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Hyperandrogènie: l'IAAF défend son réglement face à l'appel au boycott de l'Association médicale mondiale

Mercredi 08 mai 2019
Hyperandrogènie: l'IAAF défend son réglement face à l'appel au boycott de l'Association médicale mondiale
Le président de l'IAAF Sebastian Coe en conférence de presse, le 4 décembre 2018 à Monaco - VALERY HACHE (AFP/Archives)

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a répondu à l'association médicale mondiale (AMM) opposée à la nouvelle réglementation concernant les sportives hyperandrogènes, estimant que ces athlètes sont "libres de prendre un traitement médical, ou non", ou de "concourir avec les hommes".

Dans une lettre adressée à Leonid Eidelman, président de l'AMM, et rendue publique mardi, l'IAAF s'applique à démonter les arguments utilisés par l'AMM, qui a recommandé aux médecins de ne pas appliquer les nouvelles règles obligeant les athlètes hyperandrogènes à faire baisser leur taux de testostérone.

"Les règlements de l'IAAF sur ce sujet ne s'appuient pas sur une seule étude mais sur de nombreuses publications scientifiques et observations effectuées sur le terrain depuis les 15 dernières années", affirme la Fédération internationale d'athlétisme, rappelant que ces "preuves" ont été soumises au Tribunal arbitral du sport qui a rejeté le 1er mai le recours de la Sud-Africaine Caster Semenya.

Le règlement oblige les athlètes hyperandrogènes à faire baisser leur taux de testostérone sous le seuil de 5 nmol/L de sang. Les athlètes concernées avaient jusqu'au 8 mai pour faire baisser ce taux à l'aide d'un traitement si elles veulent participer aux compétitions internationales du 400 m au mile (1609 m), notamment aux Championnats du monde d'athlétisme à Doha (27 septembre-6 octobre).

Alors que l'AMM considère que "prescrire des médicaments pour excès de testostérone dans des cas non-pathologiques est contraire à l'éthique", l'IAAF explique que "quand une adolescente vit une puberté masculinisante, une enquête approfondie est menée par une équipe interprofessionnelle afin d'établir un diagnostic et de clarifier l'identité de genre de l'individu (...) Si la personne a une identité de genre féminine, un traitement approprié est recommandé pour abaisser le niveau de testostérone, à condition que la patiente l'accepte elle-même."

"Dans la pratique clinique mondiale, les gonades masculines sont souvent retirées, mais des traitements pharmacologiques visant à réduire les niveaux de testostérone sont également utilisés", ajoute l'IAAF qui cite la "pilule contraceptive".

"Dans tous les cas de figure, c'est le droit de l'athlète de décider de se soumettre ou non à une évaluation et de suivre ou non un traitement", conclut la Fédération internationale, expliquant en outre que les athlètes réfractaires à la médication pouvaient toujours s'aligner dans des compétitions "d'un niveau non international, sur des distances qui ne vont pas du 400 m au mile, dans des compétitions masculines ou mixtes"

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