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Mondial de rugby: l'Afrique du Sud et la cinquième colonne japonaise

Jeudi 17 octobre 2019
Mondial de rugby: l'Afrique du Sud et la cinquième colonne japonaise
Le N.8 des Springboks Duane Vermeulen (d) lors d'une séance d'entraînement, le 17 octobre 2019 à Tokyo - Odd ANDERSEN (AFP)

Onze joueurs des Springboks évoluent ou ont évolué au Japon. Ils sont autant d'"indics", connaisseurs des particularités locales, avant le quart de finale de Coupe du monde face aux Cherry Blossoms, dimanche.

Parmi les 11, se trouvent autant d'avants comme le deuxième lignes Eben Etzebeth ou le N..8 Duane Vermeulen, que de joueurs des lignes arrières à l'image du demi d'ouverture Handré Pollard, du centre Damian de Allende ou de l'arrière Willie Le Roux.

Tous profitent des bases financières solides qui permettent d'attirer de nombreuses stars du rugby mondial afin de concurrencer le football et le baseball, les sports rois au Japon. Fondée en 2003, l'élite nipponne comprend 16 équipes, en majorité détenues par des grandes entreprises comme Canon, Toyota, Coca-Cola, Yamaha, Honda, Panasonic ou Toshiba.

La particularité ? "Les équipes font tout à 100 à l'heure: entraînement, remise en forme... Les gars ne se reposent jamais. Ils ont une éthique de travail formidable, sur et en dehors du terrain", souligne Duane Vermeulen, qui porte les couleurs des Kubota Spears depuis 2018.

Le N.8, également passé par Toulon, est l'une des stars du championnat local, où évoluent également l'ancienne gloire des All Blacks Dan Carter (Kobelco Steelers) ou l'Australien Matt Giteau (Suntory Sungoliath).

- Nombreuses arrivées en vue -

La saison prochaine, la Top League fourmillera d'internationaux puisque les All Blacks comme Kieran Read (Toyota Verblitz), Ryan Crotty (Kubota Spears), Sam Whitelock (Panansonic Wild Knights) ou Brodie Retallick (Kobe Kobelco Steelers) ont répondu à l'appel du yen.

Comme les Wallabies Samu Kerevi (Suntory Sungoliath) ou David Pocock (Panasonic Wild Knights) tandis que Will Genia et Quade Cooper, non retenu pour le Mondial, se retrouveront aux Kintestsu Liners.

"Je m'y suis vraiment régalé", confie le Sud-Africain Willie Le Roux, qui reviendra au Japon (à Verblitz) après le Mondial, après avoir joué deux ans aux Wasps, en Angleterre.

"C'est un jeu très ouvert. Si je devais le décrire, ce serait un peu comme du rugby à VII (joué) à quinze... Tout va très vite, vous courez partout. Parfois, il n'y a pas trop de structure donc les joueurs font un peu ce qu'ils veulent. C'était assez marrant", ajoute-t-il.

Pour Matt Proudfoot, actuel entraîneur assistant des Boks, l'expérience à Kobe a été très profitable.

"Là-bas, j'ai entraîné des joueurs différents, il faut s'adapter à leur état d'esprit, comprendre comment ils fonctionnent", raconte-t-il, louant les qualités d'adaptation des Japonais.

- "J'ai hâte d'y être" -

Même son de cloche du côté du deuxième ligne Franco Mostert, qui a porté le maillot des Black Rams entre 2016 et 2018. "Ils travaillent dur pour obtenir ce qu'ils veulent. Si vous regardez la Top League, le niveau n'est pas très éloigné de l'Afrique du Sud, c'est peut-être moins physique mais ça va plus vite", explique l'actuel joueur de Gloucester en Angleterre.

Avec onze joueurs passés par la Top League, les Sprinboks sont aux premières loges pour observer la montée fulgurante du rugby japonais, LA surprise de cette Coupe du monde 2019.

"Qu'y a-t-il de mieux qu'un match contre le pays-hôte ? J'ai hâte d'y être ! Je joue en club ici et je m'éclate: j'adore le pays, la culture, la nourriture...", salive Vermeulen.

"Ils ont annoncé qu'ils voulaient jouer au rugby à fond, avoir le ballon pendant 50 minutes. C'est audacieux et c'est un bon objectif (...) Vous ne savez pas, peut-être que ça va arriver dimanche ? En tout cas, ils sont fiers de leur style de jeu", poursuit-il.

Les Boks savent donc à quoi s'attendre. D'autant que trois joueurs des Cherry Blossoms sont nés en Afrique du Sud: l'ailier Kotaro Matsushima (à Pretoria), ainsi que les troisièmes lignes Lappies Labuschagne et Wimpie van der Walt.

"J'ai joué contre eux dans le championnat japonais mais aussi en Super Rugby, indique Vermeulen. Lappies est un des meilleurs plaqueurs de la Coupe du monde. Ce sont des gars qui ont gagné notre respect chaque semaine. Ca va être compliqué contre eux, dimanche."

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