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Mondial de basket: "Défense! Défense!", le cri de ralliement des Français

Dimanche 15 septembre 2019
Mondial de basket: "Défense! Défense!", le cri de ralliement des Français
Le Français Evan Fournier à la fin du match contre l'Australie pour la 3e place du Mondial de basket, le 15 septembre 2019 à Pékin - HECTOR RETAMAL (AFP)

"Défense! défense!" L'encouragement qui descend de toutes les tribunes de basket a été le cri de ralliement des Français au Mondial en Chine, d'où ils sont revenus avec une médaille de bronze et un ticket olympique.

En demi-finale, les Bleus avaient été pris à leur propre jeu par des Argentins extrêmement agressifs sur le porteur du ballon, mais face à l'Australie (67-59), ils ont imposé au match leur identité, celle de "chiens de garde", comme l'a dit Evan Fournier.

Cette volonté de défendre irrigue tout le basket français. "Ce qu'on définit comme priorité en équipe de France bascule sur l'ensemble des jeunes générations", explique le sélectionneur Vincent Collet. Et elle ne date pas d'hier. Si on a retenu les exploits offensifs du funambule Tony Parker, les médailles de sa génération ont été gagnées essentiellement en défense.

"Nos équipes sont composées de joueurs qui ont une valeur athlétique particulière" qui les distingue de la plupart des autres nations, explique Jacques Commères, directeur du pôle haut niveau à la Fédération française (FFBB). "On a la capacité de se déplacer très vite, de sauter haut, ce sont des qualités de base qui orientent vers la performance défensive. Cela permet de presser l'adversaire sur tout le terrain, de couper les lignes de passes", poursuit-il.

- "En pro, tu n'as pas le choix" -

L'ex-entraîneur de l'équipe de France féminine cite en exemple dans le groupe actuel l'ultra rapide Andrew Albicy, le bondissant Axel Toupane et bien sûr Rudy Gobert, un joueur à la taille (2,17 m) et à l'envergure (2,36 m) exceptionnelles qui "possède une valeur athlétique hors du commun par la vitesse à laquelle il se déplace et la dimension de son saut".

Chez les basketteurs en herbe, qui aiment surtout dribbler, shooter voire dunker (pour ceux qui le peuvent), l'envie de défendre n'est pas innée et les formateurs doivent faire preuve de persuasion.

"On m'a fait comprendre que si je voulais jouer en pro, ça passait par la défense", explique Albicy, le joueur le moins grand de l'équipe de France (1,78 m), remarquable face à l'Australien Patty Mills dimanche. "Pour moi, ça a commencé avec Vincent (Collet, à Strasbourg). Quand tu arrives en pro, tu n'as pas le choix, mais quand tu es jeune tu dois un peu te forcer", raconte Toupane.

Le basket n'étant pas un des sports où l'on peut gagner un match en marquant seulement une fois ou deux, voire pas du tout, il faut, pour l'emporter, mettre des paniers, en grand nombre (une trentaine en moyenne par rencontre pour les Bleus au Mondial). Mais là aussi, c'est la défense qui détermine en partie le style du jeu d'attaque.

- Une rampe de lancement à entretenir -

"La valeur défensive génère le comportement offensif qui suit. Avec un grand nombre de ballons gagnés, on peut courir vers le panier adverse. Toutes nos équipes nationales sont réputées pour avoir un jeu rapide et de relance performant", explique Jacques Commères.

Il reste qu'en basket, on ne peut pas "bétonner" et compter uniquement sur les contre-attaques. "On est maintenant reconnu aussi pour être bons techniquement en attaque et pour avoir un sens tactique qui s'est développé", souligne Commères, prenant l'exemple de joueurs comme Evan Fournier et Nando De Colo, meilleur marqueur français dimanche (19 points). "Les capacités offensives sont incontournables dans notre sport. Si on ne peut pas mettre un panier, on pourra avoir la défense la plus performante, on ne gagnera pas les gros matchs".

Plus qu'une arme absolue, la défense est donc plus une rampe de lancement, qu'il faut entretenir en permanence. "Notre sport est planétaire et évolue sans cesse, tout le monde travaille. L'arbitrage se soucie beaucoup de l'attaquant et la valeur offensive des joueurs augmente. Il y a vingt ans, on pouvait faire l'impasse sur certains (considérés comme trop maladroits pour marquer, ndlr), mais il y a de moins en moins dans les compétitions internationales qui n'ont pas la capacité de mettre des paniers, y compris de loin", conclut le technicien.

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