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Hyperandrogénie: Un "règlement discriminatoire" selon Niyonsaba

Lundi 10 juin 2019
Hyperandrogénie: Un "règlement discriminatoire" selon Niyonsaba
La Burundaise Francine Niyonsaba lors du 800 m à Lausanne en Lligue de Diamant le 5 juillet 2018 - Alain GROSCLAUDE (AFP/Archives)

La Burundaise Francine Niyonsaba, vice-championne olympique et vice-championne du monde du 800 m, concernée par le nouveau règlement sur les athlètes hyperandrogènes, a estimé lundi que la décision prise par la Fédération internationale (IAAF) était "discriminatoire".

"C'est un règlement discriminatoire, a déclaré à l'AFP Niyonsaba, qui sera alignée mardi sur le 2.000 m au meeting de Montreuil aux côtés de la Sud-Africaine Caster Semenya. Une distance inhabituelle pour les deux athlètes, mais qui n'est pas concernée par les nouvelles règles de l'IAAF.

"C'est difficile de courir le 2.000 m mais je suis une battante et je suis heureuse de concourir. J'ai bien réfléchi avant de venir mais je veux continuer à écrire mon histoire. Ce ne sera pas facile parce que ce sera la première fois que je vais faire une compétition sur une si longue distance mais je suis très déterminée", a expliqué Niyonsaba.

"Caster est une amie, on dialogue souvent, a-t-elle ajouté. Nous sommes toutes les deux athlètes de classe mondiale."

Depuis le 8 mai, les athlètes hyperandrogènes comme Francine Niyonsaba doivent suivre un traitement pour faire baisser leur taux de testostérone pendant six mois consécutifs avant de pouvoir participer à une compétition internationale du 400 m au mile (1.609 m), selon le nouveau règlement mis en place par la Fédération internationale d'athlétisme.

Mais la Sud-Africaine Caster Semenya, double championne olympique du 800 m, a dans un premier temps saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui a rejeté ce recours, avant de déposer un appel devant le Tribunal fédéral suisse. La justice suisse a ainsi provisoirement suspendu l'application du règlement pour la Sud-Africaine seulement jusqu'à la tenue d'une nouvelle audience.

"Ces filles sont nées comme ça et n'y peuvent rien, donc elles devraient pouvoir concourir dans la catégorie du sexe dans lequel elles s'identifient, a estimé auprès de l'AFP l'Américain Aries Merritt, champion olympique et recordman du monde du 110 m haies. Caster est une immense star, elle tire sa discipline vers le haut."

"De toute façon elle ne pourrait pas concourir avec les garçons, elle n'a pas le niveau, elle en est même très loin, elle fait clairement des temps de fille, a-t-il ajouté en marge du meeting de Montreuil. Avec ses chronos sur 800 m de 1 min 55, 1 min 54, je ne vois pas ça comme un avantage mais je me dis plutôt +mon dieu elle est est forte+!"

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