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L1: Lille, des portes de l'enfer au paradis en douze mois

Lundi 13 mai 2019
L1: Lille, des portes de l'enfer au paradis en douze mois
La joie des Lillois lors du match nul décroché sur la pelouse de l'Olympique Lyonnais, le 5 mai 2019 - ROMAIN LAFABREGUE (AFP/Archives)

Un an jour pour jour après avoir arraché son maintien, Lille a sécurisé la deuxième place de L1 et retrouvera la Ligue des champions à l'automne: "C'est incroyable, mais c'est le foot !", s'enthousiasme auprès de l'AFP Gerard Lopez, le président nordiste, qui avait racheté le club à Michel Seydoux en janvier 2017.

Le bonheur de l'entraîneur Christophe Galtier, qui s'est agenouillé sur la pelouse avant de longues célébrations avec le public, à l'issue du succès (1-0) face à Bordeaux dimanche, est à la mesure du travail fourni depuis un an et de la souffrance vécue la saison passée.

"C'est fort, c'est beaucoup de joie, d'émotions, c'est une aventure humaine extraordinaire. Je pense aux 12 derniers mois et ce match à Toulouse où on se débattait. On était mené 2-1 à la 80e minute on était mal embarqué (victoire finale 3-2)", a-t-il expliqué dimanche, juste après avoir été copieusement arrosé par ses joueurs en pleine conférence de presse.

- "Tout l'environnement a été repensé" -

Ce match disputé le 6 mai 2018 au Stadium a en effet marqué le début du renouveau du Losc: à dix minutes du terme, le Losc était en effet relégable et au bord de l'abîme. Mais deux buts en deux minutes d'Yves Bissouma (80e) et Nicolas Pépé (82e) ont complètement changé la donne et offert aux Nordistes la possibilité de se sauver le week-end suivant à domicile face à Dijon. Ce qu'ils ont fait, non sans mal.

"On n'était pas à notre place l'année passée. On n'était pas programmé pour ça, un peu comme Monaco cette saison", souligne Gerard Lopez auprès de l'AFP.

Conscients que beaucoup de choses devaient évoluer, les dirigeants lillois ont effectué beaucoup de changements à l'intersaison.

"L'été dernier a été déterminant. Tout l'environnement a été repensé. On a élargi et renforcé le staff, Luis Campos (son conseiller sportif) a eu les coudées franches pour recruter et amener de l'expérience, Christophe a eu le temps de bien préparer l'équipe et l'osmose s'est vite créée dans le groupe", énumère le président du Losc.

Contrairement à l'été précédent, où la mayonnaise n'avait pas pris sous la direction de Marcelo Bielsa, les Dogues réalisent un très bon début de saison et s'installent rapidement sur le podium de Ligue 1, à la surprise générale.

- "Ne pas faire de la figuration" -

Porté par le trio offensif Jonathan Bamba-Jonathan Ikoné-Nicolas Pépé, rapidement surnommé "BIP BIP", le Losc, qui a retrouvé sa solidité défensive notamment grâce à l'apport de l'expérimenté champion d'Europe portugais José Fonte (35 ans), a proposé un jeu offensif très séduisant tout au long de la saison.

"L'an dernier, on avait peur de perdre avant de jouer, et cette année ce sont plutôt nos adversaires qui ont peur de perdre. Même quand on a eu une mauvaise passe en novembre, on ne s'est pas affolé. On ne pensait pas finir deuxième, mais on le mérite. On a sans doute un des styles de jeu les plus cohérents en L1", estime M. Lopez.

Le Losc fait désormais face à un énorme défi: la saison prochaine, il faudra exister sur la scène européenne tout en soignant son parcours en championnat. Sans Pépé (20 buts, 11 passes décisives) et d'autres titulaires actuels, la mission s'annonce ardue.

"On va renforcer et élargir le groupe pour jouer sur plusieurs tableaux. L'idée c'est d'avoir un groupe encore plus fort et d'insister sur cette notion d'équipe", martèle à l'AFP l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois. On va rester humble mais la Ligue des champions ne nous fait pas peur, on ne veut pas faire de la figuration. Ma seule attente, c'est qu'on fasse honneur à notre maillot et ma responsabilité est de faire en sorte qu'on ait une équipe compétitive."

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