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Ligue des champions: Manchester City favori, l'étiquette dont Guardiola ne veut pas

Mercredi 13 mars 2019
Ligue des champions: Manchester City favori, l'étiquette dont Guardiola ne veut pas
L'entraîneur espagnol de Manchester City, Pep Guardiola, lors du 8e de finale retour de la Ligue des champions face à Schalke 04, à Manchester, le 12 mars 2019 - Oli SCARFF (AFP)

"J'en ai gagné deux, mais j'en ai perdu sept": Pep Guardiola n'est pas prêt à endosser le rôle de favori en Ligue des champions, même après le feu d'artifice de Manchester City mardi contre Schalke (7-0).

Le Catalan, deux fois vainqueurs de la compétition avec Barcelone, n'a eu de cesse depuis le début de la semaine d'éteindre toute forme d'emballement. Il n'est, après tout, que l'entraîneur d'un club "adolescent" dans une compétition d'adultes.

Mais, même après des éliminations précoces en 2017 et 2018, peut-il encore vraiment se cacher après le 7-0 de l'Etihad Stadium?

"Il était déjà peu probable que beaucoup de gens avalaient encore la bien trop modeste description de son équipe par Pep Guardiola. Plus personne n'y croira après ça", écrit le Times mercredi, résumant l'opinion générale dans la presse britannique.

"On ne peut pas s'attendre à ce qu'une équipe remporte une compétition qui accueille les meilleures équipes du monde, avec l’imprédictibilité d'une coupe, (...) mais City a désormais une opportunité qu'il n'a jamais eue", continue le quotidien. "Car s'ils ne sont que des adolescents, ils sont incroyablement talentueux, comme le démantèlement de Schalke l'a montré."

"Quand je dis que l'on est une équipe adolescente, ça ne veut pas dire que l'on ne va pas se battre", a expliqué Guardiola après le match.

"Les adolescents ont la passion, la volonté et ils n'ont pas peur. C'est bien d’être en quarts à nouveau", a-t-il ajouté, tout en tempérant: "Le meilleur résultat de ce club, c'est une demi-finale. Le Real Madrid l'a gagné treize fois. Barcelone, la Juventus, Liverpool, combien en ont-ils gagné?"

Reste que contre le club allemand, certes en perdition, les champions d'Angleterre ont joué avec la même maestria que la saison passée, relançant l'idée folle d'un quadruplé en fin de saison.

Coupe de la Ligue déjà en poche, ce "Grand Chelem" ne semble en effet plus complètement impossible.

- Lutter sur trois fronts -

Les "Citizens" avancent désormais dans une Ligue des champions débarrassée du Real Madrid, de l'Atletico et du PSG. Même si là encore le Catalan a joué au rabat-joie: "Le Real est dehors mais la Juventus? Ils ont fait venir Cristiano (Ronaldo) pour la gagner. Trois buts contre l'Atletico, c'est le type d'adversaire que l'on aura au prochain tour."

Les Mancuniens occupent actuellement la première place de la Premier League à huit journées du terme. Et samedi, ils se déplacent à Swansea (D2) en quarts de finale de la Coupe d'Angleterre.

L'horizon est certes un peu dégagé, mais pourront-ils lutter sur les trois fronts, avec la pression de Liverpool en championnat?

Jeudi, Stones et Mahrez sont restés sur le banc, au repos. Les blessés Kompany, Fernandinho, De Bruyne et Mendy doivent faire leur retour dans les prochaines semaines. Et au sein de l'effectif, bien pourvu sans être pléthorique, pas l'ombre d'un accroc.

Le manager chauve, lui, s'inquiète tout de même des blessures et de l'enchaînement des matches. Dans son rôle, il s'est évidemment plaint d'avoir dû aligner Danilo en défense centrale, au côté de Laporte, contre Schalke. Mais, là non plus il n'est pas franchement crédible, semble penser les médias britanniques.

Avec l'international brésilien, recruté pour 30 millions d'euros au Real Madrid, "ce n'est pas exactement comme s'il balançait un gamin de la réserve", se moque le Times, comme pour dire à Guardiola que cela ne sert plus à rien de se cacher.

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