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Mondial de basket: face aux Américains, les Français se disent pourquoi pas?

Mardi 10 septembre 2019
Mondial de basket: face aux Américains, les Français se disent pourquoi pas?
Le coach des Bleus Vincent Collet lors du match face à la Lituanie à Nankin lors du Mondial de basket le 7 septembre 2019 - WANG Zhao (AFP/Archives)

Les Bleus n'ont pas su éviter les États-Unis en quarts de finale du Mondial de basket, mercredi à Dongguan (13h00 heures françaises), mais maintenant qu'ils sont au pied de la montagne ils se disent: pourquoi pas?

Après tout, ces Américains sont venus en Chine sans aucune de leur superstars. Pas de LeBron James, pas de Steph Curry, pas non plus de Kawhi Leonard ni d'aucun des acteurs de la finale de NBA entre Toronto et Golden State. On se dit que c'est peut-être la meilleure occasion pour la France de battre les États-Unis pour la première fois de l'histoire.

"La meilleure? Je ne sais pas. En tout cas c'en est une! Je ne pense pas qu'elle soit aussi importante que je l'entends parfois. Tout le monde ne se rend pas tout à fait compte de la qualité de cette équipe américaine, qui reste la meilleure de la compétition. Le chemin qui mène à la victoire est étroit mais il existe. C'est déjà une aubaine qu'il faut essayer de saisir", estime le sélectionneur français Vincent Collet.

Les États-Unis sont les seuls à présenter au Mondial une équipe entièrement composée de joueurs de NBA, dont deux étaient au dernier All Star Game, le meneur de Charlotte Kemba Walker et l'ailier de Milwaukee Khris Middleton, et deux autres sont parmi les jeunes les plus prometteurs, l'arrière Donovan Mitchell (Utah) et l'ailier Jayson Tatum (Boston). Le tout est entraîné par un coach de légende, Gregg Popovich (San Antonio).

- "Faire le match parfait" -

"Même si c'est l'équipe B ou C, comme disent certains, ça reste des joueurs très forts, des titulaires en NBA, des +All-Stars+ pour certains. Ça va être à nous de faire le match parfait pour les battre", dit Nicolas Batum (Charlotte), l'un des quatre Français de NBA avec Rudy Gobert (Utah), Evan Fournier (Orlando) et Frank Ntilikina (Knicks).

Ces dernières semaines, deux événements ont donné de l'espoir à pas mal de monde: la victoire de l'Australie sur les États-Unis en préparation à Melbourne (98-94), premier échec d'une équipe 100% NBA depuis 2006, et le quasi-exploit des Turcs, battus d'un point au premier tour du Mondial à cause d'une série de lancers ratés dans les dernières secondes.

Mais Collet souligne que les Américains, qui manque d'expérience collective, "montent toujours en puissance quand les matchs importants arrivent". D'ailleurs ils restent sur deux nettes victoires sur la Grèce du MVP Giannis Antetokounmpo (69-53) et sur le Brésil (89-73). Les Français, eux, ont perdu lundi contre l'Australie (100-98), défaite qui leur vaut d'affronter les États-Unis au lieu de la République tchèque.

- Le cadeau argentin -

Ce match excite évidemment l'imagination des Bleus. "C'est un rêve, pas seulement de les jouer mais de les battre. C'est l'ambition de faire quelque chose qui n'a jamais été fait", dit Rudy Gobert.

Pour se donner une chance, les Français sont tous d'accord pour dire qu'ils devront "retrouver leurs vertus défensives", oubliées contre les "Boomers", pour ne pas exploser face aux qualités athlétiques incomparables des Américains. "Si on défend comme contre l'Australie, ce n'est même pas la peine qu'on y aille, mais si on a les crocs comme dans les premières rencontres, il y aura match", promet le pivot d'Utah.

La programmation éreintante du Mondial a clairement défavorisé les Français, qui ont dû faire un long transfert en avion puis en bus depuis Nankin vers le sud mardi, alors que les Américains étaient déjà pratiquement sur place pour leur deuxième tour, à Shenzhen, voisine de Dongguan. Mais Batum refuse par avance "de s'en servir comme excuse".

La journée a par ailleurs apporté une excellente nouvelle aux Bleus, la défaite surprise de la Serbie en quart de finale contre l'Argentine (97-87), qui fait que la France gardera une chance de terminer dans les deux premiers Européens du Mondial et de gagner un ticket direct pour les Jeux olympiques de Tokyo même si elle perd contre les États-Unis. Il lui faudrait alors finir cinquième en commençant par battre les Serbes jeudi dans un match de classement.

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