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Ligue 1: Angers, le centenaire se porte à merveille

Lundi 23 septembre 2019
Ligue 1: Angers, le centenaire se porte à merveille
L'attaquant tchadien Casimir Ninga auteur d'un triplé dans le large succès du SCO Angers face à Saint-Etienne, le 22 septembre 2019 à Raymond-Kopa - GUILLAUME SOUVANT (AFP)

C'est un club bientôt centenaire et plus fringant que jamais: le SCO d'Angers est deuxième de la Ligue 1, juste derrière les stars du Paris SG, grâce à une attaque de feu, la meilleure du pays.

Treize buts, ça fait un de plus que le PSG et Lyon (12 buts), dont les masses salariales sont sans commune mesure avec celle d'Angers.

Treize buts, dont quatre dimanche face à Saint-Etienne (4-1) au Stade Raymond-Kopa, où 10.000 privilégiés ont pu assister au récital des attaquants angevins, dont le triplé en onze minutes du remplaçant Casimir Ninga.

"Ca fait du bien. Je travaille beaucoup pour retrouver ma place car je traîne une petite blessure depuis Caen. J'étais bien concentré sur mon match, car je n'étais pas titulaire. Je suis content d'avoir apporté du bonheur ce soir. Je vais continuer à bosser pour marquer des buts", a résumé le Tchadien, nouveau venu cet été en Anjou.

- Recrutement malin -

Ninga symbolise parfaitement le recrutement intelligent d'Angers cet été, notamment au rayon attaquants. De quoi compenser au mieux le départ précipité de Jeff Reine-Adélaïde, la star montante du SCO, pour Lyon contre 25 millions d'euros (plus 2,5 M EUR de bonus et 15% à la revente en cas de plus-value), juste après le premier succès de la saison contre Bordeaux (3-1).

Il y a Ninga, mais aussi Mathias Pereira-Lage, le Franco-Portugais arrivé de Clermont (L2) et déjà auteur de trois passes décisives, dont deux dimanche. Une autre trouvaille qui permet au SCO de jouer le haut du tableau, grâce aussi à un calendrier favorable.

Il y a eu quatre matches à domicile, tous remportés donc, et deux seulement à l'extérieur, face à des représentants français en Ligue des champions: une défaite 2-1 à Lille et surtout une dérouillée 6-0 à Lyon, dans une période de rodage dont le Sco est finalement sorti par le haut.

Rien n'inquiète Stéphane Moulin, le coach angevin. Il en a vu d'autres et il construit pour l'avenir. Comme les ouvriers du Stade Raymond-Kopa où il n'y a plus que trois tribunes, car une nouvelle, de 5.200 places, est en construction pour la modique somme de 20 millions d'euros.

"Je pense que l'on a des capacités. On le voit et on le sent, c'est assez diversifié. C'est un peu nouveau mais ça correspond à ce que l'on essaye de faire", a dit Moulin dimanche soir, au sujet de ses joueurs, après une victoire historique: la première sur l'ASSE depuis 1976.

- Chabane, Pickeu, Moulin, un trio durable -

L'histoire du Sporting Club de l'Ouest (SCO) a débuté le 10 octobre 1919, quand le club a été créé par les frères Fortin, directeurs de la banque Crédit de l'Ouest.

Cent ans plus tard, c'est un industriel, Saïd Chabane, qui préside discrètement le SCO, tout en gérant la production de rillettes dans la Sarthe, le département d'à côté.

Pour diriger efficacement le club centenaire, qui a fêté ça début août face à Arsenal, le président Chabane délègue à deux anciens joueurs: Olivier Pickeu, directeur sportif depuis 2006, et donc Stéphane Moulin, coach depuis 2011, qui avait préparé la remontée de 2015 en L1.

Le meilleur classement historique du SCO, dans l'élite, c'était 3e en 1967, avec en prime deux titres de champion de L2 (1969, 1976) puis une longue traversée du désert.

Plus récemment, Angers est arrivé en finale de la Coupe de France 2017, battu par le PSG. C'était quelques semaines après la mort, à Angers, du grand Raymond Kopa, qui a fait ses premières armes au SCO (1949-51) avant de rejoindre Reims puis le Real Madrid. Ce même Kopa qui semble inspirer les jeunes attaquants angevins depuis le début de la saison.

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