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Euro-2020: Italie, l'attaque reste patraque

Vendredi 07 juin 2019
Euro-2020: Italie, l'attaque reste patraque
L'entraîneur de l'Italie, Roberto Mancini, avant un match de qualification à l'Euro 2020 face au Liechtenstein, à Parme, le 26 mai 2019 - Miguel MEDINA (AFP/Archives)

Le très jeune Kean ? Le très vieux Quagliarella ? Bernardeschi en faux 9 ? Immobile qui ne trouve pas la clé ? Belotti qui revient ? Pavoletti et son jeu de tête ? Même si la reconstruction de l'Italie avance bien, le poste d'avant-centre reste un grand point d'interrogation pour le sélectionneur Roberto Mancini.

"Il y a eu des époques où il suffisait de se pencher pour trouver un avant-centre impitoyable auquel on pouvait faire aveuglément confiance en sélection", a déclaré cette semaine Mancini, qui pensait peut-être à Inzaghi, Vieri, Toni, Del Piero, Montella, Gilardino ou Delvecchio.

Aujourd'hui, c'est plus compliqué et l'absence de solution fiable en pointe a déjà coûté très cher à l'Italie, incapable de marquer le moindre but en deux matches face à la Suède lors du fameux barrage qui l'a privé du dernier Mondial en Russie (0-1, 0-0).

Depuis ce point bas, l'Italie a commencé à remonter la pente et Mancini a désormais des options de qualité à presque tous les postes. Mais à l'heure d'affronter la Grèce samedi à Athènes et la Bosnie mardi à Turin, soit ses deux principales rivales sur la route de l'Euro-2020, la Nazionale n'a pas vraiment de N.9.

"Je ne suis pas inquiet dans la perspective de l'Euro. Je suis certain qu'on va trouver des solutions à la hauteur", a pourtant assuré l'ancien entraîneur de l'Inter Milan et de Manchester City.

Sa première idée s'appelait Balotelli. Pour l'avoir coaché deux fois en club, Mancini pensait pouvoir gérer et relancer Super Mario.

Mais un match joué hors de forme en septembre face à la Pologne a suffi à exaspérer le public italien, qui ne pardonne pas grand-chose à l'ancien Milanais, et la suite, à Nice puis à l'OM, n'a pas convaincu le sélectionneur.

- Quagliarella rajeunit -

"C'est uniquement de sa faute si je ne l'ai pas convoqué. Je lui ai expliqué qu'il devait encore s'améliorer. Mais il se contente de jouer à un niveau moyen, alors que s'il jouait sur sa valeur, il serait inarrêtable, il marquerait trois ou quatre buts par match", a déclaré Mancini.

"Il a 12 mois pour retrouver le groupe, ça ne dépend que de lui", a ajouté le sélectionneur.

En attendant "Balo" et en attendant l'Euro, l'Italie doit donc trouver autre chose. Alors Mancini essaie. Depuis son arrivée, il a ainsi déjà aligné en pointe Belotti (Torino), Berardi (Sassuolo), Zaza (Torino), Immobile (Lazio), Lasagna (Udinese), Quagliarella (Sampdoria) et Pavoletti (Cagliari).

Le très jeune Kean (19 ans) a lui été lancé sur le côté. Il y a marqué deux buts en trois matches, ce qui en fait le plus efficace des attaquants testés, à égalité avec Quagliarella qui, à 36 ans, n'incarne pas précisément l'avenir.

Mancini n'était d'ailleurs initialement pas très chaud pour l'appeler mais la remarquable saison du buteur de la Sampdoria Gênes, "capocannoniere" de Serie A avec 26 buts, a agi comme une évidence.

- Raisonner par l'absurde -

Plus de huit ans après sa précédente sélection, Quagliarella a donc fait son retour cette année sous le maillot azzurro et a marqué, un doublé sur penalty face au faible Liechtenstein (6-0).

Immobile ne parvenant pas à passer le cap en sélection, Belotti revenant tout juste à un bon niveau, Pavoletti étant sans expérience internationale et Kean pas tout à fait à 100% physiquement, Quagliarella pourrait de nouveau être aligné samedi en Grèce.

Mais Mancini pourrait aussi raisonner par l'absurde. Si les avant-centres ne sont pas à la hauteur, pourquoi ne pas essayer de marquer sans avant-centre ? Cette semaine à l'entraînement, il a ainsi testé un système avec Bernardeschi, habituel milieu offensif ou ailier, évoluant dans l'axe, comme un faux N.9.

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