques (Fidji, Samoa, Tonga) avaient peut-être annoncé leur retraite internationale sous la pression de leur club en Europe. "Chaque joueur qui veut être libéré pour des matches internationaux doit l'être par son club. C'est une règle sacro-sainte", a réaffirmé Beaumont. "Nous voulons les meilleurs joueurs à la Coupe du monde." La plupart sont prêts.

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